Des « pics » anti-itinérants à Montréal

Le magasin Archambault situé au coin des rues Sainte-Catherine et Berri a installé un dispositif de deux rangées de pics le long de la vitrine de sa librairie montréalaise.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Le magasin Archambault situé au coin des rues Sainte-Catherine et Berri a installé un dispositif de deux rangées de pics le long de la vitrine de sa librairie montréalaise.

Des photos de « pointes anti-itinérants » soulèvent tout un tollé depuis quelques jours à Londres, mais Montréal n’est pas en reste. Bien que le phénomène soit encore marginal, des groupes communautaires oeuvrant au centre-ville ont confirmé au Devoir qu’au moins un commerce et quelques propriétaires d’immeubles résidentiels ont installé des « pics » sur le bord de leur vitrine ou de leur terrain pour empêcher les sans-abri ou tout autre flâneur indésirable de s’y installer.

 

Depuis quelque temps déjà, et ce, dans la plus grande discrétion, le magasin Archambault situé au coin des rues Sainte-Catherine et Berri a installé un dispositif de « pics » de deux rangées le long de la vitrine de sa librairie. Il est impossible non seulement pour un sans-abri de s’y allonger, mais aussi pour quiconque de s’y asseoir quelques minutes.

 

Malgré les tentatives du Devoir d’obtenir plus de renseignements, aucun représentant officiel chez Archambault n’a voulu faire de commentaires. À l’intérieur du magasin, lundi après-midi, une employée a par contre laissé tomber : « On s’en doute [du motif de ces installations]. »

 

À quelques pas du parc Émilie-Gamelin, près du métro Berri-UQAM, de nombreux sans-abri et marginaux traînent dans les environs. Une travailleuse de rue, qui a accepté d’accompagner Le Devoir mais qui ne peut être nommée, a été outrée de voir ce dispositif. « C’est le genre de mesure qu’on prend pour éviter que les pigeons s’installent sur les édifices et, là, on fait la même chose pour éviter d’avoir des êtres humains », a-t-elle déploré.

 

Le directeur général du groupe L’Itinéraire, Serge Lareault, est conscient que la présence de sans-abri peut être problématique dans ce coin, mais il prend bien soin de ne pas jeter trop rapidement la pierre aux commerçants. « Depuis cinq ans, on voit toutes sortes de petites mesures qui sont prises pour éviter que les sans-abri puissent dormir devant les commerces ou sur le bord des vitrines. On ne peut pas blâmer les commerçants de vouloir protéger leurs biens, mais en même temps, il faut bien que les gens de la rue puissent dormir quelque part », dit-il.

 

Après avoir vu les photos des pointes installées devant un immeuble luxueux et sous un viaduc à Londres, M. Lareault espère que ce type de mesures, qualifiées « d’indécentes », ne prendra pas d’ampleur à Montréal. Avec la construction d’immeubles résidentiels dans le centre-ville, il craint que des mesures dissuasives soient prises pour faire fuir les sans-abri au lieu de trouver des solutions pour freiner la hausse de l’itinérance.

 

Inadmissible, dit Projet Montréal

 

La conseillère de l’arrondissement Ville-Marie pour Projet Montréal, Valérie Plante, affirme que des questions seront posées pour éviter que ces dispositifs ne « prennent pas d’expansion » dans la métropole. « On va en discuter parce qu’on juge que c’est inadmissible d’utiliser de telles techniques, qui sont dégradantes », indique-t-elle.

 

Lundi à Londres, le maire de la ville, Boris Johnson, a d’ailleurs exigé que les pointes qui ont tant suscité de réactions sur les réseaux sociaux soient immédiatement retirées. Il a écrit sur Twitter qu’elles étaient « laides, contre-productives et stupides ».

32 commentaires
  • simon villeneuve - Inscrit 10 juin 2014 02 h 30

    si jamais quelqu'un tombe par maladresse ?

    Les dommages physiques peuvent etre important.
    Ce n'est pas tres securitaire a mon avis ...

    • Patrick Lépine - Inscrit 10 juin 2014 09 h 06

      Exactement ce à quoi je pensais, comme ancien déménageur, il y a des obstacles parfois qui nous causes des risques d'accidents, de foulures, d'entorses et pire. Une chute là-dessus, ça ne doit pas être beau.

      Pourra-t-on poursuivre le commerçant?

  • Jean-Francois Cloutier - Inscrit 10 juin 2014 05 h 03

    La réalité...

    C'est bien beau l'offuscation pour tout et pour rien des groupes communautaires..

    J'habite dans un immeuble à logement au centre ville. Nous avons un beau portique et à l’entrée de beau divans. Un moment donné on se ramassait avec un sdf qui allait dormir au chaud la nuit sur les divan et par pur altruisme le gestionnaire avait décidé de le laisser faire... disant que ça faisait de mal à personne.

    Quelque jours après nous nous sommes ramasser avec 2 autres et après ça commencé a chier et pisser par terre, ily avait un chien, on se ramassait avec de bouteille de bières qui traînait c’était sale ça puait le caca. Quelque jours après ca commençait à insulter les locataires et la bagarre a pogné, ils ont brisé une des portes et la police a du intervenir..

    Depuis ce temps le gestionnaire a enlevé les divans, et on call les policiers quand il y en a un qui se pointe pour le faire partir.

    En fait, c'est bien beau vouloir fair son altruiste et crier au scandale, mais tu ne le comprend pas tant et aussi longtemps que tu n'es pas pris avec un problème de sdf près de chez toi. C'est souvent stressant et ça peut être épeurant, il peut arriver n'importe quoi, plusieurs sont violent et imprévisible.

    Si tu es trop gentil et compréhensif, ça ne prend pas de temps que tu embarques dans un cercle vicieux et que tu te fait manipuler et menacer. C'est plate, mais c'est la triste réalité. Tu peux te faire battre et tuer si tu veux trop aider ce type de personne.

    Les beaux discours de grand coeur c'est bien intéressant en théorie, mais dans le monde réel c'est une toute autre chose.

    • Simon Chamberland - Inscrit 10 juin 2014 08 h 19

      C'est un peu comme les journalistes qui trouvent que les graffitis et qu'on devrait laisser les vandales s'exercer. Tant que ça ne se passe pas chez eux, on s'entend.

    • René Guindon - Abonné 10 juin 2014 08 h 31

      Et la concentration des problèmes...

      Comme vous le démontrez on ne peut individuellement pas régler un problème de société tel que l'itinérance par de l'altruisme. Les organismes communautaires ont des moyens limités certes mais beaucoup plus adéquats que les résidents et les commerçants présents dans l'environnement des sans-abris.

      Ces organismes sont concentrés au centre-ville par ce que les itinérants sont surtout là où ils dérangent moins les résidents doivent obtenir d'avantage de moyen si l'on souhaite améliorer la qualité de vie urbaine montréalaise. Concentrons l'aide à l'itinérance à ce secteur au lieu de tenter de repousser les problèmes ailleurs, souvent à quelques coins plus loin.

    • Marc Provencher - Inscrit 10 juin 2014 08 h 36

      Ouais, d'accord, mais un coup parti, vous ne croyez pas que des pièges à ours seraient plus efficaces?

    • Hélène Paulette - Abonnée 10 juin 2014 08 h 41

      Tout est une question d'attitude cher monsieur Cloutier... Je vous souhaite sincèrement de conserver votre emploi et votre santé mentale et de ne jamais vous retrouver sur le trottoir...

    • Laurence Pelletier - Inscrite 10 juin 2014 08 h 44

      Normalement, pour pouvoir entrer dans un immeuble à logement au Centre-Ville, il faut une clé ou un code. Comment se fait-il que des itinérants aient pu rentrer si facilement dans votre hall? C'est ça le problème dans votre cas. Qui demeure une propriété privée.

      Et vous avez décidé d'habiter au Centre-Ville, il faut vivre avec de tels choix.

      Sinon, je comprends votre point de vue, mais ce n'est pas en fermant les yeux (ie s'arranger pour éloigner les itinérants avec des pics) que ça va régler le problème de l'itinérance. Être scandalisé par ces pics ne se limite pas à une question d'altruisme. Quelque chose vous choque, alors il faut s'en débarasser?

      Par ailleurs, je ne sais pas quelle autre expérience (malheureuse?) vous avez peu avoir avec des itinérants, mais votre généralisation est blessante. Oui, il est possible d'être gentil et compréhensif envers un itinérant sans que ça tombe dans un cercle vicieux.

      Et puis comme le souligne le commentaire juste avant vous, il y a définitivement une question de danger physique qui est soulevé.

      Connaissez-vous la réalité de l'itinérance en dehors de votre dégoût manifeste? Parce que le monde réel, et bien il est composé d'itinérants ayant toutes sortes de parcours. Le monde réel, il a besoin de personnes au grand coeur pour les aider. Le monde réel, il est composé de tolérance.

    • Patrick Dubois - Inscrit 10 juin 2014 08 h 47

      Le monde réel? On dirait que vous n'y vivez pas. Il est question d'humains, pas d'objets encombrants.

      Oui ce sont parfois des cas délicats, des personnes atteintes de maladie mentale ou de graves problèmes de drogue, mais est-ce que ce genre de mesure règle la problématique?

      On dirait que ça la règle de votre côté et que ça vous suffit. Honnêtement, c'est ce genre de mentalité qui est "sale et qui pue le caca" comme vous dite.

    • Yves Côté - Abonné 10 juin 2014 08 h 51

      Monsieur Cloutier, les politiciens que nous élisons sont incapables de faire quelque chose d'efficace pour aider ces gens.
      Ils en sont incapables, sans que cela ne semble déranger trop-trop les bonnes consciences des électeurs, puisqu'ils répètent leurs choix électoraux à l'endroit de gens qui ne montrenet pas beaucoup de détermination à y faire quelque chose.
      Alors, à votre avis, pour éliminer de nos yeux et de nos consciences les gens qui souffrent et qui présentent l'inconvénient public de ne pas avoir une propreté idéale, que devrions-nous donc faire ? Créer des camps spécialisés à l'extérieur de nos quartiers de résidence, eux qui sont en réalité des plus poluants mais qui présentent des allures propres, pour les parquer ?
      Quand nous occuperons-nous des plus pauvres et malades de notre société si ceux et celles-ci sont sans cesse repoussés de nos yeux ?
      J'attends avec impatience les réponses de tous et toutes qui s'indignent de la saleté physique et la détresse de ces gens? Gens qui, à défaut d'être aux yeux de plusieurs nos égaux en humanité, restent quand même heureusement au moins nos égaux en droit.
      Ce que je le rappelle à tous...

    • Olivier Mauder - Inscrit 10 juin 2014 08 h 56

      Pour travailler proche du Archambault en question, il faut avouer que le nombre d'itinérants dans ce quartier est incroyable. En marchant dans les rues du quartier, ce n'est pas rare de faire face à une bonne dizaine d'itinérants ou personnes dans le besoin qui font de la sollicitation pour avoir de l'argent. Quand c'est quotidien, c'est assez invivable.

      Je pense aux nombreux touristes qui logent aussi dans le coin à l'hôtel ou dans des chambres d'hôte, pensantue la rue Ste-Catherine est l'équivalent des Champs-Élysées pour les Montréalais. Beaucoup d'européens qui prennent peur en voyant ça alors que la majorité du temps (le soir c'est un peu différent), il n'y a pas trop à craindre de circuler dans le quartier au milieu des hordes d'itinérants affalés notamment dans le parc Émilie-Gamelin. En France, la crise économique sévit mais on ne se retrouve pas avec un quartier concentrant autant d'itinérants au km2 (peut-être un nouveau slogan possible pour la campagne de pub sur le quartier des spectacles ?) .

    • Emmanuel Rousseau - Inscrit 10 juin 2014 09 h 27

      Il y a quand même une différence entre laisser entrer des inconnus dans des lieux privé versus de les laisser vivre dans la rue, un lieu publique. La rue appartient à tout le monde. Payeur de taxe ou non.

      Malheureusement, le problème de la pauvreté extrême est un problème de société et on ne le règlera pas en traitant les étinérants comme des animaux, mais en s'impliquant et décidant d'investir pour enrayer le problème.

    • Duf Mahaut - Inscrite 10 juin 2014 09 h 30

      Beau raisonnement digne d'un pois chiche.

      Parce que certains induvidus ont dépassés les bornes, tous les autres deviennent automatiquement des danger à deux pattes, qui, perfidement, n'attendent que de battre et tuer de gentils samaritains, ou pire encore, de faire caca dans vos belles entrées.

      Suivant votre logique, nous pourrions affirmer sans difficulté que si quelques hommes battent des femmes, tout les hommes sont des manipulateurs qui veulent battre des femmes ? And so on, and so on.

    • Kavin Hébert - Inscrit 10 juin 2014 09 h 39

      En fait, la réalité ce n'est pas ce que vous, vous vivez; c'est ce qu'eux, les itinérants, vivent à tous les jours et dont on imagine mal ce qu'ils doivent endurer pour vivre.

    • Olivier Mauder - Inscrit 10 juin 2014 11 h 04

      Je ne jette pas la pierre à monsieur Cloutier. Ceux qui critiquent son point de vue habitent peut-être le Plateau ou des quartiers paisibles de banlieue.

      Le problème principal est qu'il faut s'attaquer à la pauvreté mais le Canada est un des pays les plus inégalitaire qui soit. C'est sans parler de la maladie mentale qui n'est pas encadrée.

    • Michel Vallée - Inscrit 10 juin 2014 11 h 25

      On devrait mettre au point des pics intelligents, qui sauraient distinguer le postérieur d’un clochard d’avec celui d’un honnête citoyen…

    • Michel Vallée - Inscrit 10 juin 2014 12 h 19

      @Olivier Mauder

      << En France, (…) on ne se retrouve pas avec un quartier concentrant autant d'itinérants>>

      Pourtant, il ne manque pas de clochards en France, sous la forme de <<de junkies, clochards, poivrots et paumés de tout poil>>.

      À Paris, depuis le début des années cinquante, la <<brigade d'
      assistance aux personnes sans-abri>> (BAPSA), laquelle est une escouade policière qui contrôle les quelque dix mille SDF qui traînent dans la capitale, pour bien souvent les amener à Nanterre au Centre d’Hébergement et d’Assistance aux Personnes Sans-Abri (CHAPSA).

      D’ailleurs, la préfecture de Paris rapporte sur son site qu’environ soixante et dix policiers effectuent des maraudes quotidiennes auprès des SDF ainsi que des missions ciblées sur appel de commissariats, de mairies d’arrondissement ou du Samu social.

      Ainsi, par exemple, au 1er semestre 2009, 27 942 personnes ont été prises en charge par la BAPSA. Depuis le 1er janvier 2010, prés de 45 991 personnes ont été prises en charge par la BAPSA.

      Pour illustrer mon propos :

      http://www.youtube.com/watch?v=TnDx4PvY9CY

    • Larry Allan Swiniarski - Inscrit 10 juin 2014 12 h 34

      Très bien dit, M. Cloutier. Entièrement d'accord avec vous.

    • Benoît Gagnon - Inscrit 10 juin 2014 12 h 35

      @ M. Provencher

      J'opterais davantage pour les drônes américains. Beaucoup plus efficaces et précis. En fait, tant qu'à faire, pourquoi ne pas tout de suite envoyer tous les sans-abris sur une île déserte et y déposer une bombe H? Comme ça, on ne les verrait plus jamais! (je vous laisse réfléchir aux illogismes patents de cette affirmation)

      Ça me rappelle un épisode de South Park tout ça... Aller! On pelte le problème par en avant!

    • Olivier Mauder - Inscrit 10 juin 2014 13 h 23

      @ Michel Vallée

      Je ne sous-estime pas les problèmes de la France ou d'autres pays européens. La pauvreté est bien là (il suffit de voir les bidonvilles occupés par les Roms, sachant tout de même que le Canada n'est pas confronté à ce type de problème). À Montréal, il y a plus de 30 000 itinérants et nombre d'entre eux sont concentrés dans certains quartiers du centre-ville comme la place Émilie-Gamelin, des quartiers très fréquentés.

      Les inégalités sont plus flagrantes selon moi au Canada (et bien entendu aux USA) qu'en France.

    • Guillaume Girard - Inscrit 10 juin 2014 17 h 42

      Avec autant d'inhumanité que dire de vos propos? Souhaitons que vous demeuriez minoritaires à votre point de vue!

    • Serge Charlebois - Inscrit 11 juin 2014 10 h 04

      L'anecdote de M. Cloutier résonne avec de la vérité par contre, il n'y a pas un seul problème dans cette affaire, il y en a plusieurs à la fois. Son point de vue n'est pas moins valide, ni inhumain. Quiconque ici critique celui qui ne veut pas voir sa qualité de vie réduite par la présence de circonstances franchement désagréable, devra démontré qu'il est de ceux qui vont dans les ruelles offrir à manger aux sans-abri et leurs apporte du confort et des solutions au jour-le-jour. Autrement, dites-vous bien que quand un de ces pauvres gens vous laisserons un #2 dans votre entrée, votre réaction ne sera sûrement pas "oh le pauvre itinérant... il ne pouvait pas faire ça nulle part autre qu'ici, quelle chance pareille!" Surtout que vous allez vous faire un plaisir incroyable de ramasser son dégât à sa place.

      Les pics, c'est peut-être pas cool ok, mais avoir des êtres humains en difficulté qui font des #2 dans ton entrée et t'envoie promener le matin et le soir et font la fiesta sous ta fenêtre, c'est pas cool non plus. M. Cloutier est chanceux d'avoir un logement, mais il le paie son logement et a des droits lui aussi. Déjà que Montréal est supposément une grande ville de la Terre, quand est-ce que quelqu'un va prendre de vos taxes pour trouver une solution humaine une fois pour toute?

  • François Beaulé - Abonné 10 juin 2014 07 h 39

    Espace public ou privé?

    Les pics sont-ils installés sur le terrain d'Archambault ou sur le terrain de la Ville?

    Un piéton distrait ou malvoyant risque de s'enfarger sur les pics. Et cela compliquera le balayage de la poussière et l'enlèvement de la neige.

    • André Michaud - Inscrit 10 juin 2014 09 h 58

      Bonnes questions!

    • Guillaume Girard - Inscrit 10 juin 2014 17 h 43

      C'est directement sur l'immeuble...

  • Marc Desjardins - Inscrit 10 juin 2014 09 h 08

    Rien n'est simple chez les itinérants

    Je seconde JF Cloutier dans son récit.

    J'ai eu des voisins en dessous très, disons poliement, étranges qui squattait tous les jours le terrain en avant (malgré qu'ils étaient en demi sous-sol). Bien que très généreux et gentils, le "groupe" a rapidement augmenté et ont très vite ramassé des sdf du quartier au point que ca a créé un problème de logement où langage vulgaire, cigarette et bière étaient ominprésents et que je supportait cela de 6h00 à 23h00, et même plus. Je suis pourtant dans un quartier familial tranquille où les gens se respectent. C'est là qu'on se rencontre combien cette mentalité de sdf ne tient pas compte des bonnes règles et empoisonnent la vie des autres. Cette "générosité" entraine des situations que nous ne sommes pas équipés à gérer.

    Bien que je comprend ces commercants qui n'ont pas a gérer ces gens, les pics sont un danger d'accident trop élevé, et n'arrêtera pas les sdf.

    • Michel Vallée - Inscrit 10 juin 2014 12 h 01

      @Marc Desjardins

      << (…) Le langage vulgaire, cigarette et bière étaient omniprésents (…) C'est là qu'on se (rend compte) combien cette mentalité de sdf ne tient pas compte des bonnes règles…>>

      Au lieu d’un mobilier urbain répulsif de SDF, il serait donc judicieux astreindre ces derniers à des cours de bienséance.

    • Michel Vallée - Inscrit 10 juin 2014 12 h 07

      Il y a déjà quelques années que l'arrondissement Ville-Marie a installé des bancs publics conçus d’une manière qui empêche les itinérants d'y dormir, comme si cela pouvait résoudre un problème d'ordre social.

  • Frédéric Côté-Boudreau - Abonné 10 juin 2014 10 h 04

    Un problème de société

    Oui c'est effroyablement inquiétant. Mais je me demande ce qui l'est le plus: des commerçants qui traitent les itinérants comme des indésirables ou une société qui ne s'occupe pas de manière urgente de ce problème en s'y adressant de manière globale. J'ai l'impression que ce que font les commerçants n'est que le reflet de nos choix collectifs — ou du moins, n'est rendu possible qu'à cause de nos choix collectifs.

    Alors oui, soyons scandalisés de ces pics anti-itinérants, mais les retirer ne règlera pas le problème (même s'il faut le faire). Mais soyons surtout scandalisés de nous-mêmes et organisons-nous pour s'occuper ensemble de la situation.