Une cycliste de 33 ans a été écrasée à mort par un camion

Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir
Une jeune cycliste a été écrasée à mort lundi matin, à Montréal, par un camion qui roulait à côté d'elle en direction sud sur la rue Saint-Denis, dans le quartier Rosemont–Petite-Patrie.

L'accident s'est produit vers 6h40 à l'entrée du viaduc de la rue des Carrières.

Selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), la cycliste, âgée de 33 ans, a d'abord été percutée par le camion avant de chuter au sol et d'être écrasée sur la chaussée. Son décès a été constaté sur les lieux.

Des policiers ont procédé à la reconstitution de la scène du drame. Le chauffeur du camion, âgé de 23 ans, s'est arrêté peu après l'impact.

Pour l'instant, tout porte à croire qu'il s'agit d'un accident, selon le SPVM.
42 commentaires
  • Jules Langlois - Inscrit 28 avril 2014 09 h 40

    Le bon sens

    Si la police n'avait pas donner de ticket aux cyclistes qui passaient sur le trottoir, peut-être que la mort de cette femme aurait été évité. Souvent le bon sens des gens est bien plus pertinent que l'application idiote de textes déconnectés.

  • François Beaulé - Inscrit 28 avril 2014 10 h 09

    Viaduc étroit

    Ce viaduc est étroit. Les cyclistes ne devraient pas l'emprunter même si c'est actuellement permis de le faire et depuis toujours. Il faut que les cyclistes empruntent le trottoir même si c'est interdit, à moins de marcher à côté de son vélo. L'autre alternative était de passer par dessus les voies ferrées sur lesquels passent des trains qui avancent à moins de 50 km/h. Mais des contraventions ont été émises et de solides clôtures ont été érigées. Pourtant passer sous le viaduc est INFINIMENT plus dangereux que de passer sur les voies ferrées, là où il suffit de regarder à droite et à gauche avant de s'y engager.

  • Louis Bourque - Inscrit 28 avril 2014 10 h 09

    Bouleversé, au secours, à la raison

    J'en suis bouleversé. Cette jeune dame pourrait être mon amie. Encore, l'innocence paie le prix ultime.

    Malgré mon émoi, je dois raisonnablement rendre la route responsable. Comme du dommage au corps de 40 à 50 000 personnes frappées chaque année au Québec et parmi elles, 15% blessées gravement. Ce gâchis, cette violence systémique doit cesser.

    À Montréal, le nombre de piétons blessés augmente structurellement, avec la promotion des transports routiers et de la «fluidité des déplacements» automobiles, une antinomie assimilable à une situation d'occupation (de congestion structurelle). Alors que nombre de cyclistes blessés demeure, au mieux, stable. Cette situation, la planification des transports à Montréal et au Québec, est totalement inadmissible autant qu'écomomiquement absurde.

    On ne saurait, d'ailleurs, accuser la configuration «quasi-autoroutière» locale des bretelles de dégagement des artères de part et d'autres des viaducs.

    Cette figure routière est typique, fréquente et représente l'esprit même de la gestion urbaine des déplacements automobiles : la prise et la transformation des rues (de ce milieu de vie) en routes. Le MTQ la reproduit sur toute la voirie «artérielle» placée sous son bouclier. Dans le Sud-Ouest, le Projet Turcot prévoit multiplier cette figure aux voies locales, par l'acheminement des piétons et cyclistes à travers les bretelles d'engagement et de dégagement autoroutier, de part et d'autre des viaducs obligés.

  • Louis Bourque - Inscrit 28 avril 2014 10 h 10

    La planification civile des transports

    Cet accident prévisible implique directement une gestion aberrante et violente des transports régionaux à travers le milieu de vie (urbain). On peut agencer ces deux échelles de mobilité sans mal, sans péril pour la ville qui, localement, compose la région. Il s'impose de rendre à l'automobile le rôle qui lui revient en milieu humanisé : un mode exceptionnel (flexible) et touristique de déplacement, plutôt qu'un mode de transport régional des masses à travers la ville, érodée au passage.

    En masse, seuls les transports actifs et collectifs peuvent assurer à la fois l'efficience des déplacements régionaux, l'intégrité du sol nouricier et les conditions sûres, fécondes, économe et développementale des milieux humanisés denses. Dégrader la ville et frapper en nombre leurs citoyens n'est plus une option politique inadmissible. Elle n'est plus un progrès économique et social.

    • Michel Richard - Inscrit 28 avril 2014 11 h 26

      M Bourque, il n'y a pas d'automobile impliquée dans cet accident, à ce que je sache.

    • Richard Larouche - Inscrit 28 avril 2014 12 h 27

      M. Richard,

      J'ai du mal à comprendre votre intervention parce que c'est écrit dans la première phrase de l'article.

      J'ai regardé l'endroit de la collision sur Google Street View. La chaussée est très étroite sous le viaduc en question faisant en sorte que les cyclistes doivent faire compétition avec les automobilistes pour un espace très restreint. On devrait tolérer que les cyclistes utilisent le trottoir dans des endroits dangereux comme ça. En espérant que les ingénieurs civils cessent de construire des infrastructure aussi dangereuses pour les cyclistes !

    • Hélène Paulette - Abonnée 28 avril 2014 14 h 45

      @Rivard, il y avait un camion qui a négligé ou refusé de céder le passage à la cycliste...

    • Michel Richard - Inscrit 28 avril 2014 16 h 03

      Mon intervention est motivée par le fait que M Bourque part avec une diatribe radicalement anti-automobile et pro-transport en commun alors que c'est un camion qui est impliqué dans cet horrible accident.
      Un camion, ce n'est pas une automobile au sens usuel, et la circulation d'un camion-grue ne peut-être remplacée par l'usage des transports en commun.
      On ne sait pas exactement ce qui est arrivé, on ne sait pas à qui la faute, si faute il y a.
      On sait par contre que c'est horrible et qu'il faut faire ce qu'on peut pour éviter que des situations comme celles-ci se reproduisent, incluant l'instauration d'une tolérance pour l'utilisation des trottoirs par les cyclistes dans ces endroits dangeureux, particulièrement s'il n'y a pas de piétons de présent.
      Mme Paulette: on ne sait pas si le cammionneur a refusé ou négligé quoi que ce soit, ou si l'accident est dû à une fausse manoeuvre de la cycliste. L'enquête le dira.

    • Hélène Paulette - Abonnée 28 avril 2014 19 h 09

      @Richard, l'endroit où l'automobile règne c'est l'autoroute. En ville, on fait attention à plus petit que soi....

    • Maria Gatti - Inscrite 29 avril 2014 07 h 16

      Bravo. Il est grand temps de sortir de l'ère du pétrole et du tout-automobile. Et se pencher aussi sur la surutilisation du transport routier, et privilégier le transport par rail lorsque possible.

      Arrivez en ville. La vie urbaine signifie les transports collectifs, la marche, le vélo (et les adaptations pour personnes handicapées).

  • Luc michaud - Inscrit 28 avril 2014 10 h 32

    Pistes cyclables

    Il y a une piste cyclable nord-sud sur Clark, 1,000 fois plus séciritaire que St Denis.

    C'est dommage de voir des cyclistes qui préfèrent rouler sur de grandes artères. À chaque jour j'en vois qui risquent leur vie pour rien. Si c'est parce qu'on va à une adresse sur St Denis c'est normal. Mais ce que je vois ce sont des gens qui roulent tout au long de la rue. Je savais que ça allait arriver. Et ça va arriver encore, hélas.

    • Donald Tremblay - Inscrit 28 avril 2014 12 h 50

      Peut être même qu'ils n'ont pas leur place sur les artères principales payées par les usagés de celle-ci. On devrait créer un permis de cycliste et ainsi payer des pistes cyclables sécuritaire pour ceux-ci avec les revenues de ce permis.

    • Laurence Pelletier - Inscrite 28 avril 2014 13 h 17

      M. Michaud, je ne sais pas si vous faites régulièrement du vélo, mais j'ai bien l'impression que non en lisant votre commentaire.

      D'abord, parce que la jonction où a eu lieu l'accident, si on se déplace au niveau de Clark, est sans doute la piste cyclable la plus mal pensée de Montréal. Clark, avant de devenir St-Urbain, exige du cycliste qu'il passe dans le voie de gauche pour prendre la piste cyclable qui passe sous le pont, puis de repasser à droite pour prendre St-Urbain, ou reprendre Clark. C'est, selon moi, dangereux pour les cyclistes.

      Ensuite, Clark n'est pas si proche de St-Denis que ça. C'est même un détour selon le trajet que le cycliste a à faire. St-Denis reste une rue intéressante pour les cyclistes (sauf le viaduc) parce que c'est un axe principal et qu'elle est large. e parle à titre personnel, mais pour mes principaux trajets, il n'y a tout simplement pas de pistes intéressantes.

      Puis... autant il y a des cyclistes avec des comportements répréhinsibles, autant il y a des automobilistes. Je n'aime pas spécifiquement le viaduc où a eu lieu l'accident, parce qu'à chaque fois que j'y passe, il y a des autos et des camions qui me frôlent de bien trop près. Comme vous le dites, ça devait arriver tôt ou tard.

      En attendant, si la police évitait de donner des contraventions aux cyclistes qui passent sur les trottoir sous les viaducs, ça serait déjà un grand pas en avant.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 28 avril 2014 14 h 41

      C'est sûr que faire un détour de 8 rues c'est tout à fait normal...

      Encore une fois, votre commentaire réflète la mentalité qu'il serait naturel que les automobilistes aient la priorité.

      Que diriez-vous, plutôt, de diminuer le nombre de voies sous ce viaduc à une dans chaque sens, et à y installer une piste cyclable sécuritaire?

      Et si ça engendre un bouchon pour les automobilistes, vous n'aurez qu'à faire un détour par la rue Clarke. Après tout, c'est juste huit rues à l'ouest.

    • Hélène Paulette - Abonnée 28 avril 2014 14 h 47

      J'ajoute que les automobilistes sont aussi responsables en ne respectant pas les cyclistes et les piétons qu'ils ne voient que comme des obstacles que l'on doit éliminer du chemin, comme dans un jeu-vidéo...

    • Maria Gatti - Inscrite 28 avril 2014 15 h 19

      La piste cyclable sur Clark ne traverse pas la voie ferrée, du moins pas directement. Il y a un méandre alambiqué autour d'un parc pour joindre la piste sous la rue St-Urbain. En théorie, cette piste doit joindre celle de la rue St-Dominique au nord de la voie ferrée, mais ces travaux n'ont pas été réalisés.

      Les cyclistes roulent sur les viaducs des artères car ce sont les seules rues ou il y a des passages sous la ligne CP. Pas parce qu'ils "risquent leur vie pour rien" mais parce que c'est la seule route relativement directe à leur travail ou autre destination.

    • Dominique Audet - Inscrit 28 avril 2014 15 h 54

      Jean-Christophe: J'aurais pas mieux répondus. :)

    • Maria Gatti - Inscrite 28 avril 2014 16 h 20

      À Donald Tremblay, vous ne trouvez pas un tantinet déplacé de songer à mettre des batôns dans nos roues après la mort d'une cycliste? C'est grotesque.

      La voirie est payée par l'ensemble des contribuables, dont les cyclistes, pas uniquement par les automobilistes. Oui, il faut que ceux-ci paient davantage, d'abord par le principe de "pollueur-payeur" et les dégâts énormes que les camions et automobiles occasionnent à l'environnement naturel et social, mais également parce qu'ils détériorent infiniment plus les infrastructures.

      Par ailleurs, nous aussi, nous sommes des "usagés", ou plutôt des usagers et usagères.

    • Olivier Mauder - Inscrit 28 avril 2014 19 h 21

      « En attendant, si la police évitait de donner des contraventions aux cyclistes qui passent sur les trottoir sous les viaducs, ça serait déjà un grand pas en avant.»

      Cependant, il faut penser aussi aux piétons.

      Ce qui me choque le plus à Montréal, c'est de voir tous les vélos rouler à contresens.

    • Donald Tremblay - Inscrit 28 avril 2014 22 h 21

      Mme Gatti, je travaille en conception de travaux de voirie et on conçoit les routes pour les automobilistes et d'autres pour les cyclistes. Non mon commentaire n'est pas déplacé, car demain, il y aura encore plusieurs autres dangereux qui feront comme cette cycliste dans une voie routière conçue pour une auto et non pour un cycliste qui ne prend pas sa place au centre de la voie. En passant, c'est les taxes sur l'essence ainsi que les taxes sur les permis de conduire qui contribue le plus pour la construction des infrastructures de rue. De plus, pouvez-vous m'expliquer votre principe "pollueur-payeur"?? Je n'ai jamais entendu parler de cette nouvelle loi....