Récits de sans-abri

Sébaste
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Sébaste
On les croise tous les jours, au point où on en arrive souvent à ne plus les voir. Les itinérants, pour qui on promet une politique imminente, sont de plus en plus nombreux à tendre la main, un verre, pour récolter quelques sous. Parfois, ils dorment, étendus de tout leur long, en plein jour, alors que toute la ville s’active.

Cette semaine, en compagnie de travailleurs de rue du programme Dialogue du YMCA Centre-Ville, Le Devoir a entrepris de leur faire raconter leur histoire, à leur façon, dans leurs mots, avec leur interprétation des faits, sans les censurer, pour tenter de comprendre comment on en arrive, un jour, dans une vie, à vivre dans la rue.
4 commentaires
  • Suzanne Bettez - Abonnée 15 février 2014 08 h 02

    Merci

    Des vies racontées simplement, sans enflures. De très beaux textes. J'aime décidément cette avenue qu'emprunte Le Devoir. Monique Durant avait aussi eu l'espace pour nous dépeindre des gens dont on entend jamais parler, mais qui existent bel et bien.

    À vous Caroline Montpetit, merci et continuez.

    Suzanne Bettez, abonnée.

  • Jacques Morissette - Abonné 15 février 2014 08 h 12

    Les itinérants ont parfois des choses à dire.

    On ne juge pas une personne à son habit. Il y a parmi ceux qu'on qualifie d'itinérants des gens qui sont plus équilibrés que bien des gens qu'on peut qualifier de "normaux" parce qu'iils ont un emploi et un endroit où habiter. Ils ont un équilibre à fleur de peau et ils sont fragile au point de donner l'impression de marcher parfois sur un fil de funambule quand on les rencontre sur la rue.

    C'est entendu qu'on ne devient pas itinérant simplement par choix. Ceux qui le sont ont parfois dans leur baggage une vie qui n'a pas été facile. Souvent, ce qui leur manque, ce sont des gens en qui ils peuvent avoir confiance. En effet, certains se retrouvent itinérants parce qu'ils ont un peu perdu confiance en la société.

  • Karine Brochu - Inscrite 15 février 2014 13 h 45

    La rue est tout près

    Merci pour ces histoires...On y voit les milles visages des gens de la rue et surtout que pour plusieurs nous y sommes plus près que nous le croyons: des dettes, une perte d'emploi qui dure trop longtemps, un choc émotif et oups!...on ne peut plus payer, on s'enfonce dans la dépression et un jour bang on se retouve sur le trottoir...et la spirale nous y enfonce de plus en plus...des jeunes pockés, des travailleurs, des universitaires...au bout du compte, c'est le manque d'amour qui mène à la rue.

  • Emilie Joly - Inscrit 16 février 2014 09 h 34

    où sont les femmes?

    de très beaux textes humanisant les personnes en situation d'itinérance. dommage toutefois qu'on n'ait pas fait au moins le protrait d'une femme alors qu'on estime qu'il y a plus de 6000 femmes itinérantes à Montréal.