Compteurs intelligents: la grogne s’organise

Québec solidaire, le parti d’Amir Khadir et de Françoise David, a ajouté sa voix à ces groupes de citoyens et à 20 municipalités qui réclament un moratoire sur l'implantation des compteurs.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Québec solidaire, le parti d’Amir Khadir et de Françoise David, a ajouté sa voix à ces groupes de citoyens et à 20 municipalités qui réclament un moratoire sur l'implantation des compteurs.

Le mouvement contre les nouveaux compteurs d’Hydro-Québec prend de l’ampleur : 32 groupes de citoyens de partout au Québec réclament le droit de refuser ce nouvel appareil sans payer les frais « exorbitants » exigés par la société d’État.

Québec solidaire, le parti d’Amir Khadir et de Françoise David, a ajouté sa voix à ces groupes de citoyens et à 20 municipalités qui réclament un moratoire sur l’implantation des compteurs. Ils demandent de mettre un frein à cette technologie, non seulement en raison des craintes pour la santé, mais aussi à cause des frais exigés par Hydro-Québec aux clients qui refusent les nouveaux compteurs dits intelligents.

 

La société d’État exige que les clients qui refusent les nouveaux appareils paient 98 $ pour l’installation obligatoire d’un autre type de compteur (ou 137 $ après avoir reçu un avis de 30 jours), plus de frais de 206 $ par année pour qu’un représentant vienne lire le compteur à la maison. Devant la levée de boucliers de Québec solidaire et de groupes de citoyens, vendredi, Hydro-Québec a demandé à la Régie de l’énergie de réviser à la baisse ces frais obligatoires pour les clients qui refusent les nouveaux compteurs.

 

« Ça sera à la Régie de se pencher sur de nouveaux scénarios pour les nouveaux tarifs », a indiqué vendredi Patrice Lavoie, attaché de presse chez Hydro-Québec. Selon lui, les frais exigés pour les clients qui refusent le nouveau compteur étaient établis sur un taux de refus de 1 %, alors que le taux réel est de 0,4 %.

 

À peine 3278 personnes ont demandé ce qu’Hydro appelle « l’option de retrait ». Ces clients n’ont pas le choix : ils doivent absolument payer pour faire installer un compteur « non communiquant », qui n’émet ou ne capte pas d’ondes. Aucun client ne peut conserver son vieux compteur actuel, insiste Hydro-Québec : c’est soit le compteur de nouvelle génération, offert gratuitement, soit un nouveau compteur qui coûte 98 $ à l’achat et 206 $ de frais annuels.

 

« Ça n’a pas de sens,dit la députée Françoise David, de Québec solidaire. On comprend que pour beaucoup de locataires pauvres, c’est juste impossible de payer ces sommes-là. »

 

«C’est le règlement»

 

L’Assemblée nationale a déjà voté à l’unanimité une motion soumise par le député Amir Khadir, qui « demande à Hydro-Québec d’évaluer d’autres options afin de ne pas pénaliser financièrement ses clients qui ne veulent pas de compteurs « intelligents » et leur offrir le choix d’un autre type de compteur sans leur imposer des frais punitifs qui sont actuellement de 137 $ à l’installation et de 206 $ annuellement ». Neuf municipalités ont voté des résolutions appuyant cette motion.

 

Hydro-Québec refuse de préciser le nombre de clients qui disent non à toute forme de nouveaux compteurs. Les 32 groupes « Refusons les compteurs » qui ont essaimé au Québec (Laval, Lanaudière, Estrie, Québec, Mirabel, Boucherville, plusieurs arrondissements de Montréal, etc.) recommandent à leurs membres d’envoyer à Hydro un « avis de non-consentement ». Cet avis indique qu’ils veulent garder leur compteur actuel et qu’ils refuseront l’accès à leur propriété aux représentants d’Hydro-Québec.

 

« Ce document n’a aucune valeur légale. Tous les gens au Québec vont avoir un nouveau compteur. C’est le règlement. La seule option possible pour ceux qui refusent le compteur de nouvelle génération [dit intelligent], c’est l’option de retrait [assortie de frais] », dit Patrice Lavoie, d’Hydro-Québec.

 

Et qu’arrive-t-il si quelqu’un refuse de se plier au règlement ? « On présume de la bonne foi des gens,dit-il. C’est certain qu’éventuellement, il y aura des actions qui seront prises, mais on n’est pas encore rendus là. »

 

Plus de 900 000 foyers de la grande région de Montréal (dont les couronnes Nord et Sud) ont leur compteur de nouvelle génération, selon Hydro-Québec. Un total de 3,8 millions de compteurs seront remplacés au Québec d’ici 2018. Plus de 120 millions de ces compteurs sont en fonction dans le monde. Ce type de compteur communique en temps réel avec Hydro par des ondes magnétiques, de sorte que la société d’État n’a plus à dépêcher de représentant chez les gens pour lire les compteurs.

 

Appels à la prudence

 

Des groupes de citoyens craignent les effets des ondes sur la santé humaine, mais Santé Canada et la Direction de santé publique du Québec soutiennent que les compteurs sont sans danger. Le Dr Paul Héroux, professeur à la Faculté de médecine de l’Université McGill, reconnaît que l’état actuel de la science ne permet pas de conclure au danger des nouveaux compteurs. Mais une nouvelle percée en recherche devrait inciter les gestionnaires de santé à la prudence, selon lui. « Les normes de protection ignorent un effet biologique important des champs magnétiques. On a mis à jour un mécanisme nouveau […] qui remet en question les normes du passé »,dit-il.

 

Le principe de précaution devrait inciter les autorités à la prudence, croit Françoise David, de Québec solidaire. Le parti réclame un moratoire sur les nouveaux compteurs d’Hydro et une étude publique menée par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, n’a pas donné suite à nos appels, vendredi.

139 commentaires
  • André Chevalier - Abonné 23 novembre 2013 04 h 30

    Put up or shut up !

    «On a mis à jour un mécanisme nouveau […] qui remet en question les normes du passé»

    À tout bout de champ, on évoque des recherches nouvelles qui remettent en question les données de la science sans donner de détails ni de références. La plupart du temps, ça se ramène à des anecdotes rapportées par des sources peu fiables et non corroborées.

    On en appelle au principe de précaution en exigeant que l'inocuité soit prouvée de façon absolue, chose virtuellement impossible. Poussé à ce point, le principe de précaution nous imposerait l'obligation de cesser de manger.

    Le principe de précaution devrait imposer à des personnes comme le Dr Paul Héroux un peu de retenue avant de lancer sans élaborer une petite phrase comme celle-là susceptible de semer la panique chez certaines personnes.

    • Yvan Dutil - Inscrit 23 novembre 2013 12 h 01

      QS vient de démontrer que les mythes prévalent sur le réel. Amir Khadir est un physicien qui vient de manquer aux principes de la profession.

    • Marie-Michelle Poisson - Inscrite 23 novembre 2013 12 h 04

      La controverse scientifique est bien réelle concernant les effets biologiques non-thermiques des radiofréquences et cette controverse, tout comme dans l'industrie du tabac et de l'amiante est principalement entretenue par le lobby de l'industrie des télécommunications qui est très présent dans toutes les instances où s'établissent les normes de sécurité. Les militants, dont l'ancien PDG de microsoft-canada, M. Frank Clegg de c4st ne cessent de démasquer des hauts responsables d'organismes de régulation qui se trouvent en conflit d'intérêt avec l'industrie. ( voir le documentaire Ondes, science et manigance ) Plusieurs personnes éprouvent des symptômes préoccupants depuis que ces nouveaux compteurs sont installés dans leur domicile. Prenez la peine d'écouter leurs témoignages. Ayez la générosité de les entendre sans apriori. https://www.youtube.com/watch?v=yTz_wcIzoXQ
      L'exposition aux ondes émises par les compteurs est invonlontaire contrairement à tous les autres appareils d'usage courant dont chacun peut se départir dès qu'il le souhaite. Les personnes électro-sensibles n'utilisent déjà aucun appreil sans fil et évitent déjà l'exposition aux ondes en prenant toutes les précautions possibles. Vous n'avez pas idée des sacrifices que cela implique dans une société comme la nôtre! L'exposition aux ondes est cumulative. Plusieurs personnes habitant dans un immeuble à logement multiples sont aux prises avec 5, 10 ou 20 ou 100 compteurs dans leur domicile ou dans une pièce attenante (chambre de compteurs) dont le rayonnement parvient aux espaces habités tels des chambres à coucher. Dans les cas de compteurs multiples l'option de retrait est totalement inapplicable et c'est un vrai scandale.
      Voilà pourquoi il faut abolir les frais liés à l'option de retrait et imposer immédiatement un moratoire à ce projet insensé.
      Marie-Michelle Poisson
      initiatrice du mouvement Villeray Refuse et memdre du collectif Refusons les Compteurs

    • Yvan Dutil - Inscrit 23 novembre 2013 15 h 05

      Cette controverse scientifique est essentiellement auto-entretenue. D'un coté, il y a des études de 3iemes ordre de l'autre 100 ans de recherche en physique de haut niveau. On ne parle jamais des centaines d'études qui indiquent qu'ils s'agit de maladies psychosomatiques. Évidemment, car ces études doivent faire partie du grand complot.

      Dans le monde réel cependant, si les symptômes de l'électrosensibilité étaient aussi puissants que ce qui est prétendu, des étudiants de cégeps en auraient prouvé l'existence depuis un bon bout de temps.

    • Sylvain Auclair - Abonné 23 novembre 2013 15 h 11

      Monsieur Dutil:
      Amir Khadir n'est pas un physicien, c'est un médecin. Peut-être avez-vous confondu à cause de la ressemblance des termes en anglais (he is a physician, not a physicist).

    • Guy Lévesque - Inscrit 23 novembre 2013 15 h 27

      Monsieur Dutil a raison et c'est malheureux.

      Il existe bien une controverse concernant les ondes électromagnétiques mais elle ne prend pas sa source dans la science. Les problèmes de concentration de sources électromagnétiques soulevés par madame Poisson peuvent être réglés en modifiant la configuration locale des sources et ne justifient pas la mise au rancart du projet dans sa globalité.

      L'implantation de ce type de compteurs est une tendance générale dans les pays développés, ça serait donc étonnant que le Québec y renonce et se mette volontairement en marge de cette avancée technologique.

    • Michaël Lessard - Abonné 23 novembre 2013 15 h 54

      M. Chevalier, être rationnel, c'est aussi savoir se modérer, c'est-à-dire modérer le nombre de transmissions/ondes. Si près de 3 millions de nouveaux appareils émettent un message (des ondes) à chaque minute ou à tous les 5 minutes à travers le Québec, cela augmente d'autant plus le nombre d'ondes électromagnétiques déjà abondantes dans notre environnement. Est-il vraiment *nécessaire* d'en ajouter autant, c'est-à-dire d'émettre de manière aussi fréquente? Si les compteurs émettent, par exemple, une fois par heure, et ce, en séquence (dans un secteur donné), on réduit énormément le nombre d'ondes (tout en offrant à Hydro les données espérées).

      Le cancer et d'autres risques similaires sont comme des jets de dé, une question de probabilité. Un risque presque nul, si vous jouez cette probabilité 10 fois par jour ou encore 1000 fois par jour, ce n'est plus le même risque. Une onde considérée sécuritaire pour la santé peut devenir un risque si nous y sommes trop exposée, mais on parle de statistique sur une population entière. Par exemple, les ondes alpha de particules d'uranium appauvri sont inoffensives en temps normal, mais cela peut poser un risque quand on y est exposé trop souvent/longtemps. Ne serait-il pas plus rationnel et sage d'éviter de trop augmenter ledit « électrosmog »?

    • Yvan Dutil - Inscrit 23 novembre 2013 16 h 26

      Madame Lessard, dans ce cas j'exige des émeutes pour que l'on enlève les lumières afin que la réaction soit proportionnelle à la menace. En effet, dans le cas de l'éclairage nocturne, on sait qu'il y a une association épidémiologique en le cancer du sein et l'exposition à la lumière nocturne (+30 %). On a un mécanisme biologique clair et un modèle animal. Mieux, encore cela ne viole pas les lois de la physique et il n'y a même pas de controverse scientifique juste qu'il faut faire plus d'épidémiologiques.

      Alors, pourquoi on ne fait rien? C'est simple les ondes électromagnétique cela fait peur alors que la lumière cela rassure.

    • Mathieu Bouchard - Inscrit 23 novembre 2013 16 h 39

      @ Sylvain Auclair : Amir Khadir est détenteur à la fois d'une maîtrise en physique à McGill (1985) et d'un doctorat médical à ULaval (1990). Il n'a jamais travaillé en physique, mais faut quand même être passablement calé pour être capable de finir une maîtrise.

      Donc en ce sens il est à la fois physicien et médecin, ou en anglais, à la fois -ian et -ist.

    • Roland Berger - Inscrit 23 novembre 2013 17 h 19

      À Monsieur Dutil,
      Amir Khadir est un médecin, non un physicien. Je sais, en anglais, on dit «physician» pour médecin.

    • Maria Acosta - Inscrite 23 novembre 2013 19 h 34

      Fait : les CEM (incluant la technologie sans fil) modifient l’ADN et le métabolisme. Cela on le sait, ce que nous ignorons c’est le mécanisme et pour cette raison le principe de précaution est repoussé par l’industrie et ceux qu’elle nourrit.
      Fait : l’exposition aux fréquences s’accumule. Nous sommes exposés quotidiennement à différentes fréquences, toutes conformes au Code 6 qui ne protège que contre la calcination (effet thermique 6 minutes d'exposition, et cela d'une seule source). Le public ignore les conséquences de cette exposition cumulative; il faut l’informer. Il faut que ce soit l’utilisateur l’intelligent, pas l’appareil.
      Fait : ces radiations ne sont pas sélectives, tout est irradié, elles traversent murs et planchers et la maison des voisins. Le Code 6 ne prend pas en considération qu’un soldat virtuel de 6 pieds et 200 livres. Fœtus, enfant, femme, vieillard, malade, ceux avec des implants métalliques, etc. sont exclus.
      Fait : L’Europe qui a commencé à utiliser la technologie sans fil 10 ans avant nous est en train de minimiser l’exposition surtout des enfants. Plus de WI-FI dans les écoles, les bibliothèques et les parcs; interdictions des jeunes de moins de 16 d’utiliser le cellulaire, pas de publicité envers les jeunes, etc.
      Fait : des études sur les souris démontrent qu’après trois générations d’irradiation l’infertilité est irréversible. Les études in vitro sur les spermatozoïdes démontrent que l’ADN est modifié. La CDC de la C-B recommande d’appliquer le pp et recommande que les hommes ne portent pas le portable dans leur poche.
      Fait : il y a 20 ans les sonneurs d’alarme sur le changement climatique ont été ridiculisés, aujourd’hui nous sommes confrontés à la réalité : non seulement ils avaient raison, le réchauffement de la planète avance à des pas de géants, plus vite que prévu. Êtes-vous prêts à prendre cette même chance avec votre santé? Pourquoi ne pas simplement arrêter d’ajouter des sources de RF sans réfléchir? Soyons intelligents!

    • Guy Lévesque - Inscrit 24 novembre 2013 16 h 23

      @Maria Acosta

      Les sonneurs d'alarme sur le changements climatiques s'appuyaient sur la science naissante de la climatologie alors que les sonneurs d'alarme auto-proclamés sur les ondes électromagnétiques rament à contre-courant des conclusions documentées de la recherche en physique.

    • Roxane Bertrand - Abonnée 24 novembre 2013 18 h 22

      Dangereux ou pas, ça va se faire. Rappelons nous que toute la tuyauterie romaine de l'antiquité était en plomb et c'était ainsi.

      Un mal nécessaire et nous vivrons avec les conséquences de nos choix de société, bons ou mauvais.

      Ici notre choix de société est: "l'argent prime". Les consommateurs ont le choix de payer ou de permettre l'économie des nouveaux compteurs.

      C'est pas immorale, c'est amorale...c'est notre choix a tous!

    • Maria Acosta - Inscrite 24 novembre 2013 18 h 55

      Yvan Dutil-Pour votre information. Il existe des études de troisième ordre surtout ceux financés par l’industrie. Il existe d’excellentes études en physique qui ne font que confirmer l’effet thermique des RF. Les études indépendantes qui démontrent l’effet non thermique existent aussi, mais ils sont moins nombreux par manque de financement. Cela ne veut pas dire que parce qu’il a moins d’études qui démontrent un effet non thermique, il faut les ignorer. Au contraire, il faut appliquer le principe de précaution en attendant que d’autres études soient publiées.

      Exemple de mauvaise étude : HQ a publié un récemment indiquant que ni le CI ni le routeur affectent un stimulateur cardiaque ni une endoprothèse vasculaire. Premier problème, on parle de la réaction d’une machine et pas d’une personne qui porte la machine. Ensuite, le stimulateur a été submergé dans l’eau, ce qui diminue l’intensité du signal; l’eau est salée, ce qui la diminue davantage. Pour clore, le compteur et le routeur émettent à la fréquence de 900MHz et l’électrocardiogramme n’a pas été conçu pour lire cette fréquence. Vous pouvez le coller le CI et il n’aura pas de signal. Des études de troisième ordre comme celle-ci abondent.

      Des excellentes études comme celle publiée par un chercheur québécois en 1994 qui a trouvé que les monteurs de ligne développaient, à la surprise de tous, incluant les chercheurs, le cancer du poumon (tout autre facteur a été éliminé, c’était causé par les lignes de haute tension, des EBF). Cette étude était financée par HQ qui a décidé de ne pas partager les données avec aucun autre chercheur pour permettre de répéter l’expérience et le chercheur qui a publié l’étude contre la volonté d’HQ a perdu le financement.

      Pour vous informer sur les manigances de l’industrie, je vous invite à lire notre réponse à D’Astous de R-C http://basseslaurentidesrefuse.com/2013/11/07/radi

    • Yvan Dutil - Inscrit 25 novembre 2013 07 h 01

      Madama Caosta, la raison pourquoi HQ a pris de l'eau salée, c'est pas qu'elle a les même propriété électromagnétique que le corps humain.

      Pour ce qui es votre commentaire au sujet de fait qu'Hydro-Québec aurait caché sont étude qui montrait une augmentation du cancer du poumon, c'est totalement faux : je suis tombé dessus en faisant une revue de littérature hier.

      Il serait temps que vous vous informiez ailleurs que sur des sites conspirationniste.

      L'OMS est très claire en passant : Aucun danger confirmé.

    • Yvan Dutil - Inscrit 25 novembre 2013 08 h 21

      Madame Acosta, la preuve que l'étude d'Hydro-Québec n'était pas secrète.

      http://aje.oxfordjournals.org/content/140/9/805.sh

      Il y a eu des études subséquentes qui ont montré que cette augmentation n'était pas observée dans des échantillons plus important de travaileurs de l'électricité.

    • Sylvain Auclair - Abonné 25 novembre 2013 09 h 18

      Pardon. Je ne savais pas pour la maîtrise en physique du Dr Khadir.

  • Réal Simard - Abonné 23 novembre 2013 04 h 43

    Le choix de refuser une technologie existe avec ses couts

    Il faut saluer qu' Hydro-Québec donne le choix a ses clients entre deux types de compteurs.
    Les nouveaux compteurs on été déclaré conformes aux normes de santé publique actuelle.

    Donc, il serait scandaleux que ceux qui refusent les nouveaux compteurs fassent payer leur décision individuelle aux autres utilisateurs.

    Et on peux toujours se protéger des radiations en installant une technologie additionnelle adéquate; par exemple: un coffret recouvert de plomb autour du compteur.

    • Josée Plamondon - Abonné 23 novembre 2013 10 h 51

      Si vous recouvrez le coffret de plomb, il y a de bonnes chances qu'il n'émette, effectivement, ni ne reçoive plus rien du tout. Donc qu'il ne fonctionne plus et qu'Hydro-Québec voua facture un frais de 200$ pour envoyer un technicien afin de l'extraire de ce sarcophage qui vous aura déjà coûté pas mal de temps et d'argent. Une autre idée ?

    • Marie-Michelle Poisson - Inscrite 23 novembre 2013 12 h 23

      Que faites-vous M. Simard lorsque tous les compteurs de l'immeuble que vous habitez se trouvent dans votre logement? On retrouve souvent 3 - 5 - 8 - 10 compteurs au sous-sol ou dans une pièce du rez-de-chausée! Que diriez-vous d'avoir 5 de ces compteurs qui émettent des ondes pulsées de 65 000 uW/m2 à un mètre de distance à toutes les 20 secondes*, 24/24, 7/7 dans votre salon ou pire encore, dans la chambre de vos enfants? Dans les quartiers centraux de Montréal, notamment dans Rosemont, Villeray, le Plateau ou Verdun, 90% des compteurs se trouvent dans les logments. Dans Villeray, 70% des compteurs se trouvent dans des cuisines.
      Comme le client ( locataire ou propriétaire, peu importe...) ne peut demander l'option de retrait que pour son seul abonnement, il ne pourra pas faire retirer les autres compteurs qui se trouvent pourtant dans son domicile à moins de convaincre ses voisins d'immeuble de payer des frais prohibitifs ou d'accepter de payer pour eux s'ils acceptent de faire le demande! Multiplier les frais de retrait par 2-3-5 ou 10 n'est à la portée de personne. Les situations décrites ici et qui sont la norme dans les quartiers centraux de Montréal sont parfaitement injustes puisque un seul logement se trouve à assumer les risques pour tout l'immeuble. Pouvez-vous me dire M. Simard, comment on peut invoquer le principe du "demandeur payeur" dans de telles conditions? Il est bien certain que des gens qui n'ont aucun compteurs présent dans leur environnement immédiat, aucun compteur dans une chambre d'enfant, aucun compteur groupé dans le salon d'une personne en rémission de cancer, ne trouvera que le principe du "demandeur payeur" est un pur scandale. Que feriez-vous si vous, personnellement étiez aux prises avec 5 compteurs au sous-sol, directement sous votre lit et que vous érpouviez depuis l'installation des compteurs des étourdissements, des maux de tête et des saignement de nez? ( témoignages de 6 cas mililaires dans Villeray seulement) Honnêtement.

    • Marie-Michelle Poisson - Inscrite 23 novembre 2013 13 h 51

      * HQ a su mettre au point une campagne de communication bien orchestrée afin d’obtenir l’appui des décideurs et de la population sur la base d’omission de données importantes et de démonstrations fallacieuses.
      HQ omet de dire que la densité de puissance du signal augmente selon le carré de la distance si on se rapproche de la source d’émission. HQ n’a pas testé en laboratoire le degré d’absorption spécifique (DAS). Ce test aurait permis d’établir une limite de distance sécuritaire. La densité de puissance ponctuelle des crêtes peut atteindre 552 960 uW/m2 à 30 cm du compteur(1). En extrapolant comme le veut la formule mathématique du carré de la distance, le résultat à cinq (5) cm est de 19 906 560 µW/m2. Cela est énorme! La population a le droit de savoir à quoi elle est exposée.
      HQ omet de parler des mesures ponctuelles. HQ ne donne que des mesures de densité de puissance moyennées dans le temps qui ont pour effet de minorer artificiellement les mesures réelles en les ramenant à une valeur très faible de 50 uW/m2. La technologie à ondes pulsées doit être mesurée de manière ponctuelle. La densité de puissance ponctuelle est de 65 000 uW/m2 à un mètre(1) de distance du compteur ce qui, à égale distance, surpasse de loin tous les autres appareils domestiques.
      HQ affirme que les nouveaux compteurs ne sont lus que six (6) fois par jour. Cette affirmation est trompeuse, car les compteurs émettent et reçoivent des ondes en moyenne toutes les 20 secondes 24 heures sur 24. Les faibles données publiées actuellement sont obtenues sur une utilisation de moins de 0,1 % de l’appareil. Le nombre d’émissions d’ondes pulsées par minute augmentera si le réseau est exploité à 100 % lorsque de nouvelles « fonctionnalités » seront offertes et que que l’antenne Zigbee sera activée. Cette deuxième antenne est destinée à communiquer avec les appareils électroniques et électroménagers dotés de puces électroniques. info: refusonslescompteurs.wordpress.com

    • Yvan Dutil - Inscrit 23 novembre 2013 15 h 07

      Bienvenu dans le monde réel. En passant, si on veut suivre la même logique, il faut demande aux locataires de l'immeuble de ne pas avoir de WIFI, de four à micro-ondes et de cellulaires.

    • Cyril Dionne - Abonné 23 novembre 2013 18 h 38

      @ Marie-Michelle Poisson

      Est-ce que vous avez déjà complété un cours de sciences en physique élémentaire ?
      Savez-vous combien d'appareils électroménagers émettent des champs électromagnétiques qui surpassent toutes les données que vous nous présentez sur ces compteurs ?

      552 960 uW/m2 à 30 cm du compteur = l'irradiation de la moitié d'un watt par 1 mètre carré à 30 cm du compteur. Coup donc, est-ce que les gens se mettent la tête sur ces compteurs ?

      Et est-ce que vous savez que tous les moteurs et transformateurs, même ceux qui sont contenus dans votre ordinateur lorsque vous avez écrit cette réplique, induisent des champs magnétiques plus importants que ceux que vous mentionnez ? Et je présume que vous êtes assise à côté de votre ordinateur lorsque vous écrivez ces messages.

    • Maria Acosta - Inscrite 23 novembre 2013 20 h 01

      Fait : HQ fait de profits
      Fait : vos frais actuels d’électricité incluent la relève
      Fait : installer un CI est gratuit. C’est une tactique de persuasion.
      Fait : installer un compteur identique, mais non communicant vous coûte 137 $. Cela s’appelle une tactique de dissuasion.
      Fait : vous pouvez prendre la relève vous-même, si ce qu’HQ veut c’est couper des postes – 70 % des abonnés de l’île de Montréal le font ainsi depuis la nuit des temps. Les 17$ mensuels sont une autre tactique de dissuasion.
      Fait : un compteur électromécanique a été fabriqué pour durer 100 ans
      Fait : un CI a une durée de vie de 10 ans
      Fait : selon le porte-parole d’HQ, le remplacement du CI est inclus dans le plan financier qui, selon HQ, va se payer en 20 ans… admettons que c’est vrai, qui va payer la note quand les CI et le non-communicant vont expirer à nouveau? Ce qui est scandaleux est d’être pris pour des valises. L’unique raison d’avoir que ces deux choix, quand les deux appareils de mesurage ont une durée de vie 10 fois moindre que le compteur actuel est que nous serons facturés selon l’heure d’utilisation, comme c’est fait partout où le CI est installé.
      Il faut réfléchir avant d’agir; HQ a bien fait son travail, c’est à nous les citoyens de sortir nos antennes et se demander comment ces compteurs peuvent nous être profitables et la réponse et, en rien! Ce qui est scandaleux est de ne plus réfléchir et de céder ses droits et libertés si facilement et permettre à une société d’État d’être maître chez nous et pas l’inverse!! Nous sommes les actionnaires d’HQ, l’avez-vous oublié?

    • Simon Chamberland - Inscrit 23 novembre 2013 22 h 53

      La paranoïa des puces Zigbee est basée sur rien de solide. Peu d'électroménagers en sont équipés et c'est d'une facilité déconcertante à désactiver. D'ailleurs le Zigbee est plus un protocol de communication à la manière Bluetooth qu'autre chose.

      Argument suivant.

    • Simon Chamberland - Inscrit 23 novembre 2013 22 h 59

      Si j'étais pris avec les symptômes décrits, ça serait signe que je suis rendu particulièrement influençable et que j'ai une maladie psychosomatique. Alors il serait grand temps de m'éloigner des groupes comme Villeray refuse et de commencer à me renseigner auprès de sources fiables.

    • Maria Acosta - Inscrite 24 novembre 2013 14 h 03

      Fait-Projet Lecture à distance d’HQ — « Ils disposent en outre d’une carte de type ZigBee, qui permet la communication entre le réseau du Distributeur et un éventuel réseau domestique (Home Area Network – HAN)… La technologie ZigBee 2.4 GHz à 100 milliwatts est la plus utilisée et des cartes compatibles sont déjà installées ou le seront prochainement dans certains appareils électroménagers d’utilisation courante. »

      Fait-le compteur appartienne à HQ, nous n’avons pas le droit de le trafiquer

      Fait-même si nous engageons un expert pour enlever les cartes Zigbee de nos appareils domestiques, ce qui n’est pas évident ni à la portée de la majorité du grand public, votre cellulaire va continuer à communiquer avec le CI… tout comme celui de vos invités

      Fait-le gouvernement de l’Ontario est en train d’ouvrir des cliniques pour traiter des hypersensibles, chimio et électro et elles ne sont pas des cliniques psychiatriques

      Fait- la sensibilité aux CEM se développe et empire avec le temps – si vous vous levez la nuit pour uriner, si vous avez un sommeil léger, si vous vous réveillez fatigué le matin, si vous attendez un zzzzzz dans vos oreilles, vous êtes déjà électrosensible. Une exposition cumulative va empirer les symptômes et développer dés nouveaux plus graves. J’ai été témoin de la réaction d’un hypersensible chez moi : il a commencé à avoir le vertige, une pression sur la tête et les oreilles, il a allumé son appareil de mesurage qui a détecté le four à micro-ondes de mon voisin. Son appareil s’est éteint en même temps que le four s’est arrêté. Pourtant, ni mon fils ni moi nous n’avons ressenti aucun malaise. Four: rez-de-chaussée nous: sous-sol. Ses symptômes ont diminué, mais le lendemain il a été incapable d’aller travailler. Certains électrohypersensibles (EHS) peuvent réagir comme certains chimiohypersensibles: 24, 48, 72 heures après exposition. Se moquer de cette souffrance humaine est inacceptable et démontre que vous n’avez pas trop d’arguments valab

    • Cyril Dionne - Abonné 24 novembre 2013 18 h 44

      @ Maria Acosta

      Une chance que le ridicule ne tue pas.

      110 mW = 0,11 W. Donc, il faudrait 909 cartes de type ZigBee pour produire l'énergie nécessaire afin d'alimenter une lampe de 100 W.

      Mon ordinateur a une source d'alimentation électrique de 900 W. Imaginez maintenant le champ magnétique potentiel créé par cette source. C'est 8 181 fois plus puissant que celui produit par une carte de type ZigBee.

      Maintenant, imaginez la puissance d'un champ magnétique de 7 722 MW (7 722 000 000 W), celui même produit par le groupe turbine-alternateur de l’aménagement Robert-Bourassa à la baie James. Celui-ci serait d'une magnitude colossale puisque le champ magnétique résultant de cette source d'énergie aurait la capacité d'être 70 200 000 000 (70,2 x 10 9) plus grand que celui résultant d'une carte de type ZigBee.

      S'il y a des gens pour lesquels on doit s'inquiéter pour leur santé, c'est bien les travailleurs d'Hydro Québec qui travaillent en permanence dans cette centrale.

  • Albert Labranche - Inscrit 23 novembre 2013 05 h 48

    Compteurs

    Certaines personnes ne veulent rien d'intelligent dans leur entourage.

    • Jean-Francois - Inscrit 23 novembre 2013 11 h 50

      decidemment vous faites parti de ce groupe Mr Labranche, dites-moi ce que vous trouvez d'intelligent d'un bidule qui envoie automatiquement des chiffres a un serveur, je ne vois rien d'intelligent dans cela, seulement de l'automation qui va faire perdre des emplois a des citoyens du quebec

    • Yvan Dutil - Inscrit 23 novembre 2013 15 h 07

      C'est certain que l'on pourrait revenir aux métier à tisser, car cela crée plus d'emplois.

  • Robert Viauh - Inscrit 23 novembre 2013 06 h 21

    Résistance aux changement

    HQ aurait dû commencer par implanter une tarifiaction intelligente. Si les consommateurs y voyaient leur bénéfice, la résistance diminuerait.

    • Yvan Dutil - Inscrit 23 novembre 2013 12 h 02

      Cela a été proposé est les gens ont commencé à hurler.

  • Daniel Houx - Inscrit 23 novembre 2013 06 h 22

    Hydro, les minières, les compagnies pétrolières, le port de Québec

    Les minières qui à l'aide de claim veulent s'installer où bon leur semble, les pétrolières/gazières qui voulaient forer pour trouver du gaz de schiste, le port de Québec qui décide d'installer un silo malgré la réticence de la population et Hydro-Québec qui impose son nouveau compteur ont toutes un point commun, se foutre éperduement de l'opinion publique.

    • Johanne Bédard - Inscrite 23 novembre 2013 10 h 26

      Bravo M. Houx !

      De tous les commentaires dont j'ai pris connaissance jusqu'à maintenant, le vôtre est le plus « intelligent », du moins me semble-t-il

      Il faut de l'énergie et de la force intellectuelle pour émettre un commentaire comme le vôtre, car il dénonce les intérêts de ceux qui avant toute chose, carbure à l'argent, à un point tel que la santé et le portefeuille du citoyen sont des éléments exclus d'emblée de leur projet commun.

      Espérons que de plus en plus de groupes s'objecteront à ce projet d'une société d'état qui chaque année empochent des milliards de profits ! Que la grogne continue !!

    • Marie-Michelle Poisson - Inscrite 23 novembre 2013 17 h 53

      ? Il faudra bientôt réclamer une commission d'enquête sur l'ensemble des agissement de cette société d'État qui s'est transformée au fil des années en véritable ennemie des intérêts de la population et des élus qui nous représentent.

      Mensonges, arrogance, mépris et violence ( contrainte ) voilà ce à quoi HQ nous a habitué. Le tout à l'abris des pouvoirs du protecteur du citoyen qui n'a pas droit de regard des les dossiers de plainte envers les agissements souvent inqualifiables de HQ. Heureusement que nos élus ont rétablis les pouvoirs du vérificateur général effectifs depuis juin 2013...

      En attendant le rapport accablant que nous appréhendons tous, voici quelques faits:

      Dans son dernier rapport de suivi trimestriel paru le 15 octobre 2013 ( http://www.regie-energie.qc.ca/audiences/Suivis/Su ), HQ estime à 0.3% le taux de refus. HQ ne tient compte que des compteurs de l'option de retrait installés et non pas du nombre total de demandes ( 2980) auxquelles doivent s'ajouter les avis de non-consentement ( 1692) (chiffre ne paraissant pas dans le rapport de suivi mais obtenu par demande d’accès à l’information) et le nombre de mises en demeure (au moins 200 ) et auxquelles surtout doivent s'ajouter le nombre de compteurs que HQ n'a pas réussi à installer sur le terrain.

      À la page 14 du rapport HQ mentionne 222 personnes ont changé d'avis. HQ présume que ces gens veulent un nouveau compteur mais nous savons que plusieurs décident plutôt de tenter de conserver l'ancien compteur à roulette puisque aucun frais n'est imposé à ceux qui ont réussi à le garder ( voir la vidéo avec M. Cloutier qui confirme http://www.youtube.com/watch?v=qA_UCsULLGk )
      En fait le rapport ne mentionne rien sur l'opposition citoyenne et ne donne aucun pourcentage de compteurs non- installés selon les territoires couverts.

    • Guy Vanier - Inscrit 23 novembre 2013 19 h 49

      Vous avez tout compris! Ça commence à être le temps que la monde se réveille et force nos élus à faire ce que nous voulons et non ce que les gens avide d'argent veulent!
      <Vous n'est pas tanné de créver bande de caves!>

    • Guy Lévesque - Inscrit 24 novembre 2013 16 h 09

      @Guy Vanier

      Si en 1976, les élus avaient fait ce que la majorité des citoyens voulait, la peine de mort serait encore en vigueur au Canada (68% de la population était en faveur de son maintien).

      Les conclusions scientifiques n'ont rien à voir avec la démocratie, ce sont les faits qui comptent, pas ce qu'on voudrait que ça soit. Et les faits ne vont pas dans le sens de l'existence d'un risque.