Lac-Mégantic: le pétrole transporté avait été mal identifié, selon le BST

La compagnie MMA avait mal classé le pétrole contenu dans les wagons qui ont littéralement soufflé le centre-ville de Lac-Mégantic, selon le Bureau de la sécurité des transports du Canada.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La compagnie MMA avait mal classé le pétrole contenu dans les wagons qui ont littéralement soufflé le centre-ville de Lac-Mégantic, selon le Bureau de la sécurité des transports du Canada.
Ottawa — Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a déterminé que le risque que posait le pétrole transporté par le train à Lac-Mégantic avait été incorrectement identifié. Ce pétrole a été classé sous une catégorie qui nécessitait moins de précautions d'emballage.

Le BST demande donc à Transports Canada et à son pendant américain, Pipeline and Hazardous Safety Administration, d'examiner les processus utilisés par les entreprises pour déterminer le risque des matières dangereuses qu'elles transportent.

C'est le destinataire, la compagnie Irving dans ce cas, qui était responsable de la classification des matières transportées dans le cas du train de la Montreal, Maine and Atlantic Railway (MMA), qui a déraillé à Lac-Mégantic le 6 juillet dernier. Mais dans les faits, c'est la compagnie Western Petroleum qui avait classé le pétrole sous une classe 3 groupe d'emballage III, ce qui nécessitait un emballage moins sécuritaire que la classe 3 groupe d'emballage II où il aurait dû être classé.

Le point d'éclair plus bas du pétrole en cause à Lac-Mégantic explique pourquoi il s'est enflammé aussi rapidement.

Les enquêteurs du BST ont précisé mercredi que l'erreur de classification n'aurait rien changé au transport ferroviaire du pétrole qui se serait retrouvé dans les mêmes wagons de type 111. Elle n'aurait rien changé non plus dans l'intervention des pompiers.

Les enquêteurs rappellent toutefois que leur enquête continue et qu'elle pourrait éventuellement mener à une recommandation pour que le pétrole du type GE II soit transporté dans des wagons renforcés.


 
4 commentaires
  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit 11 septembre 2013 11 h 51

    Mon oeil!

    Incorrectement mon oeil!

    Mais la vraie question n'est pas de savoir si MMA a menti. Elle est de savoir s'ils avaient le droit de mentir. En d'autres termes, la loi fédérale les autorisait-elle à écrire n'importe quoi sur le manifeste? C'est ce que l'ineffable ministre Lebel a expliqué, alors en «visite» à Mégantic, comme étant la «confiance» qu'il faut accorder aux entreprises.

    J'ai hâte de connaître la réponse (mais je m'en doute).

    Desosiers
    Val David

  • Marcel Bernier - Inscrit 11 septembre 2013 11 h 54

    Retour à la case départ...

    On en revient donc à la négligence criminelle.

    • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 11 septembre 2013 12 h 28

      Irving est coupable.

  • Pierre-Antoine Ferron - Inscrit 11 septembre 2013 14 h 27

    _Etes vous certain?

    Bonjour,
    C'est l'extracteur qui sait ce qu'il extrait. Normalement, le transport se fait sous les conditions INCOTERM CIF, au frais de l'envoyeur. Celui-ci doit aussi prouver à l'assureur du convoi que la marchandise est bien ce qu'il dit qu'elle est. Ces informations sont livrées au transporteur et au raffineur. Le raffineur prends possession de la marchandise au point indiqué dans sa commande.

    Je vous signale que la MMA était le sous-traitant de Canadian Pacific Railway qui, elle, a été recommandé par le logisticien ferroviaire World Fuel Services Inc. Ceci prouve que le CPR a été retenu pour ce service , probablement par Western Petroleum si les conditions sont CIF et par Irving si les conditions était FOB extracteur.

    La classification importe pour le choix de wagon citerne et pour la compagnie d'assurances.

    Merci.