Point chaud - Tensions entre la SQ et les Innus

Selon M. Bellefleur, les policiers de la SQ en opération dans les réserves ne connaissent pas la culture et encore moins la langue des Innus, ce qui peut entraîner des tensions comme il s’en est produit la semaine dernière.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot, Archives Selon M. Bellefleur, les policiers de la SQ en opération dans les réserves ne connaissent pas la culture et encore moins la langue des Innus, ce qui peut entraîner des tensions comme il s’en est produit la semaine dernière.

Une intervention policière controversée dans la réserve d’Unamen Shipu, à La Romaine, a créé des tensions entre certains jeunes et les agents de la Sûreté du Québec (SQ) dans plusieurs communautés, ces derniers jours, mais elle a aussi ravivé un débat autour de la création et du maintien de forces de police autochtones.

Raymond Bellefleur, le chef de la réserve d’Unamen Shipu, a été policier avant d’entrer en politique, non pas au sein de la SQ, mais plutôt d’une force de police autochtone, aujourd’hui dissoute. Une semaine après la tentative d’arrestation d’un membre de sa communauté par des agents de la SQ, il veut qu’Ottawa lui donne des fonds pour recréer cette police. Mardi dernier, la mise en ligne d’une vidéo montrant deux policiers en train de tenter d’arrêter Norbert Mestenapeo, un Innu de 24 ans, a provoqué des tensions entre les jeunes de cette communauté de 1000 habitants et la SQ, explique le chef. Dans la nuit de jeudi à vendredi, des jeunes ont même érigé une barricade, à laquelle ils ont mis le feu, pour empêcher les policiers de pénétrer dans la réserve, si jamais ils devaient y effectuer une patrouille, explique M. Bellefleur. « Dans la soirée, les jeunes à l’entrée de la communauté ont fait un feu pour que la SQ ne rentre pas dans la réserve. Ils ont allumé des palettes », explique M. Bellefleur, en entrevue téléphonique avec Le Devoir. Aucune patrouille ne s’est toutefois présentée dans cette réserve située à La Romaine, cette nuit-là. La SQ a effectué ses rondes sans encombre, cette fin de semaine, selon le chef. Par ailleurs, samedi matin, une altercation est survenue parmi une trentaine de jeunes de la communauté d’Obedjiwan, en Haute-Mauricie, et des policiers de la SQ, sans faire de blessés. En entrevue avec Radio-Canada, le chef de la communauté, Christian Awashish, expliquait que la vidéo d’Unamen Shipu pourrait être à l’origine des tensions. M. Bellefleur souhaite toutefois calmer les jeunes de sa réserve. « Il va falloir que je leur parle, qu’il n’y ait pas de grabuge », explique-t-il. Mais à plus long terme, c’est au gouvernement fédéral qu’il veut parler. Sa réserve a eu une force de police autochtone entre 1996 et 2007, aux termes d’une entente tripartite entre Québec, Ottawa et son conseil de bande. Mais le gouvernement fédéral n’a pas renouvelé son financement, il y a six ans, ce qui a obligé le conseil de bande à faire appel à la SQ, dit M. Bellefleur. Depuis, il tente de recréer la force de police à laquelle il a appartenu. « La province, ils sont ouverts à ça, mais le fédéral, ils disent tout le temps qu’ils manquent d’enveloppes […] Ça nous prendrait à peu près 200 000 ou 300 000 dollars », explique-t-il. Selon lui, les policiers de la SQ ne connaissent pas la culture et encore moins la langue des Innus, ce qui peut entraîner des tensions comme il s’en est produit la semaine dernière.

 

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, a donné son soutien à M. Bellefleur, appelant Québec et surtout Ottawa à s’entendre afin de mettre sur pied des forces de police autochtones. Les ententes qui encadrent ces services policiers, financées à 52 % par le fédéral et à 48 % par le provincial, sont renouvelées en moyenne tous les deux ans. Il existe 55 communautés autochtones au Québec. Jusqu’au 31 mars dernier, la plupart d’entre elles avaient leurs propres forces de police. Toutefois, plusieurs de ces communautés ne sont plus desservies par une force de police autochtone, notamment depuis la fin d’une entente tripartite, en mars dernier. Les chefs souhaitent rencontrer Steven Blaney, le nouveau ministre fédéral de la Sécurité publique, à ce sujet.

 

Intervention filmée

 

La revendication n’est pas nouvelle, mais la vidéo de l’intervention musclée, largement diffusée sur les réseaux sociaux, l’a ravivée. Filmée depuis l’intérieur d’une automobile, elle montre les silhouettes de deux policiers qui tentent de maîtriser un jeune homme qui se débat. La vidéo est de mauvaise qualité, mais les policiers semblent asséner des coups de poing et des coups de matraque sur le corps et sur la tête du jeune homme. La SQ a ouvert une enquête interne pour comprendre les circonstances de cette tentative d’arrestation. Les policiers n’ont finalement arrêté personne lors de l’intervention. Le jeune homme s’en est tiré avec neuf points de suture à la tête, selon ses proches. Les circonstances entourant l’intervention demeurent floues, mais M. Bellefleur tire déjà des conclusions. « C’est de la brutalité policière », dit l’ancien policier. Une telle situation aurait pu être évitée si la réserve avait eu son service de police, dit-il. M. Bellefleur se souvient que les tensions étaient moindres, lorsque les policiers étaient tous Innus. « On se parlait montagnais, puis à chaque événement, on se comprenait », raconte-t-il.

 

Et dans une communauté où tout le monde se connaît, il lui est souvent arrivé de passer les menottes à des proches. « Même mes cousins, mes amis, je les arrêtais quand j’étais policier. […] Au début, dans la cellule, ça criait, ça sortait toutes sortes de noms, ils disaient qu’ils me haïssait », dit-il. S’il a arrêté des gens qu’il connaissait, il a aussi aidé ceux qu’ils croisent encore aujourd’hui. « Un jeune voulait se suicider. […] Le petit jeune, il est pas mort, je l’ai amené au dispensaire, il a survécu », se souvient-il. « Je le croise, puis en plus on se parle […] Je lui ai sauvé la vie en fin de compte », explique-t-il. Le jeune homme, qui est maintenant père de famille, avait mal positionné le canon de son arme et s’était blessé en tentant de se tirer une balle dans la tête. M. Bellefleur a quitté finalement la force de police en 2007, un an avant sa dissolution. Mais il est resté dans la réserve pour se faire élire conseiller de bande en 2008, puis chef en 2011. Sa communauté, qui n’est accessible que par avion ou par bateau, est défavorisée, explique-t-il. « On n’a pas de développement économique, on n’a rien, rien, même pas la mine, même pas la forêt, même pas le barrage », dit-il. La mise en place d’une force de police pourrait aussi donner quelques emplois aux nombreux jeunes de la réserve, estime-t-il.

42 commentaires
  • joseph Parenteau - Inscrit 22 juillet 2013 06 h 18

    Une autre version..

    Quand je lis une nouvelle de la sorte sans avoir l'autre version, il me semble que c'est du journalisme baclé. Suite à la lecture de cet article, j'ai fait quelques recherches pour tenter d'en savoir un peu plus. http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/autresre

    • Robert Dufresne - Inscrit 22 juillet 2013 09 h 43

      Évidemment il y a toujours deux versions à une histoire. Je suis en accord avec votre intervention.

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 22 juillet 2013 10 h 14

      Quand quelqu'un cite TVA pour comprendre un fait divers, il me semble que ce n'est pas du journalisme. Dans ce cas-ci, la source est policière en plus.

      La SQ qui se pointe sur la réserve et discute en anglais avec les Innus, c'est pas un peu comme quand les British faisaient la loi dans nos villages?

    • André Michaud - Inscrit 22 juillet 2013 10 h 28

      Merci infiniment M.Parenteau. Enfin des journalistes et un citoyen qui veulent aller au-delà des préjugés anti policiers et connaitre le contexte réel..

    • Gabriel Normandeau - Inscrit 22 juillet 2013 10 h 31

      Mais ce n'est pas un article sur l'évènement, les points chauds sont habituellement des entrevues avec quelqu'un. Tout se qui est écrit est en réponse de l'entrevue. et si vous voyez les mots qui ne sont pas cité, ils sont très vagues... Semblait... selon ses proches. rien qui dit une quelconque prise de position.

      De toute façon, il y a toujours le conseil de presse.

    • André Beaudin - Abonné 22 juillet 2013 14 h 07

      Dans l'article de TVA, cependant, on n'a évité de mentionné les nombreux coups de poing directement au visage. Qu'en est-il de ces coups? On ne parle que de l'utilisation du bâton télescopique, expression moins marquante que la classique matraque. De plus, le titre de l'article "Intoxiqué, il aurait attaqué en premier" vise clairement à défendre les policiers : Il était drogué, c'est lui qui a commencé. En gros, on a eu raison de lui balancer de puissants coups au visage, même si on ne le mentionne même pas dans notre version des faits..

  • Yves Perron - Inscrit 22 juillet 2013 06 h 47

    Une affaire Canadienne


    Un autre bel exemple de ce pays broche à foin qui n'a jamais réglé ses problèmes mais qui les envoie sous le tapis. On a tenté de faire disparaître tout ce qui n'est pas WASP sans succès et là on essaie de gagner du temps. Si les affaires Autochtones avaient été gérées par le Québec, ça fait longtemps qu'on aurait de meilleures réserves et que nous vivrions en paix côte à côte. Je vous invite à aller visiter une réserve modèle créée par Hydro Québec , le gouvernement du Québec et les cris près de Chapais: Oujé-Bougoumoo

    • Jacques Moreau - Inscrit 22 juillet 2013 11 h 05

      Dans ma lecture du BNA Act, j'ai crue comprendre que les Indiens, (autochtones) sont responsabilité du gouvernement Fédéral (exlusivement) , de même que les réserves et la création de Réserves Indiennes. Les Innus ont un bon point en leur faveur quand ils veulent tenir la SQ hord de leur territoire. Le canada "pays broche à foin" parce qu'il doit se contenter d'une loi pour administrer un ramassie de colonies; incapable de concevoir une loi contitutionnelle.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 22 juillet 2013 12 h 47

      Québec ne peut pas gérer les autochtones comme si c'était des petits lapins... Les autochtones étaient là bien avant nous et on ne peut séparer un territoire qui ne nous appartient pas. En passant, les autochtones ne nous appartient pas non plus et la SQ, c'est la police du Québec...

    • René D De Blois - Inscrit 22 juillet 2013 20 h 20

      Oui ! j'y suis aller ! extraordinaire ce village, complexe sportif dernier cri
      avec l'école Waapithtiiwewan ultra équiper, mais je n'ai jamais compris pourquoi l'école avait été construite si loin du village.

      Voilà un bon exemple, ce village n'a connu aucun suicide depuis sa construction, du moins je n'ai pas entendu parler d'un drame comme ça de là bas, ceux qui boivent vont à Chibougamau, sur la principale, ou sur le boulevard springer à Chapais, mais il y en a de moins en moins qui on ce genre de problème.

      Surtout l'hiver, il y a de l'avenir lorsqu'ils sentent qu'il y a du respect dans se qui est fait, j'ai appris a l'un deux a gérer une entreprise en informatique il y a environ 14 ans, aujourd'hui son entreprise est la plus appeler de cette région, le type ne compte pas ses heures, il aime tellement son travail, puis il enseigne aux plus jeunes.

      S'était un gros buveur, et frappait plutôt fort avec ses poings, mais il pouvait être si ivre, qu'il était facile a désorienté et prévisible, après s'être retrouver une vingtaine de fois au sol, il a voulu parler de là a débuter sa vertigineuse remoner.

      Des policier qui frappe un autoctone s'est inadmissible en 2013, les techniques de maîtrise son si répendu, qu'il y a un doute sur les réel intention de ceux ci, prouver moi le contraire, ce type de 24 ans a pu se déprendre des emprises fait sur lui, mais s'est sans doute la peur d'exagérer et les risques qui a fait que les policier on lâcher prise, se son sans doute des bleu dans la SQ.

      Il faut cesser de les voir comme des bêtes, les première nation son des être humains comme nous tous.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 22 juillet 2013 21 h 16

      Vous ne voyez pas un problème avec le concept même de réserve, M. Perron? Alors que nos ancêtres eux-mêmes signaient avec ces gens des traités de nation à nation qui reconnaissaient leur pleine souveraineté? (La Grande Paix de Montréal, par exemple).

      Hydro-Québec leurs a construit des réserves-modèles, à ces gens-là... Votre commentaire décrit noir sur blanc une structure coloniale des plus classiques, mais vous ne semblez pas y voir de problème.

  • Francois Parent - Inscrit 22 juillet 2013 07 h 34

    Non seulement cela

    Les policiers s'en donnent à coeur joie à brutaliser les personnes Innus ou non. Ils sont animés par une forme vengeance et abuse de leur pouvoir. Il n'y a qu'à penser à la grève étudiante pour s'en apercevoir. Je ne comprends toujours pas pourquoi lorsqu'il utilise leur arme il tire directement au coeur plutôt que chercher à maîtriser un individu.

    • Jacques Moreau - Inscrit 22 juillet 2013 11 h 11

      L'exemple de la grève étudiante est un piètre exemple pour faire la démonstration de brutalité policière. Par contre je suis d'accord que certain policier abuse de leur authorité. Je crois qu'un chef de police devrait enlever de la rue les policiers qui ont été jugés avoir réellement abuser de leur authorité. Chaque policier devrait aussi avoir la responsabilité de rapporter les situation ou il considère qu'un de leur confrère leur apparait comme "dangereux"; confidentiellement bien sûr.

    • Gabriel Bruneau-Langlois - Inscrit 22 juillet 2013 11 h 22

      C'est facile de critiquer le travail des policiers assi devant un écran d'orinateur... Le jour ou vous seriez confronter à quelqu'un qui vous attaque avec une arme blanche quelconque dans l'intention de vous tuer, votre premier reflex si vous aviez une arme à feu, comme celui de n'importe qui d'allieurs, serait de tirer dans la partie du corps la plus facile à toucher, soit le torse. Vous croyez que les policiers ont le temps de se demander si ils pourraient tirer dans les jambes lorsque l'agresseur est à 2 pieds d'eux? Non. Ils tirent et je ferais probablement la même chose.

    • Sylvain Auclair - Abonné 22 juillet 2013 13 h 04

      Monsiesur Bruneau-Langlois,
      La différence entre un policier et vous, c'est que le premier est censé avoir une formation adéquate. Il ne devrait pas prendre peur si on l'artaque à l'arme blanche.

    • Eric Collard - Inscrit 22 juillet 2013 18 h 42

      @Sylvain Auclair
      Justement, il reçoivent la meilleure formation disponible pour faire face à ce genre de situation. Les situations d'intervention réelles ne sont jamais idéales. Vous pensez qu'ils apprennent à esquiver les coups et à maîtriser un aggresseur à l'arme blanche en deux ou trois mouvements d'arts martiaux peut-être?? Vous écoutez sans doute trop de films américains. La réalité est toute autre.

    • Sylvain Auclair - Abonné 22 juillet 2013 21 h 22

      Monsieur Collard,
      De là à tirer pour tuer, en visant le torse, comme disait M. Bruneau-Langlois, il y a une différence, non?

    • Eric Collard - Inscrit 23 juillet 2013 08 h 15

      Bonjour monsieur Auclair,
      Un individu avec une arme blanche est une menace mortelle directe. En quelques secondes il peut foncer sur vous et infliger une blessure mortelle, peu importe s'il a été poivré, avec une balle dans la jambe, etc. Il existe évidemment une infinité de circonstances pouvant mener à ce dernier recours mais la façon de neutraliser la menace, c'est de tirer dans le centre de la masse. Le but n'est pas de tuer, mais empêcher que l'individu ne tue.

    • robert morissette - Inscrit 23 juillet 2013 09 h 42

      @ Sylvain Auclair

      Je vous cite: "Il ne devrait pas prendre peur si on l'artaque à l'arme blanche."

      Les japonais sont à mettre au point un policier-robot qui ne prendra jamais peur en cas d'attaque.
      Le plus gros problème technique à ce stage-ci c'est qu'on ne peux pas le faire reculer assez vite lorsqu'il est attaqué par plusieurs agresseurs armés à la fois. Et lorsqu'il se sent encerclé, il fige sur place en toute vulnérabilité.

      La peur, c'est ce qui produit l'adrénaline de la survie. Formation mon oeil!
      Un être humain menacé qui n'a pas peur est malade. Nos policiers sont en santé ; on n'a qu'à bien se tenir!

  • Steve Chabot - Inscrit 22 juillet 2013 09 h 56

    Un sous peuple

    Que dire d'une culture qui n'est éduquée en aucun lieu , d'une culture de laquelle sa langue , leurs langues n'est admise à aucun niveau du gouvernement , d'un peuple sous l'égide d'un gouvernement par le ministère des Affaires indiennes comme les animaux peuvent l'être sous l'égide de la SPCA ...

    ET après ça on se demande pourquoi ils ne nous aiment pas , qu'ils ont des problèmes sociaux . On leur donne quelques bonbons pour qu’ils ferment leur gueule ...


    Franchement j'ai carrément honte de ce que nous sommes comme Occidentaux quand je regarde la façon qu'on traite les premiers habitants de ce continent. Nous avons encore dans nos veines ce vieux relent colonisateur tant destructif ... Nous aimons bien parler en hypocrite de la diversité culturelle alors qu'on fait tout pour écraser des cultures propres à cette terre ......

    Ceux qui cherchent ici a avoir leur pays ... seriez-vous prêt à leur donner le leur ? Pas les intégré comme Québécois, mais qu'ils demeurent ce qu'ils sont avec leur territoire bien a eux ... seriez vous près ? Vous vous battez pour un élan colonial sans égard à ceux qui étaient là avant et vous voudriez que le conquérant vous reconnaisse comme égal a lui et qu'ils reconnaissent que vous étiez là avant ?

    ne pas les reconnaitre comme peuple fondateurs est encore de vovre dans cette mentalité méprisante colonialiste que je déteste au plus haut point .

    J'ai honte chaque fois que je regarde les rapports que nous avons avec les premières nations ... j'ai honte .


    Je me plais a dire que mon sang est irlandais et breton ... que mes ancêtres sont arrivés ici en immigrant et que cette terre est pour tout le monde et j'em**** au plus haut point les colonialistes Français comme les Anglais .

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 22 juillet 2013 12 h 48

      très bon commentaire

    • Djosef Bouteu - Inscrit 22 juillet 2013 14 h 23

      Le Québec n'est pas hypocrite dans sa défense de la diversité culturelle. Moins de réthorique anti-souveraineté, plus d'honnêteté intellectuelle svp.
      Le droit des peuples à disposer d'eux-même est bon pour les Québécois, de même que pour les Innus. Ce n'est pas un droit à géométrie variable, c'est un droit fondamental.

      L'époque des pensionnats canadiens pratiquant le génocide culturel des Amérindiens est révolue. L'innu-aimun est utilisée comme langue véhiculaire dans l'enseignement des écoles innues au premier cycle. (Son implantation dans les cycles supérieurs est une question de temps et de volonté du milieux scolaire.)

      Contrairement au francais et aux langues autochtones au Canada, les langues autochtones au Québec se maintiennent plutôt bien, à près de 90% selon le dernier recensement. (C'est plus haut que le taux de vitalité linguistique du français au Nouveau-Brunswick, alors pour la culpabilisation des Québécois, il faudra trouver autre chose.)

      Même au Nunavut les langues autochtones vont moins bien. Elle ne se maintiennent qu'à 76%, passant sous le rouleau compresseur de l'anglais.
      https://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2011/as-sa/fogs-spg/Facts-pr-fra.cfm?Lang=Fra&GK=PR&GC=62

      Je pourrais avoir honte comme vous... si je m'identifiais comme Canadien. Parce qu'en tant que Québécois, je n'ai pas à avoir honte. Mes ancêtres étaient les alliés des autochtones. À tel point qu'en anglais la Guerre de Sept Ans s'appelle la «French and Indian War» (la guerre contre les Français et les Indiens) et que les Métis sont nés de l'union des Français et des Autochtones.

      Je suis parfaitement à l'aise avec le fait que les Innus vivent d'abord en innu-aimun et gardent le français comme langue seconde. Je suis aussi parfaitement à l'aise avec le fait de devoir apprendre le montagnais (Innu) si je veux vivre à La Romaine.

      Parce que eukun eshi aiamiast ninan ute Unamen-shipit.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 22 juillet 2013 14 h 31

      Ah j'oubliais presque : Le Nunavut s'inspire de la loi 101 du Québec pour sa politique linguistique de protection de l'inuktitut.

      Ça m'inspire énormément de fierté de savoir que le Québec est un exemple de protection de la diversité linguistique pour les Inuits.

  • André Michaud - Inscrit 22 juillet 2013 10 h 21

    Au-dessus de lois?

    Ce que ces communautés demandent ce sont leurs propres policiers. Des policiers qui savent fermer les yeux sur les divers crimes dans la communauté...violence conjugale répétée (80% des femmes agressées selon la chanteuse Chloé St-Marie qui connait bien ces communautés ) , vente de drogue à des enfants...de graves problèmes très très réels qui minent ces communautés!

    Le très beau film Mesnak ( premier film amérindien au Québec) de Yves Sioui Durand relate avec réalisme ces graves prôblèmes..au lieu de les cacher et se mettre la tête dans le sable. Que faire?

    La situation des policiers dans ces communautés me fait penser à celle des soldats canadiens au Rwanda, on voit des crimes mais on ne devrait pas intervenir..si j'étais policier je refuserais de travailler dans de telles conditions.

    Est-ce vraiment souhaitable pour ces communautés ? Est-ce en fermant les yeux que l'on trouvera des solutions? Doit-on considérer ces communautés comme au-dessus des lois? Doit-on les abandonner et les laisser couler encore plus?

    C'est tellement triste... pour les enfants surtout!

    • Maxime Dion - Inscrit 22 juillet 2013 13 h 23

      @André Michaud

      <<Ce que ces communautés demandent ce sont leurs propres policiers. Des policiers qui savent fermer les yeux sur les divers crimes dans la communauté...violence conjugale répétée (...) , vente de drogue à des enfants (sic)>>

      À votre liste de préjugés, vous avez oublié de mentionner que les Indiens sont des ivrognes (sic) sur le Bien-être social (sic), comme l’affirmait l’ineffable Gilles Proulx, ce dernier étant en quelque sorte au Québec l’instigateur de la démagogie radiodiffusée anti-indienne…

    • René D De Blois - Inscrit 22 juillet 2013 19 h 34

      @André Michaud

      S'est tellement évident que les Québécois ne boivent pas, ne battent jamais leur femme, ou ne font jamais rien comme se que vous décrivez !

      Je me retiens de vous dire se que je pense de votre torchon ! Je suis un blanc qui a passer la moitié de sa vie a vivre en région éloigné et très éloigné, comme Chissassibi, Chibougamau, Puvungnituk, Wemenji, Sept-îles, Shefferville, et e peu vous dire sans le moindre doute que vos préjuger son probablement leur plus gros handicap, et si vous vous donniez la peine de vous rendre dans un de leur village avec un esprit correct, votre attitude changerait à 180 degré.

      Comment décrire la simplicité, et le fait qu'ils ont une identité qui se compare aux Québécois, ils sont un peu comme des Québécois sur une autre planète qui doivent composer avec des être qui font les choses autrement, pas mieux qu'eux, mais avec des moyens technologique très différente.

      Un exemple qui n'arrivera pas, la chine décide que deux milliards de personnes s'est trop pour la taille de la chine et envahi le canada, vous vous retrouver avec un milliards de chinois autour de vous, vous devrez composez avec ce problème sans pouvoir contre, donc apprendre le mandarin, ensuite fini la pension de vieillesse vous devez travailler ou mourir de faim, on prend vous enfants on les rentre de force dans une institution et ils doivent oublier la langue maternelle et apprendre celle de la majorité, mais la majorité on des tabous sur les Québécois, ils ne son pas travaillant, mal élever, boivent de la bière des ivrognes, etc...

      On ne vous embauche pas parce que vous êtes Québécois, donc pas fiable pour travailler les 18 heures par jour comme les chinois, on abus de vous sur tout les aspects, justice, location de logement, travail ...

      Et tout ça vous le savez durera jusqu'à votre mort ! combien vont tenir le coup ? chez vous ! votre famille ? des jeunes qui se suicide à chaque mois qui passe ...

      Et bien vos préjuger font ça ! vous êtes ses

    • robert morissette - Inscrit 23 juillet 2013 09 h 50

      Il y a certains amérindiens et certains autres. Comme le reste des québécois, ils ont leur mafia et ils ont aussi leurs honnêtes gens.

      Les commentaires précédents visent sans nuances des acteurs différents et il me semble qu'on argumente sur des sujets appliquables à des groupes tout aussi différents.