Lac-Mégantic: la SQ considère dorénavant comme décédés tous les disparus

Les familles éprouvées ont écouté Edward Burkhardt, le grand patron de la société mère de la Montreal, Maine & Atlantic Railway, de passage à Lac-Mégantic ce mercredi.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Les familles éprouvées ont écouté Edward Burkhardt, le grand patron de la société mère de la Montreal, Maine & Atlantic Railway, de passage à Lac-Mégantic ce mercredi.

Lac-Mégantic — La catastrophe ferroviaire à Lac-Mégantic a pris une tournure encore plus dramatique mercredi alors que la Sûreté du Québec (SQ) considère dorénavant « décédées » toutes les personnes listées comme disparues jusqu'à maintenant. De plus, cinq autres corps ont été retrouvés, portant le total à 20.

La SQ a cependant revu à la baisse le nombre de personnes manquant à l'appel: le compte est passé d'une soixantaine mardi, à environ 50 mercredi. Mais les policiers n'entretiennent plus l'espoir de les retrouver vivantes.
 
C'est en raison de la progression de son enquête que la SQ est désormais en mesure d'en arriver à cette conclusion, a déclaré l'inspecteur Michel Forget en conférence de presse mercredi.
 
Il a aussi annoncé qu'une première victime avait été identifiée par les coroners et que ses proches avaient été avisés. Il n'a toutefois voulu fournir aucun détail à ce sujet.
 
De son côté, le Bureau du coroner espère encore retrouver d'autres corps.
 
Les familles des 50 personnes disparues et considérées comme mortes ont toutes été rencontrées mercredi après-midi par des policiers, a indiqué la SQ.
 
Les autorités ont déclaré qu'elles considéraient le site de l'accident comme une «scène de crime».
 
L'inspecteur Forget dit avoir discuté avec les procureurs de la Couronne de plusieurs aspects qui pourraient mener au dépôt d'accusations criminelles. Cette décision revient toutefois au bureau du directeur des poursuites criminelles et pénales, a-t-il souligné.
 
Le Bureau de la sécurité des transports a également ouvert une enquête sur la tragédie.

Par Stéphanie Marin
1 commentaire
  • Gilles St-Pierre - Abonné 10 juillet 2013 21 h 44

    Sympathie et générosité

    Il n'existe pas de mot pour exprimer tout notre chagrin et notre sympathie à tous ces gens qui sont touchés par cette terrible tragédie de Lac-Mégantic.
    C'est tout le Québec qui est en deuil et cela peu importe nos origines, notre culture ou quelconque orientation, c'est à travers un tel grand malheur que notre empathie fait l'unanimité.
    Nous ne pourrons jamais remplacer ceux qui sont partis et ils manqueront à jamais à cette petite communauté, mais à travers eux nous sommes tous témoin de la grandeur de ces gens qui restent aujourd'hui pour rebâtir leur vie, ces gestes de courage dont ils font preuve nous touchent tous au plus haut point.
    Merci à tous ceux qui ont collaboré et qui collaborent encore à combattre ce désastre tel que pompiers, policiers, tous les bénévoles et la Croix Rouge, etc. ainsi qu'à Mme Marois qui a immédiatement libéré des fonds de $60 millions pour contribuer à rebâtir ce coin de pays sinistré.
    À nous maintenant de contribuer et d'envoyer entre autres nos dons à la Croix-Rouge qui s'engage de son côté à les destiner à bon port, peu importe le montant le geste est des plus généreux et est souvent le meilleur moyen pour nous de démontrer et d'affirmer notre soutien car ces gens en ont grandement besoin.
    De notre côté, il nous appartient maintenant de faire l’examen de ces évènements. Il y aura probablement procès après enquêtes, mais nous aurons aussi à revoir de ce qui en est des voies ferroviaires qui ont changé totalement de vocation depuis l’avènement du transport des produits dangereux en si grande quantité. Cette triste catastrophe nous oblige à nous informer sur ce qu’on nous a encore caché, surtout au ministère du Transport fédéral qui fait le « chien mort » depuis vendredi dernier. Encore une fois nous devons nous rendre à l’évidence que ces gens à qui nous confions des mandats pour la gestion et le développement de notre société ne font pas le travail auquel nous nous attendons soit par incompétence ou pour des intérêts personn