Manifestation des garderies privées contre les coupes de Québec

L'Association des garderies privées du Québec estime que ces compressions représentent une erreur fiscale et néfaste pour l'économie du Québec.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir L'Association des garderies privées du Québec estime que ces compressions représentent une erreur fiscale et néfaste pour l'économie du Québec.

L'Association des garderies privées du Québec (AGPQ) est revenue à la charge et demande à Québec de reculer sur les compressions de 15 millions infligées au réseau des garderies subventionnées.

Des manifestants se sont réunis samedi devant les bureaux de la première ministre Pauline Marois à Montréal, pour dénoncer les coupes de la ministre de la Famille, Nicole Léger.
 
Le président de l'Association, Sylvain Lévesque, soutient que ces compressions affecteront grandement la qualité des services offerts et mettra en péril le réseau.
 
L'Association estime que ces compressions représentent une erreur fiscale et néfaste pour l'économie du Québec. M. Lévesque fait valoir que les garderies privées génèrent d'importantes sommes dans l'économie étant donné les frais d'impôts et de taxation assumés par les propriétaires privés, comparativement à ce qui prévaut dans les Centres de la petite enfance (CPE).
 
Selon M. Lévesque, les garderies subventionnées réussissent de peine et de misère à cumuler des bénéfices de 100 000 $ par année, avant imposition. Il rappelle que les garderies privées retournent à l'État plus de 30 millions par année, ce qui n'est pas le cas des CPE.
 
Il déplore que la ministre Léger se montre intraitable et refuse d'entendre les solutions mises de l'avant par son association.
1 commentaire
  • Solange Bolduc - Inscrite 11 mai 2013 21 h 32

    Peut-on passer à l'essentiel ?

    Au téléjournal, j'ai entendu, lors de la manifestation contre les coupes du gouvernement dans les CPQ, quelqu'un qui disait :

    "Les fêtes d'enfants, couper les gâteaux des fêtes d'enfants, c'est pas juste !"

    C'est aberrant d'entendre un tel argument, alors que ce qui devrait être la priorité c'est le bien-être de l'enfant, et l'éducation.

    Et pourtant quelqu'un d'autre disait : "L'éducation , ça commence en service de garde!"

    En ces temps difficiles, où tout le monde doit se serrer la ceinture, on va jusqu'à demander au gouvernement de payer pour absolument tout, et même pour les petites gâteries qui n'ont rien à voir avec la mission des CPE!

    Les parents ne pourraient-ils pas offrir ou faire un pâteau spécial à leurs enfants au lieu de demander au gouvernement de payer pour ça ?

    Cet exemple peut sembler banal, mais c'est loin de l'être! Car, cela démontre où on en est rendu aujourd'hui avec les demandes gouvernementales : Tout nous serait dû, même les gâteaux d'anniversaire pour les enfants, alors que l'on pourrait mettre cet argent sur des choses vraiment essentielles ! Et quelle éducation on donne aux enfants !

    Quelles valeurs est-on en train d'inculquer aux enfants? Assez superficielles, je pense ! Ne faudrait-il pas penser, en ces temps de vache maigre, aux besoins essentiels des enfants ? Un gâteau , c'est loin d'être essentiel ! un enfant peut être heureux sans cela !