Logement social - Le FRAPRU manifeste contre les coupes fédérales

Québec - Une manifestation pour réclamer la poursuite des subventions fédérales à 127 000 logements sociaux existants s'est tenue samedi après-midi à Québec, à l'invitation du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

Ces subventions, accordées depuis des décennies par Ottawa, doivent se terminer graduellement au cours des années 2014 et 2015, ce qui pénalisera les locataires à plus faibles revenus qui y demeurent, selon l'organisme.
 
Sur les 127 000 logements sociaux concernés, près du tiers reçoivent des subventions directement de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).
 
Le FRAPRU affirme que les loyers de ces personnes moins nanties risquent d'augmenter considérablement avec la fin de ces subventions. Dans certains cas, le coût du logement pourrait doubler et même tripler. Toutes les habitations à loyer modique (HLM) et une grande majorité des coopératives d'habitation et des logements gérés par des organismes sans but lucratif (OSBL) seront touchés.
 
Une rencontre est prévue le 23 mai à Ottawa entre le ministre québécois des Affaires municipales et responsable de l'Habitation, Sylvain Gaudreault, et la ministre fédérale responsable de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, Diane Finley.
 
Le porte-parole de FRAPRU, François Saillant, se dit peu optimiste de voir le gouvernement fédéral reculer dans ce dossier. Il souligne qu'Ottawa s'est montré inflexible jusqu'à présent, réfutant les arguments des contestataires.
 
La manifestation de samedi a sillonné les rues des quartiers Saint-Sauveur et Saint-Roch où l'on retrouve le plus grand nombre de logements sociaux dans la ville de Québec.
 
Les manifestants sont venus de différentes régions du Québec dont Montréal, la Montérégie, l'Estrie, la Mauricie et le Saguenay-Lac Saint-Jean.
2 commentaires
  • Dominic Lamontagne - Inscrit 12 mai 2013 18 h 34

    ???

    Si les gens n'ont pas les moyens de se payer un logement, le problème est peut-être ailleurs???

  • Suzanne LaBrie - Inscrit 13 mai 2013 13 h 33

    C'est qui Ottawa ? ... et Québec tant qu'à y être ?

    Qui est derrière le concept abstrait que sont les mots OTTAWA et QUÉBEC ?

    Derrière le OTTAWA et le QUÉBEC inflexibles dont on parle ici et ailleurs, il y a des personnes. Il y a de vraies personnes en chair et en os qui mangent, qui dorment, qui baisent, qui vont chez le coiffeur, qui conduisent une voiture, qui prennent des vacances partout sur la planète et, pour la plupart, qui aiment leur mère et leurs enfants !!!

    Autant à Ottawa qu’à Québec, il y a quelque part des personnes qui sont «imputables*» des décisions «dites inflexibles» (coupures, réductions, chasse aux fraudeurs à +/-100$) ... imputables des décisions qui ruinent le-peu-de-vie-décente des plus pauvres en évitant de nuire à l’enrichissement des plus riches. Derrière les décisions imposées par les éluEs, il y a donc des personnes (probablement bien payées) qui PONDENT ces programmes insensés d’économie de bouts de chandelles.

    Qui sont-ils ces fidèles et insensibles tâcherons du système qui continuent de dormir la nuit, etc. ?

    ... Quoi qu’il en soit, j’ai parfois une fantaisie pour ne pas dire un fantasme. Toutes ces personnes-anonymement-imputables deviennent soudainement conscientes de l’impact de leurs plans machiavéliques et des décisions politiques grotesques qui en découlent et elles deviennent lucides. Elles deviennent «socialement lucides». Et elles refusent de se rendre complices de cette opération de destruction massive visant à éliminer la pauvreté par l’éradication des pauvres. Et elles cessent d’imaginer ces programmes d’économies de bouts de chandelles aussi impitoyables que ridicules.

    Mais pour cela, il faudrait que ces personnes imputables cessent d’avoir peur de perdre les privilèges que les pauvres n'ont pas, c'est-à-dire :: 1) avoir du travail, 2) gagner un salaire décent et 3) dépenser l’argent honorablement gagné pour répondre à leurs besoins élémentaires et à ceux de leur famille ... tout en faisant rouler l’économie.

    *imputabilité :: possibiité d’attribuer à un