De bonnes nouvelles pour Le Devoir

La croissance de la diffusion du Devoir se maintient de semestre en semestre depuis plusieurs années, à l’inverse des autres quotidiens canadiens.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La croissance de la diffusion du Devoir se maintient de semestre en semestre depuis plusieurs années, à l’inverse des autres quotidiens canadiens.

La diffusion du Devoir a connu pour le semestre terminé le 31 mars une croissance de 4,7 % pour ses éditions de semaine et de 5,5 % pour celle du week-end. Ces données sont tirées du dernier rapport d’audit réalisé par Alliance for Audited Media, la société chargée de vérifier la diffusion de la plupart des quotidiens et périodiques en Amérique du Nord.

La croissance de la diffusion du Devoir se maintient de semestre en semestre depuis plusieurs années, à l’inverse des autres quotidiens canadiens. En semaine, sa diffusion moyenne est de 32 432 exemplaires et le samedi, de 52 007 exemplaires. Depuis 2005, il s’agit d’une progression de 23 %.


Pour sa part, le Print Measurement Bureau, qui prend la mesure du lectorat des périodiques canadiens, attribue au Devoir, dans son rapport du printemps 2013, un nombre cumulatif de 446 000 lecteurs par semaine, en hausse de 7,5 %.


Ces résultats soulignent non seulement la fidélité du lectorat du Devoir, mais aussi sa capacité à recruter de nouveaux lecteurs. Cela vaut aussi pour le Web, la fréquentation du site LeDevoir.com atteignant en moyenne 1,2 million de visiteurs uniques par mois.


À Montréal, le quotidien anglophone The Gazette enregistre une baisse importante du nombre d’exemplaires vendus. En semaine, sa diffusion totale a diminué de 12 % et n’est plus que de 105 983 exemplaires. Ce nombre comprend toutefois quelque 35 000 exemplaires vendus au rabais (à moins de 50 % du prix régulier) ou distribués gratuitement par des tiers. Pour certains quotidiens, c’est là une façon de maintenir leur diffusion ou encore d’afficher des augmentations.


Le quotidien La Presse maintient sa diffusion totale en semaine à 215 715 exemplaires, ce qui comprend quelque 54 000 exemplaires vendus au rabais ou distribués gratuitement. Le samedi, sa diffusion totale est de 262 872 exemplaires, en baisse de 3 %.


À Québec, Le Soleil enregistre de légères hausses pour ses éditions du samedi et du dimanche, mais une baisse la semaine, où il affiche une diffusion de 77 067 exemplaires.


Dans le reste du Canada, il n’y a que The Globe and Mail qui connaît une croissance de sa diffusion totale. En semaine, celle-ci est de 332 311 exemplaires, un bond de 12 % qui s’explique là aussi par la distribution gratuite de quelque 40 000 exemplaires chaque jour.

 

Bernard Descôteaux, Directeur du Devoir

12 commentaires
  • Georges LeSueur - Inscrit 4 mai 2013 08 h 38

    Bravo !

    C'est franc, loyal et sympathique de dire les faits tels qu'ils sont.
    Les quotidiens ne sont plus comme autrefois ceux qui annoncent la nouvelle. On les lit pour la diversité de sujets abordés, pour leurs chroniques, le sport, les éventuels articles de fond. Pour la curiosité de trouver justement ce qui nous distraira ou nous surprendra.
    Et puis aussi finalement, le journal jouera un rôle plus domestique et classique en préservant la table du bricolage, à emballer un objet fragile, ou en nous aidant à allumer le foyer ! Et retrouver et lire un vieux journal oublié au fond d'une valise est une surprise !

    L'ordinateur ne remplacera jamais le journal ni le livre.
    Le contact avec le papier, son odeur, la facilité de transport, l'annotation à y placer, l'article à découper, les tablettes et autres gadgets modernes ne les remplaceront pas car ils n'ont pas ce côté unique et traditionnel qu'on aime. Ce côté sympa que n'a pas l'écran froid.

  • François Beaulne - Abonné 4 mai 2013 08 h 39

    Félicitations

    Voici une bonne nouvelle puisque depuis sa fondation au début du siècle dernier par Henri Bourassa le Devoir a toujours joué une rôle incontestable de chien de garde de la nation québécoise et des francophones hors Québec. C'est d'ailleurs en réaction à l'infâne Réglement 17 en Ontario interdisant pendant près de 20 ans l'enseignement du Français et en Français dans cette province que M. Bourassa avait décidé d'accélérer la création de son journal.
    Dans un contexte où l'enseigment de l'histoire est remis en question, où Harper veut s'ingérer sur la façon dont l'histoire est enseignée, y compris au Québec, il est réconfortant d'apprendre que le tirage du Devoir a augmenté. Comme le disait si bien René Lévesque, lui-même journaliste haut calibre: "L'Information c'est la Liberté!".

  • François Dugal - Inscrit 4 mai 2013 09 h 10

    Proverbe anglais

    «Quality endures after the price is forgotten» (La qualité perdure après que l'on a oublié le prix); slogan publicitaire des automobiles Rolls-Royce.
    Le journalisme de qualité est essentiel; la vie serait déprimante sans mon Devoir à chaque matin: ne lâchez pas!

  • Denis Paquette - Abonné 4 mai 2013 09 h 49

    Merci

    Félicitation M'Descoteaux, vous faites la preuve que faire de l'information objective est possible. Que lorsque l'information est bien faite les gens en redemande. Quel beau rayon de soleil en ce samedi de mai et nous encourage et nous dit que tout n'est pas perdu .

  • Gaston Carmichael - Inscrit 4 mai 2013 09 h 53

    Des félicitations s'imposent!

    Ce succès s'explique par la qualité du produit, plutôt que par quelqu'artifices de marketing.

    Bravo à tous les artisans du Devoir.