Arrestations de masse - Québec solidaire demande l’intervention du gouvernement

Plus de 200 manifestants ont été interpellés dès les premières minutes d’une manifestation organisée à Montréal vendredi pour commémorer le printemps érable.
Photo: Marie-Hélène Tremblay - Le Devoir Plus de 200 manifestants ont été interpellés dès les premières minutes d’une manifestation organisée à Montréal vendredi pour commémorer le printemps érable.

L’application d’un règlement municipal ne devrait pas avoir préséance sur la Charte québécoise des droits et libertés, a plaidé samedi Québec solidaire, qui dénonce vertement l’arrestation de masse survenue vendredi soir, alors que plus de 200 manifestants ont été interpellés dès les premières minutes d’une manifestation organisée à Montréal.

La candidate défaite de Québec solidaire dans la circonscription de Sainte-Marie -Saint-Jacques, Manon Massé, joint sa voix à celles d’autres organisations et demande l’intervention du gouvernement Marois, l’exhortant à « réhabiliter le droit de manifester » et à « empêcher les arrestations de masse ».


Elle interpelle également les partis municipaux, suggérant l’abrogation du règlement qui oblige les organisateurs des manifestations à dévoiler à l’avance leur itinéraire.


Depuis quelques semaines, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) invoque tôt le règlement municipal P-6 et, plutôt que d’attendre que des méfaits soient commis, procède promptement à des arrestations. Et le montant de l’amende est élevé : 637 $. Comme ce fut le cas lors de la manifestation contre la brutalité policière, le 15 mars dernier, la manifestation de vendredi soir n’a tout simplement pas eu lieu puisque les policiers ont procédé à des interpellations avant même que les manifestants ne quittent le lieu de rassemblement et sans que des méfaits aient été commis.


En entrevue à La Presse canadienne, vendredi soir, un porte-parole du SPVM, le sergent Jean-Bruno Latour, a déclaré que la Charte « permet la liberté d’expression, mais pas la liberté de manifestation ».


Intimidation policière?


Les organisateurs de la manifestation étudiante de vendredi soir, à Montréal, jugent qu’ils ont été victimes d’intimidation policière.


Daniel Crespo, porte-parole de l’Association facultaire des étudiants en science politique et droit de l’UQAM, en lien avec l’ASSE, estime que les policiers ont changé leurs tactiques. Auparavant, les manifestants jouissaient d’une certaine tolérance avant l’intervention des forces de l’ordre.


Daniel Crespo croit qu’il s’agit d’une manière de décourager tout mouvement de contestation.


L’Association reconnaît que donner le trajet de la manifestation pourrait sans doute éviter les arrestations préventives, mais les votes obtenus en assemblée générale empêchent de le faire. Les membres prétextent qu’une telle collaboration pourrait se retourner contre les manifestants et risquerait de se traduire par des arrestations de masse. Des discussions stratégiques auront lieu dans les prochaines semaines afin de revoir les moyens de pression utilisés pour faire passer le message des étudiants.


L’absence des fédérations collégiale et universitaire n’est du reste pas perçue comme un problème ou un facteur de démobilisation.

44 commentaires
  • Carole Dionne - Inscrite 25 mars 2013 00 h 48

    Ai-je le droit de le dire ?

    Oui à la manifestation. Mais la liberté de l'un finit où celle de l'autre commence. Sinon, pourquoi n'aurais-je pas plus de droits que d'autres? Je suis libre de manifester mais les commerçant sont libre d'avoir des clients dans une rue qui n'a pas l,air de chant de bataille. Pourquoi l'étudiant ou quiconque aurait le droit de perturber le commerçant qui veut vendre? Si le commerçant bloquait les entrées d'université comme contestation, cela brimerait les étudiants qui ont droit à leur cours.

    • Julien Villeneuve - Abonné 25 mars 2013 10 h 07

      Une manifestation de quelques millers de personnes prend moins de cinq minutes à passer un point. Si le centre-ville a l'air d'un champ de bataille, désolé, mais c'est parce que le SPVM est passé par là.

    • Patrick Boulanger - Abonné 25 mars 2013 10 h 31

      «Je suis libre de manifester mais les commerçant [sic] sont libre [sic] d'avoir des clients dans une rue qui n'a pas l,air de chant [sic] de bataille. (Mme Dionne) » ?

      Même avec un itinéraire transmis aux policiers il peut y avoir des débordements Mme Dionne.

    • Pascale Bourguignon - Inscrite 25 mars 2013 10 h 41

      Vous voulez dire, par chant de bataille, par exemple l'Internationale ?

      Foule esclave, debout ! debout !
      Le monde va changer de base :
      Nous ne sommes rien, soyons tout.

      C'est ça ?

    • Patrick Boulanger - Abonné 25 mars 2013 11 h 30

      Réponse à M. Villeneuve

      « Si le centre-ville a l'air d'un champ de bataille, désolé, mais c'est parce que le SPVM est passé par là. (M. Villeneuve) » ?

      Le SPVM est loin d'être irréprochable M. Villeneuve, mais c'est aussi le cas de certains manifestants lors de certaines manifestations montréalaises. Il faut faire attention au manque de nuance lorsqu'on s'intéresse à cette question-là.

    • Carole Dionne - Inscrite 25 mars 2013 13 h 23

      @ M Julien Villeneuve

      Êtes vous un spécialistes ds foules? Vous résumez le tout à 5 minutes. Quant au SPVM, je n'ai pas vu d'agent lancer toutes sortes de choses sur les édifices, etc. AH oui, les agnets provocateurs. Donc, les autres gens sont des suiveux!!!

    • Robert Séguin - Inscrit 25 mars 2013 15 h 02

      Selon vous, madame Dionne, une manifestation n'est en réalité qu'un rassemblement de gens violents, mais bridés, qui n'attendent que le premier lancer de pierre pour laisser libre cours à leurs pulsions destructrices ?

      Votre argument qui semble être fondé sur cette idée trouve un certain sens dans l'absolu. En effet : quiconque commet un crime doit en subir les conséquences légales. Ainsi, les « suiveux » ne doivent bénéficier en aucun temps du bénéfice de la déresponsabilisation par la masse.

      Cependant vous semblez confondre les terme « manifestation » et « émeute ».

      Une émeute est un soulèvement populaire violent sans direction apparente s'accompagnant de luttes et de combats.

      Dans une manifestation, des gens prennent syboliquement la place publique afin de faire valoir leur point de vue, de façon pacifique. Bien que plusieurs personnent considèrent cet acte illégal, il s'agit bel et bien d'un exercice démocratique visant à engager un dialogue politique. Des actes criminels peuvent survenir lors d'un tel rassemblement et il importe de les traiter judiciairement. Cependant ces crimes ne sont pas commis par la foule, comme un seul corps, mais bien par des individus formant ce corps. Se servir du crime des uns pour arrêter tous les autres est un acte de répression et entache sérieusement le processus démocratique à travers lequel existe notre société.

      Les agnets provocateurs, comme vous les appelez, sont des personnes dont la fonction officieuse est de commettre des actes criminels afin de légitimer l'utilisation de la force, par les services de maintien de l'ordre, sur l'ensemble des manifestants.

      Cette pratique est honteuse et anti-démocratique puisqu'elle entraine souvent l'arrestation et la mise à l'amende de personnes innocentes et qu'elle empêche l'ouverture d'un dialogue politique.

    • Carole Dionne - Inscrite 25 mars 2013 16 h 46

      @ Robert Séguin

      Je n'ai jamais parler d'émeute. Je répète: la charte des droits et libertés existe pour tout le monde, dont les commerçants, les personnes habitants les secteurs concernées.

      Souvent, la FTQ, la CSN, et d'autres mouvements populaires manifestent souvent à Montréal sans jamais d'arrestation. Peut-on l'expliquer? Donc, comme vous êtes à même de le cosntater, ce sont des manifestations auxquelles j'ai déjà participé à titre de syndiquée. Arrêtez de confondre violence et manifestation.

  • Roland Guerre - Inscrit 25 mars 2013 04 h 03

    Libertés fondamentales

    La première étape repose sur l'abrogation de la loi scélérate, des règlements municipaux qui s'en nourrissent. La deuxième précisera la Charte. La troisième sera consacrée à la formation des policiers, qu'il faut repenser. La liberté de manifester est une liberté fondamentale : les pouvoirs publics doivent veiller au respect de cete dimension des déclarations des droits, de la Charte. Les policiers doivent apprendre la hiérarchie des lois.

  • Franck Perrault - Inscrit 25 mars 2013 06 h 12

    Quelle belle démocratie!

    "La Charte permet la liberté d'expression mais pas la liberté de manifestation."
    Ca fait peur quand dans une société, notre liberté à manifester est à ce point restreint. On n'a même pas commencé à marcher pour faire entendre nos positions que l'on nous arrête, nous flanque de 637 dollars d'amende, histoire de nous faire peur, et que surtout l'envie de manifester ne nous reprenne pas.
    Bienvenue au Canada! Bienvenue au Québec! Est-ce la même politique répressive?
    Où en est-on de ce beau projet de pays, un pays LIBRE?!!!

    • J-F Garneau - Abonné 25 mars 2013 09 h 15

      Votre liberté de manifester n'est en rien restreinte. Cependant pour le bien commun, il y a certaines règles et certaines balises. D'aucuns soutiennent que ces règles (et lois) sont inacceptables. D'autres, dont je suis, considèrent tout à fait raisonable la demande de fournir un itinéraire (point principal à déclarer la manif illégale).

      Par exemple hier , à Paris, "...plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour protester contre le mariage homosexuel." a rapporté Le Monde, ajoutant : "La mise en place du parcours s'est avérée plus que chaotique et n'a été communiqué que tard jeudi soir. Les organisateurs espéraient ainsi "une meilleure visibilité sur le nombre des participants" et un "effet de masse" maximum."

      Il se trouve qu'à Paris, et en France en général, il faut donner un pré-avis de 3 jours et fournir son itinéraire. Entres autres. Et devinez quoi? Les manifestants le font.

      De plus, les organisateurs de la manif d'hier à Paris ont lancé des appels réguliers au calme, via haut-parleur. Les écrans géants qui jalonnaient le parcours relayaient également ce message : "N'essayez pas de déborder, c'est inutile, périlleux et illégal"."

      Un appel au calme des organisateurs... disant que c'est "inutile, périlleux et illégal" de déborder le parcours convenu... tiens donc! On ne se réfugie pas derrière le "c'est pas dans mon mandat" lu ci-haut.

      Je ne crois pas que les français, et les parisiens en particulier, considèrent ceci comme une "politique répressive". Le peuple français est mature et conscient que son droit de manifester (selon toutes apparences utilisé pas mal) est aussi assorti d'obligations, si simples soient-elles.

    • Carole Dionne - Inscrite 25 mars 2013 09 h 35

      On joue sur les mots

      "La liberté de manifester est restreint". D'autres disent, que le liberté de manisfester est stopper. La charte des libertés existent aussi pour les commerçants qui veulent avoir la même liberté de recevoir des clients dans la paix, des citoyens qui veulent avoir la tranquilité d'esprit , etc. La charte des droits et libertés existe pour tous les citoyens, pas seulement pour les manifestants.

    • Mathieu Massicotte - Inscrit 25 mars 2013 11 h 42

      Tout d'abord, oui la liberté de manifester EST restreinte. S'il est vrai que l'itinéraire n'a pas souvent été fourni, lorsque les organisateurs ont pris l'initiative de la faire, comme ce fus le cas à une reprise la semaine passée, les policiers ont tôt fait de l'ignorer et ont procédé à des arrestations préventives qui vont à l'encontre de la charte des droits, qui sont ILLÉGALES en vertu du droit international et qui ont été dénoncé à plusieurs reprises par L'ONU. Le droit de faire du shopping n'est pas garanti par la charte, madame Dionne, pas plus que votre droit d'écouter TLMEP dans un silence parfait. Le droit de s'associer publiquement et de manifester son opinion politique, lui l'est. Enfin, la répression dont il est question ici n'a strictement rien à voir avec le fait de donner ou non l'itinéraire. Je vous invite à lire les nouvelles avant de raconter n'importe quoi. La répression dont il est question concerne le fait qu'on écrase une manifestation sans même qu'elle n'ait commencé, qu'on attaque les manifestants avec une violence inouie qui n'est aucunement justifiée, que ces interventions sont des interventions à caractère politique (dans un état de droit, la police DOIT demeurer apolitique, sinon, nous ne sommes plus en démocratie), et que tous ces débordements policiers ne sont permis qu'en vertu d'un simple règlement municipal. QS affirme avec raison qu'aucun règlement municipal ne peut avoir préséance sur la charte des droits, et ce, peu importe si ça dérange les petits banlieusards d'esprit qui sont dérangés dans leur volonté de se rendre chez H&M en toute quiétude.

    • Patrick Boulanger - Abonné 25 mars 2013 12 h 43

      Réponse à M. Garneau

      « Votre liberté de manifester n'est en rien restreinte. (M. Garneau) » ?

      L'obligation de donner l'itinéraire restreint bel et bien la liberté de manifester M. Garneau.

    • J-F Garneau - Abonné 25 mars 2013 17 h 25

      @M Boulanger tout autant que de d'utiliser des propos haineux la restreindra.
      Donc oui, de façon sémantique elle est restreinte.
      De même que la liberté d'expression est balisée , la liberté de manifester l'est tout autant.

    • Denis Desmeules - Abonné 25 mars 2013 18 h 00

      Monsieur Garneau, j'ai bien peur que se que vous appelez manifestation ne soit en réalité qu'une parade.

    • J-F Garneau - Abonné 26 mars 2013 02 h 34

      Monsieur Desmeules, fort bien. Les français ont tenu une belle parade dimanche alors dans les rues de Paris, ayant fourni l'itinéraire de la leur 3 jours à l'avance et ayant suivi cet itinéraire.

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 25 mars 2013 06 h 22

    Que répondre ???

    « que la Charte « permet la liberté d’expression, mais pas la liberté de manifestation ». (La Presse canadienne citant Jean-Bruno Latour, porte-parole, SPVM)

    De cette déclaration, incendiaire ?, cette question de droit :

    Si la Charte ne la permet, la liberté de manifester est-elle interdite au Québec ?

    Que répondre ??? - 25 mars 2013 -

    • Daniel Bérubé - Abonné 25 mars 2013 10 h 51

      De forte chance que la réponse soit:

      " Effectivement, cette dite liberté de manifester est interdite si les trajectoires ne sont pas révélées... "

    • J-F Garneau - Abonné 25 mars 2013 11 h 49

      Comme la liberté d'expression est restreinte si on tient des propos haineux,
      Comme la liberté de se promener librement dans la rue est restreinte si on le fait tout nu,
      Comme la liberté de conduire sa voiture est restreinte si on veut aller à 200km/h,
      Comme la liberté de jouir de sa résidence est restreinte si on joue du heavy metal à tue tête à 4h du matin,

      Certes nous vivons une époque focalisée sur les "droits" , mais notre société oublie que la jouissance de ces droits entraîne des responsabilités et des devoirs.

      Extrapoler que l'obligation de divulguer un parcours pour une manifestation équivaut à empêcher la manifestation n'est que le fruit de la mauvaise foi.

      Plusieurs grandes villes du monde ont des Lois sur les manifestations sur le domaine public, c'est pas comme si avait inventé ça.
      À Paris, 3600 manifestations diverses ont lieu par année (soit 10 par jour en moyenne) avec un règlement prévoyant que les organisateurs doivent remplir un formulaire où sont indiqués leur identité, le lieu du rassemblement ou l'itinéraire prévu, la date de la manifestation ou encore l'estimation du nombre de participants. Organiser une manifestation sans déclaration ni autorisation préalable est passible de six mois d'emprisonnement et 7500 euros d'amendes. Et même si la demande d'autorisation doit se faire de trois à quinze jours avant la date de l'événement et q'un rendez-vous en préfecture est nécessaire, ça n'a l'air de brimer personne!

    • Gabriel Auclair - Inscrit 25 mars 2013 17 h 11

      Elle n'est pas interdite, elle n'est juste pas garantie.

    • Marie-Ève Mathieu - Abonnée 25 mars 2013 17 h 29

      Monsieur Garneau,
      La règle p-6 contre le port des masques et l'obligation de donner son itinéraire ne date que de l'an dernier. Nous ne sommes pas à Paris ici, alors inutile de parler de la juridiction qui est en cours là-bas, ce n'est pas la nôtre. Il y a plein d'Hindous qui vont se purifier dans le Gange, ici on ne pratique pas la purification dans les eaux du fleuve, surtout pas l'hiver. On se demande pourquoi...
      Ce règlement donc a été voté dans la précipitation et était complémentaire de la loi 12, qui, elle, a été abrogée, parce que fort illégitime. C'était une mauvaise solution pour mettre fin à une crise ponctuelle.
      Peut-être qu'il serait souhaitable que l'on donne un règlement municipal encadrant TOUTES les manifestations et pas seulement celles qui ne nous conviennent pas comme c'est le cas en ce moment, parce que l'application qu'en fait les policiers n'est pas systématique. Mais ce règlement devrait embrasser une vision large, pas seulement la perspective de la grève étudiante. Ceux qui vont manifester le 21 pour le jour de la terre, ils seront arrêtés vous croyez?

      Et par ailleurs, le fait que le règlement ait été enfreint ne justifie pas les coups de matraque, les souricières et les insultes. Vous donne-t-on des coups de bâton lorsque vous brûlez un feu rouge? Personne ne devrait être menacé dans son intégrité physique. On l'a trop fait ces derniers mois, ça m'inquiète plus que la paix dans les rues.

    • J-F Garneau - Abonné 26 mars 2013 02 h 49

      Madame Mathieu, effectivement Montréal n'est pas Paris. Pourquoi évacuer par contre la réalité que Paris "gère" bien les manifs, avec un règlement qui oblige l'identification des organisateurs et la divulgation d'un trajet? Montréal est quand même plus près de Paris que de Rishikesh et vous le savez très bien.

      "Ceux qui vont manifester le 21 pour le jour de la terre, ils seront arrêtés vous croyez?" Je crois bien que si leur itinéraire est déclaré à l'avance, non. Vous?

      Par ailleurs quant à l'application systématique par les policiers, l'autre jour j'ai eu une contravention. À 118 sur l'autoroute. Je sais que "d'habitude" on "tolère" 120km/h. Mais je connais aussi la loi.

  • Alexie Doucet - Inscrit 25 mars 2013 08 h 11

    Liberté d'expression

    -Expression: [II] Ce par quoi qqn ou qqch s'exprime, se manifeste...
    -Manifester: faire connaitre de façon manifeste. Déclarer, exprimer, montrer, révéler
    --Petit Robert
    Ainsi, selon la langue française, la liberté d'expression serait synonyme de liberté de manifestation.