Homophobie : de la tolérance à l’acceptation

La campagne annoncée dimanche par le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, s’articule autour de deux publicités télévisées présentant des couples homosexuels dans des scènes de la vie quotidienne.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir La campagne annoncée dimanche par le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, s’articule autour de deux publicités télévisées présentant des couples homosexuels dans des scènes de la vie quotidienne.

Le degré d’ouverture des Québécois à la diversité sexuelle sera mis à l’épreuve durant le mois de mars grâce à deux publicités télévisées qui seront diffusées sur les principales chaînes francophones dans le cadre d’une campagne de sensibilisation pour lutter contre l’homophobie lancée dimanche par le gouvernement du Québec.

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4 commentaires
  • German Gutierrez Escudero - Inscrit 4 mars 2013 09 h 33

    La psychologie

    Chez les sports la meilleure défense c’est-ce de l’attaque
    La psychologie dit que l’homophobie agressive nait souvent
    D‘un homosexuel caché.
    Avec une campagne à prôner cette vérité
    Il est certain que les agressions homophobes diminueront

  • Biot-Pelletier Damien - Inscrit 4 mars 2013 12 h 29

    Cette idée d'acceptation

    Je persiste à préférer l'idée de tolérance à l'idée d'acceptation. Il n'y a pour moi rien à accepter et rien à refuser dans la sexualité des autres. Ça ne me regarde pas, et je n'ai pas de jugement, favorable ou défavorable, à porter sur ce sujet.

    L'analogie de M. McCutcheon n'est à mon avis pas valide. Il affirme : "Les gens ne veulent pas que leur famille et leurs amis les tolèrent. Ils veulent être aimés, acceptés, inclus."

    Or, il y a une différence dans le traitement qu'on attend envers les gens et envers les idées. Généralement, on attend au minimum de la bienveillance entre êtres humains, et généralement de l'amour entre proches. L'homosexualité, cependant, n'est pas une personne. Je ne me sens aucun devoir moral envers l'homosexualité. Je n'ai pas à l'aimer comme j'aime mes amis. Je n'ai non plus aucune raison de la détester. Mes devoirs sont envers les gens, aussi aimerai-je mon prochain, qu'il soit homosexuels ou hétérosexuels, et l'orientation sexuelle des uns et des autres n'a rien à y voir.

    M'est avis que ces gens avides d'acceptation n'ont pas pleinement exploré et épuisé le concept de tolérance. S'ils l'avaient fait, parions qu'ils n'insisteraient pas pour que nous les acceptions *en tant que ci ou que ça*. Ils éprouveraient de la tolérance pour notre bienveillante indifférence.

    • Jean-Michel Poirier - Inscrit 4 mars 2013 18 h 32

      M. Damien, je vous invite à regarder la définition du mot tolérance dans le disctionnaire (app antidote) qui va comme suit : Respect de la liberté d'autrui, de ses manières de penser et d'agir; respect des opinions politiques et religieuses d'autrui même si on ne les partage pas.

      Je crois que vous-même vous avez dépassé le stade de la tolérance. Je pense que votre bienveillante indifférence vient de votre acception de l'homosexualité comme une réalité d'aujourd'hui.

      D'ailleur je vous en félicite.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 4 mars 2013 18 h 53

      Un petit effort, vous y êtes presque.

      Votre fille a trouvé l'amour et va se marier? Oh mais c'est merveilleux! Vous voulez qu'elle vous parle des projets de ses sentiments, etc.

      Ah mais c'est une femme qu'elle épouse.
      Bienveillante indifférence alors. Après tout ça ne vous concerne pas.

      La nuance entre tolérance et acceptation est là.