Idle No More - Les plumes rouges sortent dans la rue

L’Algonquine Widia Larivière et l’Innue Mélissa Mullen-Dupuis, cofondatrices de la section québécoise du mouvement Idle no more, qui a adopté le symbole de la plume rouge, un clin d’œil au carré rouge étudiant.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir L’Algonquine Widia Larivière et l’Innue Mélissa Mullen-Dupuis, cofondatrices de la section québécoise du mouvement Idle no more, qui a adopté le symbole de la plume rouge, un clin d’œil au carré rouge étudiant.

Le mouvement de revendications autochtones Idle No More roulait déjà depuis un moment, ailleurs au Canada, quand Widia Larivière s’est aperçue, le 10 décembre dernier, que les autochtones du Québec ne s’étaient pas encore mêlés aux manifestations.

« C’était peut-être une question de langue, plusieurs autochtones du Québec sont bilingues, ils parlent le français et leur langue autochtone, mais ne parlent pas anglais », raconte Widia Larivière, qui a par la suite cofondé la section québécoise du mouvement Idle No More, avec sa copine Mélissa Mullen-Dupuis.


Widia Larivière est une Algonquine de 28 ans qui a grandi à Québec, tandis que Mélissa Mullen-Dupuis, 34 ans, est une Innue originaire de Mingan, qui vit à Montréal depuis 10 ans. Ensemble, elles ont activé leurs réseaux sociaux, Twitter et Facebook en tête, et organisé la première manifestation québécoise d’Idle No More, au square Cabot de Montréal, le 21 décembre dernier. Le mouvement a depuis pris de l’ampleur, récolté de nombreux appuis, chez les autochtones comme chez les non-autochtones, et une nouvelle manifestation est attendue vendredi prochain, au Palais des Congrès de Montréal.


Le nom du mouvement Idle No More n’a pas encore trouvé de traduction officielle par ses supporteurs québécois. « On s’est fait proposer Finie l’inertie, ou Finie l’inaction », rapporte Widia, mais les manifestants penchent désormais plutôt pour un slogan du genre « On se laissera plus faire ! ». Le mouvement québécois a aussi adopté la plume rouge, un clin d’oeil au carré rouge des étudiants, comme symbole rassembleur de leurs revendications.


En fait, c’est en voyant les chefs autochtones tenter, en vain, d’entrer dans la Chambre des communes, alors que les députés votaient sur le projet de loi omnibus C-45, que Widia Larivière s’est sentie mobilisée par le mouvement. « Pour nous, c’était symbolique. Souvent, on n’est pas d’accord avec nos propres chefs, mais les voir se faire refuser l’entrée à la Chambre des communes, cela touchait aussi la population qui est en dessous d’eux », dit-elle.


Le mouvement Idle No More est en effet un mouvement citoyen qui rassemble à ce jour davantage d’individus indépendants que de chefs. « Le mouvement est bon pour les chefs, mais aussi pour la population autochtone », relève Mélissa. À Uashat près de Sept-Îles, par exemple, où deux femmes innues, Aniseh Vollant et Jeannette Pilot, ont entrepris une grève de la faim depuis le 1er janvier en appui à celle tenue par la chef Theresa Spence, d’Attawapiskat, à Ottawa, le conseil de bande a exprimé son appui à la chef Spence et au mouvement Idle No More.

 

Mouvement non violent


À la base, le mouvement se veut pacifique et non violent. « À la manifestation du 21 décembre, il y a des aînés qui ont empêché des jeunes de lancer des boules de neige sur les immeubles. Ces jeunes n’étaient pas des autochtones, c’étaient des gens qui s’étaient infiltrés dans la manifestation », raconte Mélissa, qui constate par ailleurs que les autochtones ne sont souvent entendus que « lorsqu’ils bloquent des routes, des ponts ou des frontières ».


Ce mouvement, donc, a la particularité de réunir des autochtones de diverses communautés, de diverses nations, au-delà de leurs différences, qui sont pourtant prononcées. Certaines nations sont inscrites dans des traités qui ne sont pas toujours respectés. D’autres n’ont pas de traité du tout. Les Cris de la baie James sont régis par la Convention de la baie James, tandis que ceux de la réserve d’Attawapiskat, en Ontario, sont sous le coup de la Loi sur les Indiens. Plusieurs problèmes, de logement ou de sous-scolarisation, se manifestent dans la majorité des communautés autochtones du pays.


Il faut pourtant faire attention, rappelle Will Nichols, rédacteur en chef du magazine cri montréalais Nation, lorsqu’on parle d’abolir la Loi sur les Indiens, considérée comme obsolète par plusieurs.


« Le problème réside plutôt dans la façon dont la loi est gérée, dit-il. D’une certaine façon, cette loi répond à des réalités culturelles, comme la propriété collective, par exemple. Cela garantit que les peuples peuvent garder leurs traditions. […] Il faut faire attention de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain […] Cela permet de préserver quelque chose pour les générations futures. »


Au cours de sa vie, Mélissa a par exemple dû repenser son identité d’autochtone. « Je ne voulais plus la limiter à celle d’Indien inscrit en vertu de la loi », dit-elle. Elle voulait plutôt la penser en termes de culture, d’histoire et d’héritage, mais aussi de réalités contemporaines.

 

Au-delà des chefs


Quant aux chefs des conseils de bande autochtones, il ne faut pas tous les mettre dans le même panier, précisent Mélissa Mullen-Dupuis et Wills Nichols. « Il y a des chefs qui méritent leur salaire et d’autres qui ne le méritent pas », dit M. Nichols.


Mélissa Mullen-Dupuis dit apprécier le travail du chef du conseil de bande de Mingan, Jean-Charles Piétacho, tandis que Widia Larivière se souvient d’un chef de la Côte-Nord qui avait donné son assentiment à l’installation de pylônes électriques contre l’avis de la population. « Mais le mouvement a ceci de particulier qu’il va au-delà de ce que les chefs représentent », dit Mélissa.


Le mouvement Idle No More veut aussi rapprocher autochtones et non-autochtones dans des causes communes, notamment dans l’opposition au gouvernement Harper. Des séances de « teach-in » sont d’ailleurs organisées d’un bout à l’autre du pays pour faire partager les enjeux du mouvement entre autochtones et non-autochtones.


« Jusqu’à maintenant, on avait tendance à opposer les Blancs et les autochtones dans une vision raciste », rappelle Mélissa. Cet état de fait est peut-être en train de changer.


« De manière générale, les groupes environnementalistes travaillent beaucoup avec les autochtones. Cela a été le cas au sujet du Plan Nord », par exemple, raconte Karel Mayrand, directeur québécois de la Fondation Suzuki, qui a appuyé la demande la chef crie Spence de rencontrer le premier ministre canadien Stephen Harper. Pour lui, le traitement accordé par Harper aux groupes autochtones ressemble à celui que le premier ministre réserve à divers groupes, dont les groupes écologistes.


Ce sont quatre femmes de la Saskatchewan, Nina Wilson, Sheelah Mclean, Sylvia McAdam et Jessica Gordon, qui s’insurgeaient contre l’ampleur et la portée du projet de loi omnibus C-45, qui sont à l’origine du mouvement Idle No More au Canada.


« Les femmes autochtones sont de grandes leaders », constate Mélissa, même si elles sont minoritaires parmi les chefs de conseils de bande. « Mais les conseils de bande sont une création du gouvernement fédéral », relève Widia. Un dicton autochtone dit qu’on perd la bataille le jour où le coeur des femmes tombe au combat. Ça ne semble pas être pour demain.

33 commentaires
  • Francois Gagnon - Inscrit 9 janvier 2013 05 h 21

    Un autre printemps qui s'anonce ?

    M. Charest a eu son printemps erable comme chant du cigne.

    Serait-ce l'annonce du printemps des plumes pour M. Harper et son chant du cigne ?

  • Guy Berniquez - Inscrit 9 janvier 2013 06 h 37

    L'impassibilité, c'est fini !

    « On s’est fait proposer Finie l’inertie, ou Finie l’inaction », rapporte Widia, mais les manifestants penchent désormais plutôt pour un slogan du genre « On se laissera plus faire ! ». La paresse des manifestants et des journalistes sur la traduction française de « Idle No More » est aberrante.

    J'ai l'impression que les amers Indiens sont complètement assimilés à la langue anglaise. Qu'il ne vienne pas revendiquer notre sympathie s'ils ne sont même pas capables de parler notre langue. La population québécoise d'expression française ne doit pas abdiquer son droit de pouvoir entendre et lire en français pour quelques causes que ce soit.

    • Eric Allard - Inscrit 9 janvier 2013 07 h 19

      Il faudrait arrêter de se regarder le nombril, et comprendre que ce mouvement va beaucoup plus loin qu'une simple question de linguistique. On parle ici d'enjeux sociaux majeurs, pourrions-nous ne pas passer pour un peuple à la vue courte dans l'histoire SVP?

    • Olivier Légaré - Inscrit 9 janvier 2013 07 h 58

      M. Berniquez, peut-être votre commentaire belliqueux aurait davantage de valeur s'il ne comportait pas de fautes de français...Vous devriez vous relire.

    • André Martineau - Abonné 9 janvier 2013 08 h 21

      Et vous ? Qu'avez-vous à proposer comme traduction de "Idle no more" ? Vous êtes aussi paresseux......Sans abdiquer notre droit de pouvoir entendre et lire en français, on peut comprendre qu'une expression dans une autre langue n'a pas de traduction littérale en français et qu'à ce moment, on peut accepter l'expression originale parce qu'elle décrit un concept défini bien qu'intraduisible. Votre position ressemble beaucoup à "Idle" sans le "no more".
      André Martineau

    • Marc Ouimet - Abonné 9 janvier 2013 08 h 22

      Que de condescendance!!! Êtes-vous seulement conscient que, pour la plupart des Autochtones, l'anglais ou le français est une langue seconde? Il vous faudrait d'abord vous ouvrir l'esprit et les oeillères avant de jouer du tambour linguistique. Avez-vous seulement compris le discours de ces jeunes femmes, qui elles-mêmes soulignent l'aspect linguistique et cherchent à franciser le mouvement? Je veux bien, moi aussi, soutenir de tous mes voeux le français au Québec, mais pas au point de l'imposer sans nuances sur le mode colonialiste. Le respect pour soi commande le respect pour les autres.

    • Steve Gatz - Inscrit 9 janvier 2013 08 h 52

      Et vous, êtes-vous capables de parler leurs langues? Êtes-vous capables de comprendre leur situation? Et félicitation pour votre jeu de mot.

    • Claude Levac - Inscrit 9 janvier 2013 09 h 04

      Du clame du calme. Les tensions sont hautes un peu partout dans notre société. Les enjeux sont énormes du point de vue social et environnemental. Le gouvernement Harper et feu Charest nous ont irrités au maximum. Et cela continuera. Ici, je dis bravo à Idle no more. Peu importe la langue. Et demain je dirai bravo à ''assez c'est assez dehors Harper!

    • Solange Bolduc - Inscrite 9 janvier 2013 11 h 00

      M. Légaré, tout le monde est sujet à échapper quelques fautes en français, et je ne crois pas que M. Berniquez écrivent avec tant de fautes de français, à part : "Qu'il ne vienne " au lieu de qu'ils ne viennent !

      Alors que c'est son contenu qui dérange davantage, vous tentez de lui taper dessus de manière agressive ! Ce sujet qui nous préoccupe est très épineux, vous le savez bien !

      Vous ne faites probablement jamais de fautes de français, mais le principal reproche que l'on peut vous faire, c'est votre manque de courtoisie, ou votre prétention à la perfection!

    • Raymond Turgeon - Inscrit 9 janvier 2013 12 h 19

      Quelle intolérence à l'endroit de gens qui ont eu la délicatesse et la décence de faire l'effort de trouver un slogan français.
      La cause est plus urgente que des considérations de forme linguistique.

      RTurgeon

    • Thomas Sallé Phelippes de La Marnierre - Inscrit 9 janvier 2013 15 h 33

      C'est dommage que les nations autochtones de l'ouest semblent oublier que les francos existent, mais ce n'est pas si étonnant, vu que nos mondes ne se croient jamais. C'était un peu indélicat de ne pas prévoir une plate-forme officielle en français pour représenter leurs intérêts auprès des cercles francophones, mais le pire, ce sont les autochtones qui sont plutôt de langue française à qui ça pose problème... Ce n'est pas le temps de se fâcher, mais de leur expliquer poliement leur petite indélicatesse à l'endroit des francophones, en particulier ceux d'entre eux qui sont autochtones. De plus, pour qu'une communication avec Idle no more se fasse en français, il faut que ce soient les autochtones francophones qui s'en chargent, et donc ça dépend aussi un peu d'eux. Déjà, ils multiplient les initiatives, alors peut-être que bientôt, ça sera plus facile d'avoir accès au débat qui fait rage du côté anglais.

    • Gilles Théberge - Abonné 9 janvier 2013 18 h 24

      Monsieur Allard dit «Il faudrait arrêter de se regarder le nombril, et comprendre que ce mouvement va beaucoup plus loin qu'une simple question de linguistique.»

      En quoi le fait d'exprimer ses revendications dans sa langue est-il une manière de «se regarder le nombril»? Ça sert à quoi une langue, sinon d'exprimer sa réalité?

      Je ne trouve pas plus idiot les amérindiens Québécois de cherchant à s'exprimer en français, que ceux du ROC s'exprimant en anglsis sans se poser de question.

      Surtout en prétendant représenter tous les amérindiens du Canada dont une portion importante est francophone.

    • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné 9 janvier 2013 23 h 49

      @M. Berniquez
      Les Premières Nations ne sont pas au Québec.
      Prenez les réservent, elles sont les réserves.
      Ensuite, elles ne dépendent pas des provinces mais du Fédéral (ce qui est peut-être d'ailleurs une cause du peu de contact qu'on puisse avoir avec cs communautés. )
      Je propos sont incohérents et blessants. Les Amériendiens ne sont pas chez nous, ils sont chez eux! Ils ont des langues à protéger et ce n'est pas la notre mais les leurs. Vous voulez qu'ils aient le français comme langue seconde? Et vous, votre langue seconde, c'est laquelle, celle de ceux qui y étaient avant ou celle de ceux qui sont venu après. Ce ne sont pas des immigrants là...

      Je vous invite sincèrement à réfléchir d'avantage votre position.

      Je trouve personellement navrant que la beaucoup des communautées autochtones du Québec ne parlent pas français, mais je ne considère pas que ce sont eux qui sont à blâmer pour ça. Il NOUS appartient de se poser des questions sur cet état de fait et de se demander comment ça peut être possible qu'ils ne se tournent pas d'avantage vers nous... et que nous ne le soyons pas plus envers eux.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 10 janvier 2013 06 h 03

      Pourquoi en français ? À ce que je sache «Idle no more» ne s'adresse pas au franco, ils s'adressent au fédéral et au représentant de la reine; aussi bien pour eux d'utiliser la langue de leur opposant, non ?

      Quand ils auront affaire à nous, comme c'est arrivé dans «La paix des braves», je suis certain qu'ils vont le faire dans notre langue. C'est pour ça que ça s'appelle «La paix des braves» et non pas «The p...» ou quelqu'autre charabia du même accabit.

      N'oublions pas non plus que les premières nations, dans leur ensemble, ne sont ni canadienne, ni québécoise, ni même américaines (USA), ils sont de «l'ile de la grande tortue» soit de partout entre l'Atlantique au Pacifique. Comment ils se sont divisé ce territoire est leur propre histoire dans laquelle nous n'avons rien à voir. Hug !

    • François Querry - Inscrit 10 janvier 2013 17 h 08

      Je trouve intéressant le fil de commentaires assez variés sur le sujet. Un commentaire en réponse à un certain mépris pour les amérindiens, qui pourtant comptent parmi nos ancêtres dans une certaine mesure, ma position est que le mouvement indépendantiste québécois - dans lequel je m'inscris - est alourdi dans sa possibilité d'évoluer par une mentalité de "nationalistes de clocher", par ceux qui, à l'instar des curés canadiens français ne voient que le profil d'une certaine pureté de la "race" canadienne française et qui, par ailleurs, ne répondent au mépris historique qu'en se rabaissant qu'à un mépris identique pour les anglais (en mettant ces derniers tous dans le même bateau, alors que c'est le colonialisme qu'il faut viser à bout portant) et pour les "autochtones" et pour les immigrants, alouette. Ma suggestion pour Idle no More? ...'ttendez!

  • Line Merrette - Inscrite 9 janvier 2013 08 h 54

    On travaille dessus!

    Je suis traductrice. Tout le monde est bénévole. je propose Plus jamais passifs!

    • Claude Levac - Inscrit 9 janvier 2013 09 h 50

      Ma contribution.
      Plus jamais ça.

    • Claude Levac - Inscrit 9 janvier 2013 10 h 52

      Plus jamais indifférent

    • Solange Bolduc - Inscrite 9 janvier 2013 11 h 04

      On faudrait dans le slogan des voyelles en a ou en o, pour que ça sonne aux oreilles de tous, et en français surtout !

    • Nicolas Blackburn - Inscrit 9 janvier 2013 11 h 33

      Inspiré du commentaire de @Claude_Levac, je propose "C'est assez!" Et le logo est une grosse baleine en colère...

    • Christian Fleitz - Inscrit 9 janvier 2013 11 h 50

      Claude Levac - cela me parait une bonne formulation.

  • Geoffrey Thorpe - Inscrit 9 janvier 2013 09 h 37

    bien plus qu'environnementale

    D'autres groupes, aux prises avec le même adversaire, se sont activés aussi.

    http://www.lequebecois.org/chroniques-de-pierre-lu

    Où sont les grands fédéralistes maintenant pour nous convaincre de demeurer au sein du Canada? Il y a un narcisse qui croit pouvoir nous rallier et rétablir une grande harmonie canadienne en s'éloignant du conservatisme dogmatique actuel. Malheureusement pour lui, il se trouve un peu trop associé aux frères musulmans et d'autres démagogues ces temps-ci pour se distinguer (dans tous les sens du terme) de l'oncle Steve.

    En passant, le saviez-vous que les moustiques appuient le PLC? Ben oui! Parce qu'ils poussent «juste dins trous d'eau» ... :-)

    • Pierre Schneider - Abonné 9 janvier 2013 10 h 02

      Amérindiens et francos Québécois: mëme combat !

  • Normand Charest - Inscrit 9 janvier 2013 09 h 40

    Vive les plumes rouges!

    «Amers Indiens assimilés à la langue anglaise», un tel jugement sans nuances réflète une ignorance de la réalité autochtone et de la subtilité du dossier. Admirons l'aspect pacifique du mouvement et l'action des aînés en ce sens. Ouverture d'esprit avant tout, et gratitude pour le fait qu'on brasse un peu le gouvernement Harper. Soutenir le français au Québec? Une bonne partie des autochtones du Québec le soutiennent certainement, puisqu'ils ne parlent même pas l'anglais, comme le dit bien l'article. Et puis les Amérindiens sont les premiers habitants du pays, bien avant les Européens. Les plumes rouges ne sont pas moins importantes que les carrés rouges.