Sondage - Les résidences privées pour aînés ont mauvaise réputation

La qualité de vie des personnes âgées peut varier d’un établissement à un autre.
Photo: Agence France-Presse (photo) Georges Gobet La qualité de vie des personnes âgées peut varier d’un établissement à un autre.

Les résidences privées pour aînés n’ont pas bonne réputation auprès des répondants d’un sondage Léger Marketing : 63 % d’entre eux ont une faible confiance envers la qualité de vie offerte dans ces établissements.

Chez les 578 répondants âgés de 45 ans ou plus interrogés en ligne, 64 % ont fait état d’un degré de confiance faible ou très faible au sujet de la qualité des repas offerts aux résidents. Ces proportions sont de 66 % en ce qui a trait à l’offre de loisirs variés et à fréquence satisfaisante et de 55 % pour la présence d’employés humains et attentionnés.


Le sondage a été réalisé à la demande de la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ).


Le directeur général du Réseau FADOQ, Danis Prud’homme, voit dans le manque de confiance des répondants la preuve qu’un programme d’évaluation de la qualité est pertinent.


Le gouvernement, par l’entremise des Agences de santé et du Conseil d’agrément du Québec, s’assure que les résidences privées pour aînés sont certifiées, mais cette certification n’est pas suffisante, selon M. Prud’homme.


Il estime qu’un programme d’appréciation de la qualité serait fort apprécié du public, et s’appuie sur le fait que 87 % des participants du sondage ont indiqué que leur degré de confiance envers les résidences privées pour aînés augmenterait s’il existait un tel programme géré par un organisme externe. « Le public est conscient que la certification amène des outils de base, mais qu’elle n’assure pas la qualité », observe M. Prud’homme.


« Avec la certification, le ministère regarde le hardware, la machine en tant que telle, à savoir le ratio de personnel, la formation des soignants ou le suivi du guide alimentaire, par exemple. C’est vraiment la base. Nous, avec notre programme de qualité, on pousse plus loin. Si on suit le guide alimentaire, ça ne veut pas dire que la nourriture goûte bon, qu’elle est chaude, que les portions sont suffisantes ou qu’on est servis à des heures qui nous conviennent », poursuit-il.


La FADOQ a ainsi lancé, l’automne dernier, une évaluation qualitative qui fonctionne à la manière d’un programme positif d’amélioration continue. « On apprécie la qualité des établissements, on octroie des sceaux de un à cinq et on dépose des rapports d’amélioration, expose M. Prud’homme. Le but est d’améliorer la qualité de vie des aînés et de faire en sorte que les gens s’y réfèrent pour trouver une résidence. »


Les répondants ont dû répondre à cinq questions. Ils ont été sélectionnés de manière aléatoire à partir du panel Internet de Léger et ils pouvaient accéder au sondage par l’entremise d’un hyperlien placé dans un courriel qui leur était adressé personnellement. À titre comparatif, un échantillon aléatoire de 578 répondants comporte une marge d’erreur maximale de plus ou moins 4,08 %, et ce, dans un intervalle de confiance de 95 % (19 fois sur 20).

2 commentaires
  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit 19 novembre 2012 08 h 36

    Une société lucide ...

    Les bébés à la garderie, les enfants à la maternelle, les vieux dans des résidences. Tout ce qui ne «produit pas de la richesse» est mis à l'écart dans des institutions.

    Les autres s'achètent une automobile pour pouvoir travailler à payer leur automobile.

    Ça, c'est une société lucide.

    Desrosiers
    Val David

  • Jean-Robert Whittom - Inscrit 19 novembre 2012 11 h 25

    Faire de l'argent avant tout...

    Il n'y a pas à chercher très loin pour savoir où constater que lorsque nous avons une entreprise privé, nous l'avons construite, ériger pour faire du profit bien entendu. Personne ne place son argent dans une quelconque entreprise pour en perdre. L'idée de l'entrepreneur c'est de faire de plus en plus d'argent. Donc, comment voulez-vous être satisfait du privé dans de telles conditions...
    J'ai eu dans ma famille mon père, ma tante qui sont décédés et j'ai ma mère et mon oncle dont je m'occupe qui sont dans le privé et je ne fais que constater des lacunes qui partent et qui reviennent. C'est plate, le personnel change tout le temps car sous payé. Le temps accordé par résident est insuffisant. La nourriture est plus ou moins bonne car c'est là qu'ils coupent en premier et je pourrait continuer encore longtemps. Le seul point positif si nous pouvons dire positifs c'est souvent luxueux...