Une autre grande manifestation s'est tenue à Montréal

La manifestation du 22 du mois s'est déroulée sur fond de campagne électorale, à l'initiative d'une coalition d'organisations communautaires, étudiantes, syndicales, féministes et écologistes. <br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La manifestation du 22 du mois s'est déroulée sur fond de campagne électorale, à l'initiative d'une coalition d'organisations communautaires, étudiantes, syndicales, féministes et écologistes.

En ce 22 du mois, une sixième manifestation mensuelle consécutive a été organisée à Montréal. Le rassemblement s'est tenu vers 14 heures à la Place du Canada dans le centre-ville, et la marche a véritablement commencé vers 15h. 

Avant que les manifestants commencent à marcher, les présidentes de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) ont uni leur voix pour demander aux Québécois de chasser du pouvoir le gouvernement libéral lors des élections du 4 septembre.

La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, a affirmé que les citoyens et les étudiants en ont assez d'un gouvernement «agressif et méprisant». Elle a ajouté que le Parti libéral du Québec et la Coalition avenir Québec sont du pareil au même, avant de reprocher à ce dernier parti de chercher à donner l'illusion du changement alors qu'il est constitué de candidats issus des autres formations.

Mme Desjardins a dit croire que les jeunes qui se sont mobilisés ne voudront pas baisser les bras et qu'ils se rendront voter pour obtenir gain de cause. Elle s'est donné comme objectif de voir le taux de participation des jeunes au scrutin atteindre 60 ou 65 pour cent.

Pour sa part, la présidente de la FECQ, Éliane Laberge, a déclaré que la population se souviendra, le 4 septembre, de la manière dont le Parti libéral a traité la jeunesse québécoise.

Dans le calme

Cette sixième manifestation mensuelle s'est déroulée dans un calme relatif, sous un soleil de plomb. Une personne a cependant été arrêtée pour avoir commis un méfait, a indiqué le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Les vitres de deux véhicules (dont un appartenant à un média) ont par ailleurs été fracassées, a affirmé Laurent Gingras, porte-parole du SPVM.

La manifestation n'a pas été déclarée illégale car le SPVM avait réussi à obtenir des renseignements sur l'itinéraire par le biais de différentes sources.

Selon la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), la foule a atteint le cap des 100 000 personnes.

Radio-Canada avait fait appel à une firme spécialisée pour évaluer la foule. Le résultat, qui oscille entre 11 650 et 12 250 personnes (avec une marge d'erreur de 10 à 15 pur cent), est beaucoup plus près de la réalité, a-t-on laissé entendre du côté du SPVM.

Au fil de la marche, quelques pancartes électorales ont été arrachées (surtout celles du Parti libéral du Québec ) et des feux d'artifice ont éclaté. La tension a grimpé à chaque apparition de l'escouade antiémeute, surtout à l'avant du cortège, où étaient concentrés un groupe d'une vingtaine de manifestants masqués et vêtus de noir.

La manifestation a pris fin vers 17 heures, à la place Jacques-Cartier, et la foule s'est dispersée dans le calme.

Une dernière manif ?


De l'avis de nombreux participants interrogés, il pourrait s'agir d'une dernière manifestation étudiante de cette ampleur dans les rues de Montréal. Cela ne signifie pas pour autant que la lutte aura été vaine, a plaidé Samuel Blouin, étudiant en sociologie à l'Université de Montréal.

«Personnellement, je crois que la grève est terminée, mais pas nécessairement la mobilisation contre la hausse des frais de scolarité. Le prochain gouvernement qui va vouloir décréter une hausse des frais de scolarité va y penser à deux fois. Je pense que déjà, c'est un gain», a suggéré l'étudiant âgé de 21 ans.

D'autres, comme Jean-Christophe, sont d'avis que la jeunesse québécoise continuera de battre le pavé, et ce, peu importe le parti qui sera porté au pouvoir dans moins de deux semaines.

«Même si c'est le Parti québécois qui rentre, il y en aura d'autres. À aussi grand déploiement, peut-être pas, mais il va y en avoir d'autres, c'est sûr», a lancé le jeune homme, qui était maquillé de rouge de la tête aux pieds.

Avant le début de la marche, la coporte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Jeanne Reynolds, a estimé que l'élection prochaine ne sera pas suffisante pour régler le malaise qui a pris naissance le printemps dernier. Elle a aussi réclamé la gratuité de l'éducation.

Les étudiants doivent se rencontrer en congrès extraordinaire le 13 septembre pour discuter de la suite des événements, à la lumière de l'issue du scrutin provinciale.






1. MANIFESTATION DU 22 MARS 2012





2. MANIFESTATION DU 22 AVRIL 2012






3. MANIFESTATION DU 22 MAI 2012






4. MANIFESTATION DU 22 JUIN 2012






5. MANIFESTATION DU 22 JUILLET 2012

 
19 commentaires
  • Yves Drapeau - Inscrit 22 août 2012 16 h 09

    Les étudiants baissent les bras?

    Je suis heureux de voir l'implication et la solidarité de cette jeunesse tant critiquée. que les libéraux et la Caq se le tiennent pour dit!

    • Noémie Lavoie - Inscrit 22 août 2012 16 h 58

      Je suis d'accord avec vous. Je précise que je suis une grand-mère de 65 ans et des poussières...

    • Richard Coulombe - Inscrit 22 août 2012 17 h 12

      Ben oui! 5,ooo personnes seulement, dont 30% ne sont même pas étudiants. Mais où étaient passés les 90,000 étudiants du grand Montréal qui ont quitté leurs cours pour supposément se rendre là. Réponse: à la brasserie où au Van Houtte du coin ... Toute une implication et une solidarité, j'en suis renversé ...

    • Guthreau Michel - Inscrit 22 août 2012 17 h 23

      @M. Coulombe

      Les autres sont peut-être en cours. Peut-être avez-vous trop fréquenté les brasseries et cafés durant vos études pour vous en souvenir ? Cetains étudiants font leurs cours et font ce que la population leur a demandé durant la grève. Faudrait savoir qu'est-ce que l'on veut des étudiants.

    • - Inscrit 22 août 2012 17 h 39

      Les étudiants ne bassent pas les bras, ils sont là où ils devraient être soit à l'école. Les gens qui sont là sont-ils vraiment tous des étudiants ou des syndicalistes déguisés en étudiants?

      Le PQ a organisé cette manifestation en collaboration avec la CSN et la FTQ. Montréal se déguise en ville syndiquée, est-ce vraiment surprenant, non.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 22 août 2012 19 h 14

      M. Pelletier, pour y avoir été et avoir parcouru la manif de long en large, je peux vous dire que le PQ était complètement absent, et que les pancartes de syndicats étaient fort rares. Par contre, Québec Solidaire et Option Nationale étaient bien présents. Sont-ce ces deux petits partis aux moyens limités qui ont "agité" les foules?

    • France Marcotte - Abonnée 22 août 2012 20 h 33

      Non monsieur Coulombe, il n'y avait pas que 5000 personnes.
      Voyez l'image du 22 mai, eh bien ça ressemblait à ça.

      Des étudiants, des travailleurs, des enfants, des têtes blanches...des gens de partout.

      Il ne manquait que vous...

    • André Le Belge - Inscrit 22 août 2012 20 h 47

      @Richard Coulombe Qu'est-ce qui vous permet d'afficher le chiffre de 5000 alors que nous étions bien plus nombreux?
      Une tête blanche et carré rouge

  • Steve Tremblay - Inscrit 22 août 2012 16 h 45

    Pour en finir avec le réformisme étudiant

    Le mouvement étudiant est actuellement pris entre deux chaises. D'un côté, le mouvement est encore très corporatiste, "réformiste" et même nationaliste. Les syndicats étudiants appuient et défendent évidemment ce genre de positions. Encore une mani avec des drapeaux québécois et les slogans de QS pour "pour un Québec meilleur". Évidemment, le Parti Québécois et Québec Solidaire (avec F. David chouchou des médias capitalistes) récupèrent une large partie des étudiants qui ont encore des illusions nationalistes et espèrent ainsi se faire élire aux prochaines élections. On voit même le président sortant de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, être candidat pour le PQ aux élections! De l'autre côté, beaucoup d'étudiants sont très radicaux, tout en gardant, malheureusement, bien des illusions politiques pour l’instant . Beaucoup d’étudiants portent consciemment leur lutte au niveau international et voient qu'il y un problème semblable chez les étudiants chiliens ou britanniques. Beaucoup ont très peu confiance en leurs syndicats (même la CLASSE qui parle de lutte contre le néolibéralisme au lieu de lutte contre le capitalisme). Certains ont même essayé, sans succès malheureusement, d'aller manifester leur solidarité avec les travailleurs et travailleuses de l'usine AVEOS qui venaient d'apprendre qu'ils perdraient leur emploi à la suite d'un plan de restructuration de l'entreprise. De plus, à la suite des "manifestations de casseroles" qui avaient lieu tous les soirs, des assemblées ont été mises en place dans plusieurs quartiers de Montréal et dans quelques autres villes. Ces assemblées ont comme principes de base la solidarité avec le mouvement étudiant dans sa lutte contre la hausse des frais de scolarité, la lutte contre la loi 12 et contre la répression policière. C'est par le développement de ces dernières initiatives - internationalisme et lien avec le prolétariat -, qu'une solution pourra commencer à se dessiner, une solution révolutionnaire cette fois-ci.

  • Dominic Lamontagne - Inscrit 22 août 2012 18 h 13

    Solution pour la facture des manifestations

    J'espère qu'il n'y aura pas de policier à cette manifestation pour ne pas facturer les contribuables..... bonne soirée Mtl...

  • Franklin Bernard - Inscrit 22 août 2012 18 h 33

    Il ne s'agit plus seulement des étudiants

    Si les étudiants ont lancé, à juste titre, le premer grand cri de ras-le-bol de ce gouvernement inféodé aux riches, qui nous vole nos ressources pour les offrir à bas prix à l'entreprise privée, pendant que la santé, l'éducation, les infrastructures pourrissent de plus en plus, des citoyens de tous les âges et de toutes les origines se sont maintenant joints à ce mouvement de contestation de ce régime corrompu, malgré les matraquages, les gazages, la brutalité policière et les arrestations arbitraires et illégales encouragées par Johh James Charest.

  • sylvain chartrand - Inscrit 22 août 2012 20 h 20

    Bravo a nos vrais étudiants.

    Les contribuables, eux, regardent passer cette dégueulasse parade, et paieront, comme d'habitude la facture.

    On le sait, les étudiants en général ne sont pas des manifestants. Bravo a nos vrais étudiants.

    • France Marcotte - Abonnée 22 août 2012 21 h 18

      De quelle facture parlez-vous?

      Et que savez-vous de cette parade?

    • Sylvain Auclair - Abonné 22 août 2012 21 h 26

      Qui oblige la police à être présente?

    • Bruno Joyal - Inscrit 22 août 2012 22 h 18

      Je suis candidat au doctorat en mathématiques à l'Université McGill. Bonjour M. Chartrand. J'étais présent aujourd'hui.

    • sylvain chartrand - Inscrit 23 août 2012 11 h 02

      @ France Marcotte et Sylvain Auclair. Je parle de la facture pour payer les policiers. Imaginez une manifestation (et non pas une parade) a Montréal sans policiers.

      @ Bruno Joyal. C'est votre décision.

    • Charles Beauchesne Armstrong - Inscrit 23 août 2012 13 h 26

      Les manifestants en généralne sont plus des étudiants. Ce sont des citoyens qui manifestent. De toutes les tranches de la socitété. Les médias et le PLQ tentent de réduire ces manifestations aux mouvement étudiants pour les discrédités et pour que les divers groupes de citoyen dirigent leurs grogne l'un sur l'autre. Ils ne veulent aps que l'attention de cette grogne soit dirigée vers sa vrai cause.