La CLASSE veut une enquête indépendante sur le travail des policiers

La CLASSE estime que lors du Grand Prix, les policiers ont effectué des fouilles illégales, du profilage politique visant toutes les personnes portant un carré rouge et un excès de zèle inexcusable de par son ampleur.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir La CLASSE estime que lors du Grand Prix, les policiers ont effectué des fouilles illégales, du profilage politique visant toutes les personnes portant un carré rouge et un excès de zèle inexcusable de par son ampleur.

La CLASSE exige une révision par un organisme indépendant du travail effectué par le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) en marge du conflit étudiant, et ce, depuis le début de la grève il y a 120 jours.

Au lendemain du week-end du Grand Prix de Formule 1 du Canada, la coporte-parole l'organisation étudiante, Camille Robert, a lancé une série d'accusations à l'endroit du SPVM à cet effet.

«Il y a eu plusieurs fouilles illégales, on a aussi été témoin de matricules cachées, de brutalité policière, a-t-elle soutenu. À notre sens ce sont des événements qui sont inacceptables. Suite à cela, la CLASSE exige qu'un organisme indépendant fasse la revue des événements qui se sont passés pas seulement durant le week-end mais aussi durant tout le conflit étudiant.»

La CLASSE a aussi reproché au SPVM de se livrer à du profilage politique, en ciblant particulièrement les personnes arborant un carré rouge, une accusation qu'a aussitôt rejetée le directeur du Service, Marc Parent, en dressant le bilan du week-end dans les minutes suivant la conférence de presse de l'association étudiante.

«Il n'y avait pas de fouille ou d'interpellation systémique sur les gens qui arboraient un carré rouge. C'était basé sur des comportements qui nous laissaient croire qu'il y avait des raisons de douter. Il y avait des menaces spécifiques, dimanche, pour la tenue de l'événement», a-t-il rappelé.

Cependant, deux journalistes du Devoir ont tenté de se rendre sur le site du Grand Prix incognito, en arborant le carré rouge, et ont été interceptés par des policiers qui ont spécifiquement fait référence à ce symbole. M. Parent a indiqué que son service se penchait sur le dossier, d'autant plus que les agents impliqués auraient tenu des propos que le directeur du SPVM a désavoués.

L'intervention policière a mené à 34 arrestations à l'intérieur du périmètre identifié comme étant à risque par les policiers sur l'Île Notre-Dame, mais aucune accusation criminelle n'a été portée contre ces personnes et aucune d'entre elles n'a été détenue. De plus, 50 personnes se sont vu interdire l'accès au métro après avoir refusé que les policiers fouillent leurs effets personnels.

L'autre coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, n'a pas nié que des individus aient été trouvés en possession de sacs remplis d'objets susceptibles de perturber l'événement, mais il a soutenu que les policiers auraient dû utiliser d'autres moyens pour les intercepter, sans vouloir préciser lesquels.

Il a simplement déclaré que ce n'était pas aux associations étudiantes à donner des conseils stratégiques aux policiers.

M. Nadeau-Dubois en a profité pour reprocher au gouvernement Charest d'avoir transformé le conflit politique en conflit juridique en multipliant les injonctions et les arrestations et en faisant appel à une loi spéciale.

«Les libéraux doivent arrêter de sous-traiter leur responsabilité politique aux juges et aux agents de police. La responsabilité de régler le conflit ce n'est pas le SPVM qui l'a, ce n'est pas les administrations, ce n'est pas le juge en chef de la Cour supérieure du Québec. C'est M. Jean Charest, premier ministre du Québec, qui a la responsabilité de régler le conflit», a-t-il martelé.

«Tout ça s'inscrit dans une vague plus large de criminalisation des mouvements sociaux, a-t-il poursuivi. Le Parti libéral du Québec participe à entretenir (un) climat de terreur dans les rues de Montréal. Plusieurs ministres se sont permis d'associer le carré rouge à un signe de violence et d'intimidation.»

60 commentaires
  • Simone Denis - Inscrite 11 juin 2012 11 h 14

    inacceptable

    Inacceptable cette méthode des policiers. Inacceptable de séquestrer des gens comme cela s'est produit. Comme société il faut dénoncer cela, réagir, ne pas laisser s'installer un régime totalitaire policier, cela sous le regard complice de ceux qui devraient pourtant défendre les droits fondamentaux des citoyens. Triste constat que le pouvoir n'est pas au service de ses citoyens mais protègent les intérêts de certains groupes peu respectueux des libertés fondamentales.

    • Ben Goldy - Inscrit 11 juin 2012 12 h 43

      Tui as raison, comme les policiers sont capables de garder la paix sans battre personne, mais qui les forcent utiliser les fusils et batons, etc., qui peut tuer???

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 11 juin 2012 12 h 51

      Inacceptable de trouver des briques et des pierres dans les sacs à dos des carrés rouges???
      Grace à votre révolution de 50c, vous enlever des droit à tous les québécois.....

    • Simon Legault - Inscrit 11 juin 2012 14 h 31

      Les québécois s'enlèvent des droits tout seul depuis longtemps déjà de par leur inaction et leur Je-m'en-foutisme. L'accès à la santé: Enlevé
      L'accès aux études supérieures: Enlevé
      Le droit de manifester: Enlevé
      Le droit d'être servi en français: En voie de disparition
      Le droit de ne pas se faire voler par la corruption: Enlevé

      Après tout, pourquoi ne pas laisser le Québec être un bar ouvert, les services devenir payants et médiocres, les entreprises ne pas payer d'impôts et couper les fonds de retraites? C'est vrai que les jeunes et ceux qui rejette tout ça sont des écervelés! Qu'on les tabasse, les enferme, qu'on retire leur droits puisque le rôle de mouton tondu convient au reste de la population!

    • Nicholas Gionet - Inscrit 11 juin 2012 14 h 41

      @Dominic lamontagne:
      Alors voyons, premièrement vous réutilisez la rangaine du 50c par jour. Je suis désolé de devoir vous l'apprendre, mes ce chiffre tient du fantastique et de l'imaginaire, comme celà a été prouvé à maintes reprises. Mais allez, si vous n'êtes pas assez indépendant d'esprit pour aller vous renseigner vous même sur des questions financières, serait-ce naîf de ma part de vous demander s'il est possible de vous ouvrir les yeux sur le fait qu'une minorité de gens arrêtés hier possédaient de tels objet? Ceux qui ont été détenus pendant 4 heures sans même porter de sac, ils les cachaient où leurs briques?

      Monsieur, votre sophisme de dégoute.

    • Nilda Jaime - Inscrite 11 juin 2012 14 h 59

      Inacceptable est l'action des manifestants!!!
      Bravo pour la police!

    • Viviane Genest - Inscrite 11 juin 2012 15 h 58

      Je doute du fait que beaucoup de gens ont ete interceptes avec des pierre et des couteaux, puisqu'il n'y a eu aucune arrestation et pas de contravention.

      Je doute fort que des gens armes se soient presentes sur le site avec des armes sans etre arretes et accuses.

    • Réal Rodrigue - Inscrit 11 juin 2012 16 h 02

      Nilda Jaime, réalisez-vous vraiment ce que vous écrivez ? On dirait que vous exprimez votre ressentiment à l'égard des associations étudiantes, sans préciser les fautes dont vous les accuez.

    • Estelle Boivin - Inscrite 11 juin 2012 17 h 13

      Inacceptable la menace des leaders à la table des négociations et l'intimidation des carrés rouges
      on pourrais utiliser votre slogan <<on va l'organiser votre enquête> Assez les menaces vous avez fini de faire peur au peuple c'est inacceptable d'avoir subit votre révolte dommage pour les casseroles mais vous servés de paravant et une manifestation illégale arrêter la au départ et a bas les masques de révolutionnaire manqués ..le jeux de guerre vidéo est fini

    • Gilles Arpin - Inscrit 11 juin 2012 17 h 34

      Re: ... du profilage politique visant TOUTES les personnes portant un carré rouge..."

      Woh! Faut pas pousser quand même. Les média ont montré plusieurs fans accédant au site avec carré rouge, cooler, chaises de camping, parasols, etc sans être importunés. Ils devaient avoir le profil de "gens honnête..."


      Imaginons qu'un illuminé "garoche une roche" sur la piste pendant la course, occasionnant un carambolage, des blessés et possiblement des morts.

      La police serait blamée pour ne pas avoir fouillé les sacs, un geste de prévention qui aurait pu prévenir un tel accident. Essayez d'être logique les jeunes...

  • Normand Bélair-Plessis - Abonné 11 juin 2012 11 h 19

    Bravo aux étudiants !

    Vous avez montré le vrai visage
    des hypocrites qui nous gouvernent.

    • Ben Goldy - Inscrit 11 juin 2012 12 h 47

      Je suis heureux que les etudiantes et etudiants protestent pacifiquement!

      Qu'on fait des enquetes pour trouver des criminels dans le gouvernement provincial du Quebec et celui de la Ville de Montreal et ailleurs, par ces actions de policiers inacceptables par des fusils et batons pas necessaires comme le poivre ne l'est pas aussi un bon outil!!! La police est capable de garder la paix sans ces outils destructifs!!!

  • Sylvain Auclair - Abonné 11 juin 2012 11 h 20

    Pétition

    Il y a eu à ce sujet une pétition présentée à l'Assemblée nationale par Amir Khadir. Elle n'a reçu qu'un peu plus de 11 000 signatures. Quelle pitié!

    • Michel Richard - Inscrit 11 juin 2012 12 h 15

      Faut croire que la vaste majorité de la population n'est pas du même avis que vous et M Khadir.

    • Jocelyn Simard - Inscrit 11 juin 2012 12 h 28

      Et bien allons faire graimper ce nombre!

    • Ben Goldy - Inscrit 11 juin 2012 12 h 54

      Il y a encore trop de molles et mous. Meme trop qui s'en fouttent pour endetter les etudiantes et etudiants par ces dons aux tres riches comme le Grand Prix!!!

      On paie deja trop par nos imports pour ces crimes en donnant aux trop richex comme ceci affaiblit toute la societe, toutes les quebecoises et les quebecois, les canadiennes et les canadiennes; comme veut, veut pas: on nous force de payer pour ces trop riches!!! Ce sont des crimes!!! Il faut des enquetes pour ceci regardant ces crimes et, plusieurs qui poussent les policiers de battre les citoyennes et citoyens!!!

      Le maire de Montreal, pourquoi il donnait de notre argent pour ce grand Prix, comme l'organisateur connait deja ses riches qui peuvent tous s'organiser SANS notre argent!!!

    • Christian Ouellet - Inscrit 11 juin 2012 14 h 34

      combien on votez pour la démmision de charest ?

      et ça donné quoi ?

    • Christian Ouellet - Inscrit 11 juin 2012 14 h 36

      signez je voulais dire

    • Sylvain Auclair - Abonné 11 juin 2012 14 h 36

      Monsieur Richard,
      Peut-être pas, mais je parie que les 200 000 participants de deux grandes manifs le sont.

    • Sylvain Auclair - Abonné 11 juin 2012 14 h 57

      À Madame Simard!
      C'est trop tard. La pétition a été déposée le 7 juin dernier. Il faut consulter régulièrement le site de l'assemblée nationale.

    • Viviane Genest - Inscrite 11 juin 2012 15 h 58

      Manque de pub seulement, parce que j'aurais signe avoir su.

  • Catherine Paquet - Abonnée 11 juin 2012 11 h 56

    C'est comme ça...

    On fout le bordel et on demande une enquête sur les actions de ceux qui ont tenté de nous contenir...

    • Nicholas Gionet - Inscrit 11 juin 2012 14 h 43

      Car, bien sûr, oser porter un carré rouge = fouttre le bordel? Des gens ont été arrêtés alors qu'ils allaient à la Ronde, au Pik-nik électronique ou encore chez eux à Longueuil. C'est ça que vous appelez "foutre le bordel"?

      Je m'attriste devant tant de sophisme vide et de manque flagrant de réflexion. C'est désolant.

    • Michel Richard - Inscrit 11 juin 2012 15 h 14

      Foutre le bordel, c'est faire un appel à la bombe au métro de Longueuil le matin du Grand-Prix. Foutre le bordel, c'est lancer à une ministre "On va vous l'arranger, votre Grand Prix", foutre le bordel c'est publier des appels à la perturbation pour forcer l'annulation du Grand-Prix et, aussi, foutre le bordel c'est s'amuser à aller à l'île Sainte-Hélène tester les limites de la police quand on sait que tout le monde a les nerfs à fleur de peau.
      Toutes sortes de personnes ont commis des imbécilités, personne n'accepte de blâme.
      Et si je comprend bien, tout argument qui vons contrarie est forcément un sophisme ?

    • Catherine Paquet - Abonnée 11 juin 2012 15 h 57

      Bien sûr, il n'y a jamais eu de leader étudiant qui refuse de condamner la violence. Ni de leader étudiant qui justifie la désobéissance civile. Ni d'étudiants qui ont manifesté en refusant de dévoiler leur parcours. Ni d'étudiants qui se sont promenés avec foulards, masques et autres attributs. Jamais des sacs à dos n'ont ontgenu autre chose que des livres d'école...

    • Viviane Genest - Inscrite 11 juin 2012 16 h 00

      Des gens ont meme ete empeche d'aller travailler, imagine...

    • Denis Beausoleil - Inscrit 11 juin 2012 16 h 24

      Comme c'est désolant de voir que tant de personnes sont tombées dans le panneau de Charest voulant que ceux qui portent le carré rouge sont des gens violents et intimidants. Ben voyons! Il faut faire attention à ce que dit ce filou et sa gang de suiveux. Il a été clairement dit que la violence lors de certaines manifestations était généralement l'oeuvre de casseurs infiltrés.
      O. Lessard

    • Steve Lenneville - Inscrit 11 juin 2012 16 h 28

      M. Richard comme je le croyais a la lumiere de vos commentaires vous etes bien mal informé!! Pour l'appel a la bombe un homme de 50 ans a ete arrété!! Surement pas un étudiant meme fort probablement un anti-manifestant comme vous qui a cru bon faire un coup en sachant tres bien que des gens comme vous ne s'informeront pas et sauteront aux conclusions!! Ce qui est le plus décevant c'est que vous etes tombé dans le panneau et vous osez meme l'utiliser comme argument!! Pour le reste de vos "foutre le bordel" vous utilisez quelques rares exemples pour en faire une vérité!! C'est ca un sophisme!!

    • Nicholas Gionet - Inscrit 11 juin 2012 17 h 36

      @Michel Richard
      Et vous savez, vous, c'est qui qui a fait cet appel à la bombe? (au dernière nouvelles, le suspect avait dans la cinquantaine).

      Bien sûr, ignorez le fait que GND ait à maintes reprises condamner cette citation et n'a cessé de marteler qu'il n'était pas question pour la classe de perturber la F1. C'est bien plus pratique, n'est-ce pas? Comme ça on peut se créé un beau gros monstre imaginaire à combatre.

    • Michel Richard - Inscrit 11 juin 2012 18 h 15

      M Lennevile,
      Je n'ai pas écrit que l'appel à la bombe avait été placé par un étudiant. J'ai même dit le contraire: "toutes sortes de personnes ont commis des imbécilités"
      Votre affirmation à l'effet que l'homme serait "fort probablement" un anti-manifestant est complètement gratuite, vous n'en savez absolument rien. Tout ce qu'on sait c'est qu'il n'a pas posé un geste bien intelligent quand il fait cet appel.
      Et les appels pour "stopper" le Grand Prix n'ont pas été rares le semaine dernière, c'est juste qu'ils n'ont pas eu l'effet désiré par leurs auteurs.
      Finalement, vous n'êtes pas courtois quand vous m'accusez d'émettre des sophismes, vous m'accusez alors de mauvaise foi, vous m'accusez d'être un menteur. Ce n'est pas le cas, je vous assure. N'est il pas possible d'avoir des différences d'opinion ? et de tenter de convaincre son interlocuteur sans mettre son intégrité en doute ?

  • Yves Claudé - Inscrit 11 juin 2012 12 h 05

    Une Enquête sur les responsabilités du PLQ dans la transformation des forces policières en milices politiques !

    Une telle enquête ne devrait pas se limiter à la responsabilité individuelle de certains policiers, mais examiner les faits dans leur ensemble (la répression politique en 2012), et en particulier les responsabilités du PLQ dans la transformation des forces policières en milices politiques destinées à la répression des mouvements sociaux, dont le mouvement étudiant. Il faudrait aussi examiner le rôle des agences fédérales, dont le SCRS, actif entre autres lors des manifestations à Victoriaville.

    En ce sens, il ne faudrait pas exclure une enquête telle que celle qui fut effectuée par la Commission Keable (Commission d'enquête sur des opérations policières en territoire québécois), instituée par le Parti québécois après la Crise d’octobre 1970.

    Dans l’immédiat, le directeur du SPVM devrait revoir le fonctionnement de son Service des communications qui est en train de perdre toute crédibilité, dans la négation de faits amplement et sérieusement documentés.

    Yves Claudé

    • Michel Richard - Inscrit 11 juin 2012 14 h 32


      Vous pensez vraiment qu'il y a répression politique ? Vous pensez vraiment que la police a été transformée en "milice politique"? Avez-vous lu les témoignages d'Haîtiens sur ce qu'étaient (sont encore ?) les tonton-macoutes ? On est pas dans le même monde, il faut pas même penser comparer, ce serait une insulte aux vraies victimes.
      On lit ce matin des témoignages de gens qui sont allés "tester" les policiers, qui ont tout fait pour découvrir où était la limite.
      Il est sûr que des erreurs ont été commises: 1) 100 000 personnes à filtrer 2) atmosphère survoltée à cause des menaces de perturbation et 3) individus prenant sur eux mêmes de tester la limite.
      Mais si certaines erreurs ont peut-être été commises, l'objectif principal a été atteint: 100 000 personnes admises sur le site, aucun blessé (enfin, sans doute le même nombre de blessés que d'autres années), aucun matraquage (à ce que je sache) aucun gaz irritant, et un Grand Prix qui se déroule comme il faut.
      Dans ces circonstances, je crois qu'il n'est pas réaliste de se plaindre. On peut simplement demander "Est-ce qu'il aurait été possible de faire mieux ?"

    • Sylvain Auclair - Abonné 11 juin 2012 15 h 16

      Monsieur Richard,
      Si la police est tellement dans son droit, comme vous le dites, pourquoi confisque-t-elle les caméras de ceux qui les ont filmés?

    • Nicholas Gionet - Inscrit 11 juin 2012 15 h 27

      Monsieur Richard.

      Vous souffrez du syndrôme du "ben non voyon". Ce syndrôme a pour principal symptome une incapacité à comprendre les mécanismes de mise en place d'un élément social, si bien que vous n'arrivez plus à comprendre que, quand quelque-chose arrive, ce n'est généralement pas d'un coup mais plutôt en étape.

      Les "Ben non voyon" sont ceux qui, par exemple, ne comprennent pas que le fascisme est un concept politique, pas une référence historique, et que la mise en place de ce système est une chose graduelle et potentiellement partielle. Une police politique n'a pas besoin de devenir sanguinaire pour être une police politique, et le fascisme n'a pas besoin de virer en génocide pour rester du fascisme.

    • Michel Richard - Inscrit 11 juin 2012 16 h 10

      @ Nicholas Gionet
      Vous êtes donc clairvoyant ? Nous ne nous somme jamais rencontrés et vous êtes capables de déceler de quels syndrômes je soufrirais ?
      Ou m'insultez vous (incapacité à comprendre . . . n'arrivez plus à comprendre . . . etc . . . ) simplement parce que je vois les choses différemment de vous ?
      Je persiste à dire qu'écrire que la police est ici une "police politique" tient de l'hyperbole. Et je vous assure que je suis doué d'une intelligence normale.

    • Michel Richard - Inscrit 11 juin 2012 16 h 15

      À Sylvain Auclair
      Vous avez un point pour les vidéos effacés. Faudrait demander aux policiers sur quoi ils se basent pour réclammer le droit de faire ça.
      Avouez à votre tour, par contre, qu'il s'agit là d'une question relativement mineure.

    • Christian Sylvain - Inscrit 11 juin 2012 16 h 50

      À Monsieur Gionet qui parle de fascime, puis-je lui rappeler ce que Socrate racontait un jour à Adimante, le frère de Platon:
      "lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants ; lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles ; lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter ; lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux, l'autorité de rien ni de personne; alors c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie." (Citation extraite de La République)

      À ne pas prendre au pied de la lettre sans doute mais je suggère que ceci est plus près de la réalité que tous ces commentaires "khadirien" sur la répression policière.