En bref - Davantage de flexibilité pour les proches aidants

Horaire variable, semaine de quatre jours, télétravail... Autant d'aménagements particuliers qui permettent aux aidants naturels de continuer à travailler, mais qui sont trop peu utilisés, constate le Regroupement des aidantes et aidants naturels de Montréal (RAANM) au terme de trois journées de consultations tenues ces derniers mois. L'organisme souhaite sensibiliser davantage les employeurs à cette réalité. «La situation des proches aidants est peu connue des employeurs», dit la chargée de projet Laëtitia Thélème.

La moitié des participants qui ont participé à la consultation ont dû prendre un congé sans solde pour s'occuper de leur proche, alors qu'un sur dix a carrément dû démissionner ou refuser un contrat. Le tout peut avoir des conséquences financières importantes. «Les personnes s'appauvrissent dans l'immédiat et dans l'avenir» en diminuant par le fait même leur contribution à leur régime de retraite, souligne Mme Thelème. Quant à la ministre responsable des aînés, Marguerite Blais, qui assistait à l'événement organisé hier par le RAANM, elle souhaite faire de la conciliation travail-proche aidant «une grosse pierre» qui viendra s'inscrire dans la politique du Vieillir chez soi, qui sera dévoilée en avril.