Le 22 mars 2012 passera-t-il à l'histoire?

Une manifestation pour appuyer la loi 101 attire 60 000 en 1989. 200 000 personnes ont manifesté à Montréal contre la guerre en Irak le 15 mars 2003. On a compté entre 50 000 et 65 000 manifestants au Sommet des Amériques, à Québec en 2001.<br />
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Photo: Jacques Grenier et Jacques Nadeau - Le Devoir Une manifestation pour appuyer la loi 101 attire 60 000 en 1989. 200 000 personnes ont manifesté à Montréal contre la guerre en Irak le 15 mars 2003. On a compté entre 50 000 et 65 000 manifestants au Sommet des Amériques, à Québec en 2001.

Québec — La gigantesque manifestation étudiante du 22 mars 2012 sera-t-elle, pour les jeunes générations actuelles, un moment «politisateur»? Ce type d'événement, de débat, provoque presque instantanément, chez une génération, un éveil à la vie publique, à la décision politique collective. Le phénomène se produit presque à chaque génération, font remarquer les historiens, et a un effet sur l'esprit de celle-ci. «Ces moments soudent la mémoire collective de ceux et celles qui les ont vécus. Ils deviennent des références identitaires par lesquelles le sentiment d'appartenance à une communauté — ici une communauté "générationnelle" — se constitue», dit l'historien Martin Pâquet, de l'Université Laval.

Pendant plusieurs décennies par la suite, par l'effet des commémorations, l'événement en question se transforme en repère, voire se mue carrément en mythe repris telle une chanson de geste par la génération qui l'a vécue, note l'historienne Louise Bienvenue, de l'Université de Sherbrooke.

En France, au début du XXe siècle, l'affaire Dreyfus a cristallisé «le sentiment d'appartenir à une génération qui s'est faite et donnée un sens dans un combat», note le sociologue Stéphane Kelly, décrypteur de la génération X (À l'ombre du mur, Boréal, 2011). Au Québec, avant la Révolution tranquille, «on peut penser à la pendaison de Louis Riel ou à la lutte contre la conscription [1942]», note-t-il, comme événements déterminants.

Ces dernières décennies, au Québec, la «génération de l'Expo 67» est devenue une sorte de «modèle parfait» en la matière, souligne l'historienne Louise Bienvenue, comme les fameux «soixante-huitards» en France. Bien qu'elle ne fût pas une manifestation politique à proprement parler, l'Exposition universelle a fini par incarner à elle seule l'époque. Et à recouvrir plusieurs événements mobilisateurs. Pensons aux manifestations de McGill français en 1969 ou contre le «Bill 63», la même année.

La génération X a aussi connu ses moments «politisateurs». L'année 1988 — on l'a presque oublié peut-être parce que la X est moins efficace à cultiver ses mythes — a donné lieu à certaines des plus importantes manifestations de l'histoire du Québec. Le 17 avril 1988, de 25 000 à 30 000 personnes défilent à Montréal pour «le droit de vivre en français». On parle d'un long cortège de 3,5 km. «Les jeunes étaient remarquablement nombreux à cette manifestation», note un journaliste le lendemain. Plusieurs élèves du secondaire y participent. Moins d'un an plus tard, toujours à Montréal, nouvelle manifestation pour le français, pour la loi 101 et contre la loi 178 (compromis forgé par le gouvernement de Robert Bourassa après un jugement de la Cour suprême qui avait déclaré inconstitutionnelle l'obligation d'unilinguisme dans l'affichage commercial). Quelque 60 000 personnes prennent la rue. Deux ans plus tard, le 24 juin 1990, ce sont plus de 200 000 personnes qui se mettent spontanément à marcher après le défilé de la Fête nationale, au lendemain de l'extinction de l'accord du lac Meech.

L'international et les acquis

Depuis le second référendum sur la souveraineté en 1995, les moments «politisateurs» des jeunes n'ont plus directement eu pour objet le statut national et la langue. Les questions internationales et la lutte pour que des «acquis» du système de l'éducation restent acquis ont marqué la jeunesse de la première décennie du XXIe siècle.

À notre époque, «les jeunes sont politisés, engagés, mais ce qu'on observe, c'est qu'ils ne militent plus pour une seule cause, un seul parti, une seule idéologie. Ce n'est plus nécessairement le national qui les intéresse, ce sont les questions d'environnement, les problèmes internationaux», note Jacques Hamel, professeur de sociologie spécialisé dans la jeunesse à l'Université de Montréal.

En 2001, le Sommet des Amériques électrise toute une génération et poursuit, ici, les luttes de l'antimondialisation lancée à Seattle en 1999. Québec, ville fortifiée où se réfugièrent George Bush et une vingtaine d'autres chefs d'État, sera le théâtre d'une sorte de guerre de tranchées des temps postmodernes faite de manifestations festives (avec catapulte de peluches!), de heurts manifestants-policiers, de festival de canons à eau et de gaz lacrymogènes.

Quelques mois plus tard, l'événement le plus spectaculairement mondial, le 11-Septembre, se produit et suscite débats, remises en question; on craint un choc des civilisations. Les États-Unis de George Bush prennent une allure impériale et décident d'envahir l'Irak. Février 2003, une importante marche se tient à Montréal et rassemble plus de 100 000 personnes contre la guerre.

En parallèle, en 2005 comme en 1996, jeunes et étudiants québécois vivent un moment mobilisateur d'importance autour des droits de scolarité. En 2005, ils manifestent contre la décision du gouvernement Charest de transformer 103 millions de bourses en prêts étudiants. Le moment est «politisateur», mais indéniablement «postlyrique», note Stéphane Kelly à l'époque. Ce qui signifie? «L'action politique déployée durant le conflit n'était pas fondée sur l'adoption d'une grande utopie sociale» comme à l'époque où régnait la génération lyrique des baby-boomers. Le but des étudiants de 2005? «Une volonté ferme de conserver un acquis social juste, raisonnable et concret.»

Sur ce plan, les grèves et manifestations de 2012 s'apparentent à celles de 2005. En 2012 toutefois, «la vigueur de la mobilisation suggère qu'il s'agit probablement de quelque chose de plus profond que l'accès à l'université», note Stéphane Kelly. Probablement une «lutte de générations entre ceux qui ont eu accès aux fruits des 30 glorieuses contre ceux qui sont arrivés après». Jacques Hamel est d'accord et ajoute une autre cause profonde à la mobilisation actuelle: une contradiction entre le discours à la mode — notamment chez les recteurs — de l'avènement d'une «société du savoir» alors que «du même coup, on rend le savoir de plus en plus inaccessible à certains jeunes, avec l'augmentation des droits de scolarité».

Du reste, le moment «politisateur» est presque toujours un écho d'événements étrangers marquants. Dans les années 1960 et 1970, bien avant l'Internet, les jeunes se révoltèrent partout — à Prague, Paris, Berkely — certes pour des raisons différentes et dans des contextes distincts. Le 22 mars 2012, comment ne pas penser que l'ampleur de la manifestation à Montréal a eu pour lointains modèles les mouvements Occupy et même les printemps arabes, tenus pour des raisons différentes et dans des contextes distincts?

Effet durable?

Et l'effet de ces mobilisations, de ces moments «politisateurs», sera-t-il durable? Le politologue à l'Université Laval Raymond Hudon, qui étudie le rapport des jeunes et la politique depuis les années 1980, en doute. Il vient de copublier Engagements citoyens et politiques de jeunes. Bilans et expériences au Canada et en Europe (PUL) avec Bernard Fournier. D'une part, la mobilisation autour du refus du «dégel» est devenue au Québec une sorte de rite de passage pour chaque génération. Raymond Hudon insiste aussi: les tendances à la baisse de la participation électorale des jeunes sont très nettes. «Je ne suis pas cynique, je suis moins naïf que je l'étais, c'est tout.»

Après les mobilisations de 2005, on croyait qu'une génération de jeunes politisés venait de prendre son essor et que cela allait s'observer sur leur participation électorale. «Ça ne semble pas s'être traduit de la rue à l'urne», constate un des leaders étudiants de 2005, Pier-André Bouchard-St-Amand, à l'époque président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). Lui-même avait donné son appui, en 2007, à André Boisclair, qui avait beaucoup misé sur les étudiants dans sa campagne à la chefferie au Parti québécois puis dans la campagne électorale. Avec peu de succès.

Pour ce qui est du retour en force des jeunes dans la politique, la manifestation de jeudi aura-t-elle été inutile? Plusieurs études sur ce type d'événement, souligne Raymond Hudon, démontrent que les jeunes y retiennent surtout «l'exaltation du moment», la «fraternité», le coude-à-coude et même le caractère «festif». Il insiste: «C'est pas inutile, mais il ne faut pas y voir le début d'un engagement politique à long terme.» Sauf pour certains leaders étudiants, bien sûr, qui en sont à leurs premières armes et qui ont contracté le puissant virus de la politique. Pier-André Bouchard-St-Amand a failli être candidat en 2007. Depuis, il a terminé une maîtrise et est en train de terminer un doctorat en économie. «La politique? Peut-être un jour», admet-il.

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* Et vous, avez-vous vécu un moment «politisateur»? Si oui, lequel? Écrivez-nous au arobitaille@ledevoir.com
94 commentaires
  • arabe - Inscrit 24 mars 2012 00 h 52

    Eveil politisateur ou éveil au chantage

    Avec des bannières comme "Nous ne reculerons pas" et "Une seule solution: la révolution", cette manifestation me semble plus un éveil à la manipulation ou au chantage qu'un éveil politisateur.

    Votre comparaison avec l'affaire Dreyfus est déplorable. Dans l'affaire Dreyfus, on manifestait contre une tricherie. Dans les manifestations étudiantes, on manifeste corporativement en faveur de son nombril: en faveur d'un service qu'on veut gratuit, ou presque, parce que payé par les autres!

    Quand allez-vous donner aux étudiants de l'UQAM, de l'Université de Montréal, de Concordia et de McGill qui ne boycottent pas leur cours l'atttention qu'ils méritent?

    • Josee Desforges - Inscrite 24 mars 2012 09 h 42

      Combien de fois devrons-nous dire qu'il ne s'agit pas de vous refiler notre facture M. Olivier Bamville, mais de nous donner toutes les possibilités pour réussir notre scolarité afin d'avoir un bon emploi et de payer des impôts pour payer l'université de nos enfants futurs? Et cet argent, nous nous questionnons justement d'où elle devrait venir (gestion des universités, taxations des grandes entreprises). L'argument que vous utilisez me donne plutôt l'impression que vous militez pour votre propre cause et non l'inverse. Mais je ne souhaite pas généraliser vos propos comme vous semblez le faire lorsque vous considérez que les quelque 200 000 personnes présentes à la manifestation (étudiants, parents, professeurs, grands-parents) militent tous pour leur nombril.

    • Messire Mathieu - Inscrit 24 mars 2012 10 h 11

      Je ne vois pas l'utilité. Les libéraux ont leur propre journal: Gesca. Si vous tenez absolument à entendre leur [absence de] point de vue, lisez-ça.

    • Raymond Lutz - Inscrit 24 mars 2012 10 h 58

      Vous cherchez une tricherie? en voici une: Charest et son équipe nous gouvernent avec 1.4 M de voix (eh eh, juste le septuple de la foule de jeudi) ALORS QUE NOUS SOMMES 6.112 M de citoyens en âge de voter dans cette province!

      Il y a DEUX FOIS PLUS de gens qui n'ont pas voté (écœurés par le vote uninominal à un tour?) que de supporteurs de Charest et Cie. Un gouvernement légal, oui. Légitime, non.

    • EPlante - Inscrit 24 mars 2012 11 h 42

      L'argent des autres! Encore cet argument!

      Qu'est-ce que ça vous fait que l'argent des autres, le miens, le vôtre, à hauteur de 200M serve à construire un amphithéâtre à Qc? Ou serve à des tableaux intelligents pour la modique somme de 250M? Je crie au scandal! Que mon argent serve à l'éducations des Québécois de toutes origines, voilà mon souhait. Qu'un simple question de choix de société.

    • Roland Berger - Inscrit 24 mars 2012 11 h 45

      Désolé, Monsieur Bamville, mais les étudiants et étudiantes ont aussi manifesté contre une tricherie, celle d'un gouvernement néolibéral qui investit dans les compagnies minières plutôt que dans la jeunesse, dont il dit par ailleurs qu'elle constitue l'avenir du Québec. Ça dépend où on regarde.
      Roland BERGER

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 27 mars 2012 20 h 31

      Bien sûr, ils manifestent tellement pour leur nombril qu'ils sont prêts à mettre en jeu leur propre session, de sorte que soit ils devront reprendre une session entière, soit leurs vacances d'été (durant lesquelles la plupart d'entre eux prévoient de travailler pour gagner de l'argent et de l'expérience ou de faire des voyages) seront considérablement écourtées. Dans les deux cas, c'est un prix à payer pour eux. Ils sont prêts à payer ce prix pour que non seulement eux-mêmes, mais aussi les étudiants (ou étudiants potentiels) qui les suivront dans le futur ne se retrouvent pas surendettés dès le début de leur vie adulte, ou encore soient carrément exclus des études parce qu'ils n'ont pas l'argent pour les payer (de sorte qu'ils n'auront jamais d'emploi payant et par conséquent jamais d'argent).

      Pour ce qui est de manifester en faveur de son nombril, j'ai déjà vu mieux.

    • Fernand Gar - Inscrit 1 avril 2012 12 h 27

      Je suis content de voir autant de vives réaction face aux attaques de présumés humanistes de droite qui accusent ceux qui se battent pour le futur d'une société instruite, de nombrillistes!

      C'est le monde à l'envers. Le nombrilliste dans cette histoire n'est nul autre que Jean Charest et ses amis. Quant à M. Olivier Bamville, il représente parfaitement cette abération argumentative. Il nous accuse de nombrilistes alors que ce pauvre monsieur doit être de ceux qui chialent tout le temps de payer des taxes pour les autres.

      Qui est le nombriliste? Qui est l'individualiste? Certainement pas les 250 000 personnes du 22 mars, ni meme les 300 000 étudiants en grèves, ni même ceux en solidarité avec Rio Tinto, ni même tous ces cégeps populaires ou universités libres qui font les classes dans les rues, pour continuer de s'éduquer en temps de grève.

      Pour répondre à votre question Mr Bamville, nous donnerons voix à ceux qui ne boycottent pas leurs cours lorsque ceux-ci sortiront dans les rues avec des arguments crédibles et moins nombrilistes que les votres!

  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit 24 mars 2012 01 h 46

    vers un printemps montréalais?

    Je ne crois pas que le 22 mars passera à l'histoire comparé à ce que je présens qui s'en vient, compte tenu du contexte, au sens ou cette manifestation s'inscrira comme un des évènements importants, mais on se rappèllera l'époque quand on l'analysera dans 10 ans, tout comme le sommet de Québec et la méga-manif à -22C contre la guerre en Irak.

    Pourquoi? Parce que le désir d'une nouvelle démocratie et le ras-le-bol envers ce gouvernement qui privatise les profits et rend publiques les dettes est trop grand que d'autres méga-manifs sont à prévoir : la seule question étudiante ne peut résumer l'époque, mais les étudiants sont, de toutes les générations, d'avant-guarde et, comme j'aimerais p-ê retourner aux études, j'appuie la cause et suis content de les voir en grand nombre. D'autant plus que cette formation bénéficierait principalement à l'employeur potentiel, qui ne pourrait opérer sa corporation sans main d'oeuvre qualifiée... qu'ils paient leur juste part de cette dépense!

    Diversité des actions : certes une méga-manif peut démontrer un appui à une cause, il faut miser sur diverses acions pour mettre les citoyens de son bord, il faut aussi oser des actions économiques, tel un boycott de la taxe sur l'alcool en faisant son vin maison plutot que de laisser ce régime redonner ces taxes à ceux qui versent des pots de vin.

    Surtout, il faut proposer des alternatives qui ont un effet positif sur la société. Penser globalement, s'inspirer des meilleures pratiques de la planète entière, et, je l'espère ce printemps, agir localement.

    Guillaume Blouin-Beaudoin

  • Yves Claudé - Inscrit 24 mars 2012 02 h 30

    Génération ou conjoncture ?

    Les générations s’entremêlent, se décalent, se soutiennent mutuellement, se “passent le flambeau”, s’échangent des savoirs et des expériences, des rites et des identités, d’une manière passablement plus complexe et souvent moins conflictuelle que ce que la démagogie droitière des Duhaime et compagnie tentent actuellement de faire valoir, sous la forme d’une pénible dramaturgie dans laquelle les enfants ne seraient plus ceux de leurs parents… Dans ce théâtre de peu de variété, certains idéologues, appointés ou non par l’Institut Économique de Montréal (et ses … bienfaiteurs…), ont relégué les classes sociales et leurs conflits dans les coulisses de l’Histoire. Il n’y aurait plus qu’une lutte, peu épique, entre des “générations”, non pas pour des idéaux, mais pour des ressources. La réalité est à cent lieues, mais ce théâtre de boulevard qui ne dit pas son nom a quand même réussi à installer ses tréteaux dans le cirque médiatique où il se livre quotidiennement à ses incantations idéologiques.

    Dans le monde vécu, celui de la manifestation de ce jeudi 22 mars, j’entendais pourtant une jeunesse reprendre à son compte un hymne de ces “épouvantables et égoïstes baby-boomers”: «On a mis quelqu’un au monde, on devrait peut-être l'écouter…». La jeunesse d’une petite-bourgeoisie mise à mal n’est pas seule à être à la fois inquiète et déterminée, ce sont aussi les travailleurs, de toutes générations d’ailleurs, qui, dans une même conjoncture, font face aux soubresauts agoniques d’un Vieux Monde qui ne fait plus illusion dans ses déguisements “modernes”.

    Yves Claudé - père de famille

    • Solange Bolduc - Inscrite 24 mars 2012 09 h 53

      D'accord avec vous!!

  • Jean-Philippe Baillargeon - Abonné 24 mars 2012 05 h 17

    Je dis juste ca comme ca

    Bon texte qui exprime mes espoirs profonds qui me semblent fondés, mais...

    Personnellement, je trouve que la conclusion sur l'effet durable est non seulement pessimiste mais aussi qu'elle ne tient pas compte des alternatives qui ont été développées et de celles qui ont repris leur essor dans les mouvements sociaux et politiques québécois depuis la grève étudiante de 2005 et le sommet des Amériques en 2001.

    Pourquoi, quand on parle d'engagement politique au Québec est-on si réducteur? Pourquoi parle-t-on trop souvent de la participation aux élections comme la seul fin de l'aboutissement de la pensée politique? Et si la pensée critique valait plus que ca? Si la mise en action des idées était un moyen plus fort?

    Et s'il faut être honnête au sujet de la participation aux élections, pourquoi ne parle-t-on pas des nouveaux partis ou des nouveaux candidats ou des nouvelles idées de ceux-ci?

    • Antoine Doyon - Inscrit 24 mars 2012 20 h 26

      Je crois aussi que ce qu'on appelle la démocratie représentative, ne nous représente pas. Il y a un biais et ce biais est à l'avantage des grands capitaux.

  • Michelle Bergeron - Inscrit 24 mars 2012 05 h 23

    Manque de confiance

    Chaque fois que les jeunes ont pris le plancher ils ont vite été déçu que ce soit l'implication dasn la campagne politique de André Boisclair ou lors de la grande manifestation à Québec contre la mondialisation. Tous ont été outrés de voir ces clotures dans la ville les jeunes ont répondu et l'on connait la suite ils ont été blâmer dans els médias qui nous ont montrés un imbécile manifestants et l'opinion à basculer. On connait la suite avec André Boisclair en qui les jeunes se reconnaissait et l'on connait la suite. Je me demande même pourquoi on donne des cours en radio quand jamais ces jeunes sont embauchés. On préfère des incompétents pour donner un spectacle et se prononcer sur tout les sujets. ILs sont souvent accusés de tout les mots sans pour autant que les adultes se reconnaissent en eux. On se droque au médicament et comprends pas la hausse de drogue, on aime la violence au hockey et on pointe du doigt les abus de violence, on aime la course automobile on comprends pas les courses de voiture dans les rues, on triche pour payer des taxes et impots et comprends pas les tricheurs dans les classes, le père jette son regard sur une fille légèrement vêtu et on comprend pas l'habillement des jeunes filles etc. Faut croire que la société n'aime pas se voir dans un mirroir pour traité ainsi les jeunes comme elle en est capable.