Manifestation contre la hausse des droits de scolarité: l'enquête du SPVM se poursuit

Le mouvement étudiant ne fait pas confiance au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour mener à bien l'enquête sur un nouveau cas de brutalité policière.  Selon la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), les enquêtes internes du SPVM manquent à la fois de transparence et de crédibilité.

Lors d'une manifestation de la CLASSE, le 27 janvier dernier à Montréal, un patrouilleur du SPVM a bousculé un étudiant qui tenait une banderole et lui a asséné un coup de poing.

La scène a été captée par une caméra et diffusée sur YouTube, forçant le directeur du SPVM, Marc Parent, à tenir une enquête.  

Les policiers impliqués de même que les témoins seront rencontrés.

Le SPVM cherche notamment à déterminer si le policier en question avait des motifs raisonnables pour intervenir de la sorte et s'il a fait un usage approprié de la force. Le cas échéant, des sanctions disciplinaires pourraient être imposées. Des accusations criminelles pour voies de fait pourraient aussi être envisagées.  

Environ 200 étudiants bloquaient l'entrée du ministère de l'Éducation, rue Fullum, pour protester contre la hausse des droits de scolarité. Selon les indications préliminaires fournies par le SPVM, certains étudiants empêchaient les policiers de regagner leurs voitures.  

5 commentaires
  • eric turenne - Inscrit 6 février 2012 13 h 58

    Superbe

    Vidéo montrant l'attitude de "goon" du spcvm.

  • JSavage - Inscrit 6 février 2012 15 h 54

    Motifs

    Je serais curieux d'entendre les échanges entre les manifestants et les policiers pendant l'heure qui a précédé le coup de poing. Même si un paquet d'insultes ne justifient en rien le geste, il devient fou simplement parce que quelqu'un tient une banderole? Mon oeil, il a pété un câble. Et je doute que son geste soit motivé par un désaccord idéologique avec les étudiants sur place, à propos de la hausse des frais.

  • Gabrielle Palmieri - Inscrite 6 février 2012 16 h 32

    Insultes ou pas c'est inacceptable.

    Un policier n'a jamais le droit d'utiliser la force physique contre quelqu'un qui ne le fait pas. On dirait quoi si un policier frappait un conducteur pris en flagrant délit d'excès de vitesse qui l'insultait?

  • JSavage - Inscrit 6 février 2012 16 h 56

    L'hommerie

    À moins de confier le travail de policier à des robots? Moi qui pensait que les policiers étaient tous des gens parfaits. Ça m'étonne de voir que ces gens-là sont aussi des êtres humains. En cas d'insultes, une simple contravention aurait été suffisante.

  • Gerard44 - Inscrit 7 février 2012 12 h 37

    Bullying policier

    La plupart des policiers de mon quartier (centre-sud) font du bon travail. Et ce n'est pas évident avec les problèmes de santé mentale et de boisson et de drogue des citoyens qui y circulent. Un service essentiel et apprécié. Mais j'ai été témoin du comportements provoquants et arrogants de quelques-uns. Le pouvoir peut monter à la tête de certains. Inacceptable dans un tel métier. Comme un psy ne doit pas buser d'une patiente ou un prof d'une étudiante ou un coach d'un jeune joueur. Abus de pouvoir. J'ai déjà lu dans la revue Courier de l'ACAT (France) la confession d'un policier qui avouait casser de l'immigrant quand cela allait mal dans son couple. Pour exercer ce métier sensible qui donne tant de pouvoir - heureusement balisé par des lois et droits des citoyens - il faut être équilibré. On a vu dernièrement avec les occupations à travers le monde comment la culture de la violence prend facilement le dessus. Casser du manifestant sans justification. Et ils y prennent goût. Pour ce qui nous reste de démocratie, plutôt charcutée de tout bord, le respect de nos droits civiques de penser en dehors de la pensée dominante, de critiquer. de s'assembler et manifester contre les injustices socioéconomiques et les prédateurs planétaires, doit être défendu fermement.
    Gérard Laverdure, Montréal