Action éclair contre la violence par des travailleuses du sexe

Des travailleuses du sexe ont occupé brièvement une partie du Red Light montréalais pour marquer la 9e journée internationale de lutte à la violence faite contre elles.

Les militants pour les droits des travailleurs du sexe s'étaient donné rendez-vous en milieu de matinée à l'angle des rues Saint-Laurent et Sainte-Catherine, au centre-ville de Montréal. Ce rassemblement, qui réunissait surtout des femmes, visait aussi à dénoncer la criminalisation du travail du sexe.

Des membres du groupe de défense Stella ont allégué que chaque jour, plusieurs femmes qui exercent dans la rue, sont victimes de violence. Le risque grimpe si ces femmes sont d'origine ethnique différente, transsexuelle ou travestie.

Le gouvernement conservateur a été pointé du doigt par les manifestantes. Selon elles, le gouvernement fédéral s'oppose à la décriminalisation, simplement parce qu'il n'est pas en mesure de protéger les travailleurs du sexe.

La directrice générale du groupe Stella, Émilie Laliberté, soutient que le gouvernement Harper combat l'idée de la décriminalisation surtout parce qu'il considère qu'il n'a pas le devoir d'assurer la protection des travailleurs et travailleuses du sexe. Elle ajoute que ce faisant, il les empêche de s'organiser et d'avoir accès à des lieux de travail qui pourraient être plus sécuritaires.

Une partie des demandes s'adressait aussi au gouvernement provincial et même, dans une certaine mesure, aux municipalités. Pour le groupe Stella, la suspension de l'application des lois criminalisant le travail du sexe aiderait à mettre un terme à plusieurs situations difficiles.

«Il (leur) serait entre autre plus simple de rapporter les agresseurs sans avoir peur d'être elles-mêmes arrêtées. Les travailleuses du sexe seraient peut-être aussi moins perçues comme des cibles faciles», a affirmé Mme Laliberté.

D'après Statistiques Canada, les meurtres de travailleuses du sexe ont augmenté depuis la série d'assassinats commis par le meurtrier en série Robert Pickton à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Reconnu coupable du meurtre de six femmes, tuées entre 1997 et 2002, il aurait avoué à un co-détenu être l'auteur de 49 meurtres.

Entre 2001 et 2005, Statistiques Canada a recensé 43 meurtres de travailleuses du sexe. Cette donnée n'est plus comptabilisée par l'agence fédérale.

Au Québec, le groupe Stella a recensé 15 meurtres de travailleuses du sexe depuis 2001.

1 commentaire
  • lpalardy - Inscrit 18 décembre 2011 21 h 41

    LA POLITIQUE DE L'AUTRUCHE, et Mauvais arguments de vente!

    Bien sur, nos gouvernements, provincial, Fédéral et Municipal, jouent encore et toujours à l'Autruche.

    Le plus vieux métier du monde ne disparaîtra jamais. même si les conservateurs sont au pouvoir majoritaire.

    Alors, ce n'est pas pire qu'à Amsterdam, ou un quartier spécialisé et contrôlé a été établit il y a longtemps pour "Encandrer la profession"...

    Pour faire accepter la principe à nos politiciens:
    TPS et TVQ en sus...
    Pour le maire de Montréal, cela prolongerait la durée de vie des trottoirs!!!