L'aide gouvernementale à la suite d'un décès doit être bonifiée, disent les thanatologues

La Corporation des thanatologues du Québec (CTQ) exhorte le gouvernement du Québec à dépoussiérer la Loi sur le régime de rentes du Québec et la Loi sur les normes du travail, notamment afin d'augmenter la prestation de décès et d'accroître le nombre de jours de congé octroyés aux proches d'un défunt.

Près de deux Québécois sur trois estiment insuffisante la prestation de décès — un maximum de 2500 $ — versée par la Régie des rentes du Québec (RRQ), alors que les Québécois envisagent de débourser en moyenne 5600 $ pour leurs propres funérailles, a souligné la directrice générale de la CTQ, Nathalie Samson. Une même proportion de répondants juge insatisfaisant le nombre de jours de congé prévus à la Loi sur les normes du travail en cas de décès d'un proche, a-t-elle ajouté.

Nathalie Samson faisait connaître hier les résultats d'un sondage sur le deuil et les rituels funéraires à l'occasion de l'ouverture du 55e congrès annuel de la CTQ, qui est le plus important regroupement d'entreprises et de professionnels en services funéraires du Québec.

Neuf Québécois sur dix n'ont pas planifié leurs rituels funéraires, s'estimant pour la plupart trop jeunes pour se livrer à cet exercice, fait remarquer cette enquête menée par Axiome marketing. «Déterminer ses arrangements funéraires à l'avance [...] c'est un geste apprécié par nos proches puisqu'au moment de votre décès, ils pourront traverser cette période difficile sans tracasseries administratives et vivre leur deuil sans distraction», a affirmé Nathalie Samson.

Même si la vaste majorité des Québécois comptent régler plus tard l'organisation de leurs funérailles, il reste qu'ils ont des vues bien arrêtées sur la forme qu'elles devront prendre. Par exemple, les rituels funéraires doivent être laïques, font valoir 69 % d'entre eux. D'autre part, malgré un recours de plus en plus fréquent aux nouvelles technologies et au multimédia dans les rituels funéraires, 80 % sont «peu» ou «pas du tout favorables» à la création d'une page sur le site de socialisation Facebook afin de rendre hommage à un proche qui est passé de vie à trépas.

Enfin, une personne sur deux dit ne pas craindre la mort, selon le coup de sonde. Puis, 45 % des Québécois pensent qu'il y a quelque chose après la mort, tandis que 16 % sont persuadés du contraire.

Le sondage commandé par la CTQ a été effectué en ligne du 8 au 11 août 2011 auprès de 1288 Québécois âgés de 18 ans ou plus en mesure de communiquer en français par la firme Axiome marketing. Un échantillon probabiliste de la même taille présenterait une marge d'erreur de 2,73 %, 19 fois sur 20.
4 commentaires
  • Sylvain Auclair - Abonné 19 septembre 2011 11 h 01

    Et si vous services coûtaient moins cher?

    Ce serait aussi une solution, non ?

  • Sylvain Auclair - Abonné 19 septembre 2011 11 h 01

    Et si vous services coûtaient moins cher?

    Ce serait aussi une solution, non ?

  • Leclerc Éric - Inscrit 19 septembre 2011 16 h 48

    Un bon coup de balai s'impose

    D'abord 2,500 dollars pour les frais reliés aux funérailles ce n'est nettement pas suffisant, même pour des funérailles décentes, et 1 ou 2 jours de congé pour se remettre d'un deuil encore moins. Mesdames Boulet et Thibault arrivez en ville!!!

  • Yvon Bureau - Abonné 19 septembre 2011 20 h 46

    Intéressant

    Il est fort intéressant d’espérer que de plus en plus de personnes veuillent faire des arrangements pré-funéraires, préciser si elles veulent être incinérées ou enterrées, embaumées ou pas, exposées ou pas, annoncées ou pas, célébrées ou pas…, religieusement ou pas.

    Oser une fin de vie préparée et ouverte à la communication est un plus pour la continuité sereine de la vie. Tant pour le mourir qu’après le décès.

    LE défi : arrimer les intérêts des thanatologues et ceux de la personne décédée et ses proches.

    Mon oncle disait souvent «Vaut mieux s’arranger avant que de se faire arranger après !»

    Question: 70% veulent des funérailles laïques. Peut-on penser à de telles funérailles dans une église, tout en respectant le lieu et balises?

    Dernière question : le % des personnes qui veulent être embaumées?
    Selon moi, l'embaumement est fort en déclin.