L'internationalisation des conférenciers se poursuit

Alain Bideau, délégué général du Centre Jacques Cartier<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Alain Bideau, délégué général du Centre Jacques Cartier

Après s'être tenus deux années de suite en territoire lyonnais, les Entretiens Jacques-Cartier reviennent au Québec, du 29 septembre au 6 octobre.

Ce sont 29 colloques qui se tiendront à Montréal, Québec et Ottawa pour ces 24es Entretiens Jacques-Cartier. On y attend un minimum de 2500 participants et 775 conférenciers issus de près de 30 pays. Invitée-vedette cette année, l'Amérique latine sera fortement représentée. «Nous continuons notre internationalisation», affirme Alain Bideau, délégué général du Centre Jacques Cartier.

En plus de nombreux représentants d'universités, de gran-des écoles et de centres de recherche, plusieurs conférenciers seront issus de gouvernements et d'entreprises publiques et privées.

Comme à son habitude, le Centre Jacques Cartier a con-cocté une programmation touchant à la fois aux axes économique, politique, scientifique, social et culturel.

Tradition et nouveautés


L'un des colloques importants est intitulé Métropoles des Amériques: inégalités, conflits et gouvernance. «C'est la suite de notre ouverture sur l'Amérique latine entreprise l'été dernier, avec le séminaire international organisé en collaboration avec l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) à Rio de Janeiro, au Brésil», indique

M. Bideau. Parmi les conférenciers, on retrouvera entre autres près de cinquante personnes du Brésil, de l'Argentine, du Mexique, du Chili et de la Colombie.

Autre colloque important: celui sur les enjeux de l'Arctique. Il poursuivra la discussion entreprise l'an dernier aux Entretiens tenus à Lyon.

Membre du Centre Jacques Cartier et du Fonds, l'Institut Mérieux pilote un colloque sur la flore intestinale. La Fondation Mérieux a pour sa part participé à l'organisation d'un colloque sur la santé de la mère et de l'enfant dans les pays en développement. Pour l'occasion, on accueillera entre autres des gens de la République démocratique du Con-go, du Mali, de Madagascar, de la Côte d'Ivoire et d'Haïti. «Nous poursuivons également notre ouverture sur l'Afrique et les autres continents», indique Alain Bideau.

Autre membre du Fonds et du Centre Jacques Cartier, Hydro-Québec pilote un colloque sur l'hydroélectricité.

L'Institut national d'études démographiques participe pour sa part à l'organisation d'un colloque sur les vieil-lesses féminine et masculine. Une première.

Autre nouveauté: les jeux numériques seront à l'honneur dans un colloque, grâce à l'initiative de l'Université Concordia et du pôle de compétitivité Imaginove. «Cette idée a germé lors des Entretiens Jacques-Cartier de 2008, à Montréal», indique M. Bideau.

Les recteurs et présidents d'université se rencontreront comme à l'habitude lors des Entretiens. Cette fois, le thème de leur discussion sera la mobilité internationale. «Ce thème sera repris lors du colloque sur les villes de savoir organisé entre autres par la Ville de Montréal et l'École polytechnique», précise M. Bideau.

Deux colloques seront aussi organisés à l'Université d'Ottawa, un en chimie et un en biologie. «Cela va avec notre politique de décentralisation», indique M. Bideau.

Québec accueillera aussi deux colloques. Le premier portera sur l'habitat adapté. Il a été réalisé avec la collaboration du département du Rhône. Le deuxième, en collaboration avec le ministère des Transports du Québec, portera sur la sécurité routière dans les villes de demain.

Cérémonie d'ouverture

La cérémonie d'ouverture se tiendra le 2 octobre au parquet de la Caisse de dépôt et placements du Québec. «Le premier ministre du Québec, Jean Charest, ouvrira les Entretiens, comme il l'avait fait en 2008», précise M. Bideau.

Plusieurs doctorats honoris causa seront remis, dont un à Alain Fuchs, président du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS).

La clôture de l'événement sera assurée par Line Beauchamp, ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport et vice-première ministre du Québec. Pierre Marc Johnson, président du Centre Jacques Cartier et ancien premier ministre du Québec, sera, comme il se doit, de la cérémonie.

Partenaires et financement

De nouveaux membres grossissent régulièrement les rangs du Centre Jacques Cartier, comme l'ont fait tout récemment l'Université de Sherbrooke et la Fondation Macdonald-Stewart. Depuis deux ans, le Centre Jacques Cartier a également accueilli entre autres l'Université de Liège, l'École polytechnique de Lausanne, l'Université de Moncton, l'Université du Québec à Trois-Rivières, l'Université du Québec à Chicoutimi et Gaz Métro.

Les membres assurent le financement des Entretiens. Ils sont très importants, particulièrement en ce moment, alors que le fonds de roulement du Centre Jacques Cartier est toujours entre les mains de l'Université Lumière Lyon-2 à la suite d'un divorce houleux. «Pierre Marc Johnson et Jacques Laurent, président de la Fondation québécoise Jacques-Cartier, travaillent très fort pour récupérer les fonds», précise M. Bideau.

Événements futurs

Ces pépins n'empêchent toutefois pas le délégué général de penser à la suite des choses. Le Centre Jacques Cartier fêtera d'ailleurs son 25e anniversaire l'an prochain. «Nous préparons cet anniversaire. Nous réfléchissons également toujours à la création d'une fondation en France», indique Alain Bideau.

La programmation des Entretiens de 2012 est également très avancée et d'autres colloques décentralisés sont dans l'air. «Vers la fin 2012, nous pourrions en tenir un au Laos avec l'Institut Mérieux et l'AUF. Il se peut aussi que nous en tenions un à l'Université de Moncton en 2013. Nous réfléchissons également à 2017, alors qu'on célébrera le 30e anniversaire du Centre, le 375e de la ville de Montréal et le 150e du Canada», affirme Alain Bideau. Il indique qu'il est aussi question de colloques au Liban et en Arménie d'ici trois ou quatre ans.

Alain Bideau, nouvellement nommé chargé de mission pour l'organisation d'un salon parisien sur le thème de la valorisation et de l'innovation en sciences humaines, par l'Institut des sciences humaines et sociales du CNRS, se dit toujours aussi motivé par son travail. Il pense tout de même à la relève.

«Nous voulons attirer des jeunes dans le conseil d'orientation restreint français. Nous voulons avoir une gouvernance plus collégiale, comme le fait si bien le conseil d'orientation québécois grâce à l'action vigilante du président, Guy Berthiaume.»

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Collaboratrice du Devoir
1 commentaire
  • Pierre Demers - Inscrit 22 février 2012 18 h 46

    LE CJC EST-IL UN RIVAL DE L'ACFAS?

    LE CJC EST-IL UN RIVAL DE L'ACFAS?
    Le CJC, Centre Jacques Cartier, a des aspects commerciaux, ses statuts l'associent à la France et à l'OIF Organisation internationale de la Francophonie et elle pratique le bilinguisme anglais-français.
    L'ACFAS, AssoCiation Francophone pour le Savoir, s'affirme de langue française et appartient au Québec.
    Pierre Demer physicien LISULF 22II2012