Projet de loi 16 - Les aînés nécessitent une politique alimentaire

Alors que de 20 à 60 % des résidants d'établissements de longue durée souffrent de malnutrition, l'Ordre professionnel des diététistes du Québec s'inquiète du fait que rien ne soit prévu, dans le projet de loi 16 sur les résidences privées pour personnes âgées, pour garantir une alimentation de qualité aux résidants.

En effet, souligne l'Ordre, le projet de loi se borne à obliger les exploitants de résidences privées à fournir des menus respectant le Guide alimentaire canadien.

Or, l'alimentation de chaque personne âgée doit être adaptée à son état spécifique, note l'OPDQ. Le mémoire de l'OPDQ, qui doit être déposé aujourd'hui aux consultations sur le projet de loi 16, cite d'ailleurs le cas d'une personne âgée, à qui on avait servi le même menu que les autres patients, et qui était morte d'une obstruction des voies aériennes supérieures. Réduire l'alimentation à un service de restauration comporte donc un risque inacceptable, particulièrement pour les personnes en perte d'autonomie, souligne l'OPDQ. D'ailleurs, chez les personnes âgées les plus vulnérables et présentant un syndrome de fragilité, la prévalence de dénutrition varie de 65 à 80 %.

L'OPDQ recommande en conséquence que l'alimentation soit considérée comme «un maillon primordial de la chaîne de soins» aux résidants. Il faut accorder une attention particulière à la variété des menus, à la taille des portions, à la température, à la fraîcheur, à l'apparence et aux propriétés des aliments, à la possibilité de choisir, à l'attitude des employés, à la convivialité et au plaisir de manger.

L'OPDQ réclame donc l'élaboration d'une politique nutritionnelle pour les aînés qui serait au moins intégrée au projet de loi présenté par la ministre déléguée aux Services sociaux du Québec, Dominique Vien.
2 commentaires
  • Yvon Bureau - Abonné 15 septembre 2011 08 h 03

    C'est alimentaire !

    C'est tellement élémentaire et tellement rentable la bouffe appropriée et personnalisée pour les personnes âgées.

    Il y a tellement de bouffe qui rend malade. L'inverse aussi, heureusement.

  • camelot - Inscrit 15 septembre 2011 23 h 20

    C'est-à-dire...

    Une politique de l'alimentation. Cela auraît dù être fait il y a longtemps, nous avons les ressources et la volonté. Il suffit qu'on s'y mette. C'est un devoir que l'on doit aux ainés.