Effondrement d'un bloc de béton dans le tunnel Ville-Marie

Les autorités se voulaient rassurantes dimanche à la suite de l'effondrement d'une imposante structure de béton en matinée dans le tunnel Ville-Marie, à Montréal, sans faire de blessés.

Mais le pire a été évité puisqu'aucun automobiliste ne se trouvait à cet endroit au moment de l'incident, survenu peu avant 9h15.

L'autoroute 720 a rapidement été fermée dans les deux directions alors que l'effondrement est survenu près du viaduc Hôtel-de-Ville, en direction est.

Selon la porte-parole du ministère des Transports, Caroline Larose, une poutre soutenant des paralumes s'est détachée. Les paralumes, des structures en béton quadrillées, empêchent l'éblouissement des automobilistes.

En conférence de presse peu avant midi, Mme Larose a répété que les structures étaient inspectées régulièrement.

,«Le ministère des Transports du Québec vérifie ses structures, les inspecte, les répare, a un plan de redressement qui est en place où on investit près de 4 milliards $ cette année. Donc, les travaux sont faits pour maintenir en forme et en état nos structures», a-t-elle indiqué.

Mais elle était toutefois incapable de préciser à quel moment celles du tunnel Ville-Marie avaient été examinées pour la dernière fois.

Le porte-parole pour la Sûreté du Québec (SQ), Daniel Thibaudeau, a quant à lui indiqué que des travailleurs effectuaient des travaux d'entretien à proximité au moment de l'effondrement de la structure sur les trois voies rapides. Ce sont eux qui ont alerté les autorités de l'incident.

Ces travaux sont effectués sur les murs de soutènement dans le tunnel. Mme Larose a précisé qu'il était trop tôt pour dire s'ils seraient à l'origine de l'affaissement de la structure.

Cet incident a suscité peu de réactions politiques. Le ministre des Transports, Sam Hamad, qui ne pouvait se déplacer vers Montréal, était tenu au courant de la situation mais attendait d'obtenir un rapport de ses ingénieurs avant de réagir.

Le chef de Projet Montréal, le deuxième parti d'opposition à l'Hôtel de Ville de Montréal, Richard Bergeron, a affirmé sur les ondes de RDI que l'incident "traduisait le sous-financement de l'entretien des infrastructures" à Montréal.

L'autoroute Ville-Marie ouest demeure ouverte à partir de la rue Hôtel-de-Ville mais est fermée à partir de Panet.

La porte-parole du MTQ a assuré que cette portion de l'autoroute ne sera rouverte que lorsque sa sécurité sera assurée.

Elle devrait néanmoins demeurée inaccessible aux automobilistes toute la journée de dimanche puisque des ingénieurs en structure inspecteront le muret central pour tenter d'en savoir plus sur les causes de l'incident.

En semaine, 100 000 véhicules empruntent quotidiennement le tunnel Ville-Marie.

Sa fermeture annonce de nouveaux maux de tête pour les usagers des routes dans la région de Montréal et de ses environs.

En plus des nombreux chantiers estivaux, depuis la mi-juin, le pont Mercier est partiellement fermé en direction sud.

Cela s'ajoute aux inquiétudes soulevées concernant l'état précaire du pont Champlain alors qu'un rapport dévoilé au début du mois de juillet indiquait que ses structures étaient endommagées.

Même si l'effondrement de la structure de béton sur l'autoroute Ville-Marie dimanche n'a pas fait de victimes, l'événement rappelle l'affaissement du viaduc de La Concorde, à Laval, qui avait fait cinq morts le 30 septembre 2006.

6 commentaires
  • André Chevalier - Abonné 31 juillet 2011 14 h 15

    Pas rassurant !

    Pour nous rassurer Caroline Larose du ministère des transport dit que les structures sont inspectées de façon régulière. Elle ajoute que cette portion de l'autoroute sera rouverte que lorsque sa sécurité sera assurée.

    Par qui ? Les mêmes inspecteurs du ministère des transports?
    Pas rassurant du tout !

  • Simon Chamberland - Inscrit 31 juillet 2011 14 h 39

    Ils ont inspecté. Vraiment ?

    Mme Larose dit que les structures sont inspectées. Je ne saurais dire si ça m'inquiète encore plus ou si ça me rassure. Après tout, c'est inspecté et les inspecteurs ne voient rien. Alors que valent les inspections ?

  • François Dugal - Inscrit 31 juillet 2011 16 h 11

    Responsable

    Il n'y a personne, je répète, PERSONNE, qui est responsable de cet effondrement.

  • Marie Mance Vallée - Inscrite 31 juillet 2011 16 h 32

    Le meniss et le maire

    Rassurez-vous le maire de Montréal a pris les choses en main...!!!

    Et le meniss s'en vient... à pied, à cheval ou en voiture... Ou en Bixi peut-être ?

  • France Marcotte - Inscrite 31 juillet 2011 16 h 47

    Ceci n'est pas un effondrement

    Ce n'est pas un effondrement parce que cela est impossible.
    C'est impossible parce que les structures sont inspectées régulièrement.
    «Le ministère des Transports du Québec vérifie ses structures, les inspecte, les répare, a un plan de redressement qui est en place où on investit près de 4 milliards $ cette année. Donc, les travaux sont faits pour maintenir en forme et en état nos structures», a dit la porte-parole.
    Cet effondrement est improbable donc il n'existe pas.
    -Alors, que vois-je madame?
    -Je ne sais pas mais tout le monde a fait son travail selon les règles de l'art et en principe cela n'existe pas.
    Hum...