Le Mouvement Québec français revoit le jour

À la défense de la langue de Nelligan. Quarante ans après sa fondation par Matthias Rioux et François-Albert Angers, le Mouvement Québec français (MQF) a été officiellement remis sur les rails hier à Québec à l'occasion d'une assemblée publique. Devant le pouvoir d'attraction de l'anglais et le recul du français dans la sphère privée, le groupe appelle d'ailleurs à un «renforcement majeur de la loi 101» et à une «application prioritaire de cette loi dans les secteurs de l'éducation, des services publics et des milieux de travail».

«Alors que la population francophone est maintenant sous les 50 % à Montréal et sous les 80 % dans l'ensemble du Québec, il est impérieux qu'un mouvement national pour le français voie le jour», écrivent les refondateurs du mouvement dans une déclaration rendue publique hier. «Nous avons joué à l'autruche assez longtemps; il est urgent que le débat linguistique se fasse partout au Québec, car l'anglicisation a déjà un impact important dans l'ensemble de notre territoire.»

Le mouvement, présidé par Mario Beaulieu, également président de la Société Saint-Jean-Baptiste, compte se faire entendre dans les prochains mois afin de s'assurer que le français soit «la langue publique commune» au Québec, mais aussi dénoncer le «surfinancement des cégeps, des universités, des hôpitaux et autres institutions anglophones à Montréal, qui se fait au détriment du financement gouvernemental de ces institutions dans les autres régions», résume le MQF. Le groupe compte sur les espaces numériques de communication pour porter son message (quebecfrancais.org).

«Nous voulons combattre le défaitisme ambiant, qui pousse à l'inaction et à la capitulation devant la fragilité du français en Amérique du Nord», ajoute-t-il.

Découlant du Front du Québec français, fondé en 1969, le MQF a été très actif dans la promotion du fait français en Amérique du Nord dans les années 70 et 80. L'organisme militant a été réactivé plusieurs fois dans les dernières années. À différents moments de son existence, il a été soutenu par plusieurs organisations, comme l'Alliance des professeurs de Montréal, la Fédération des travailleurs du Québec, l'Union des producteurs agricoles ou encore l'Association québécoise des professeurs de français. Les principales centrales syndicales tout comme l'Union des artistes ont appuyé hier le retour de l'organisme qui se dit indépendant des partis politiques.
14 commentaires
  • dolores sandoval - Inscrite 6 juin 2011 04 h 22

    Le Mouvement Québec français revoit le jour

    Pauvre Jean-Baptiste. Je pense il l'aime pas que son nom il est utilise pour une mal fonction de gouvernement. Voulez-vous donne un retourne de mon taxes si
    je ne recevoir les services dans un langue je compris?

  • Kris13104 - Inscrit 6 juin 2011 07 h 46

    La langue ne suffit pas...

    Qu'il y ait une revendication de la défense du français au Québec, voilà une bien belle chose, surtout face à un gouvernement qui, malgré ses déclarations officielles, fait le lit de l'anglicisation.
    En revanche, une bonne connaissance de langues étrangères, l'anglais, bien sur, mais aussi l'espagnol, dont on oublie que l'aire linguistique est plus étendue que l'anglais, le chinois, entre autre, sont un plus pour une population. Et pourquoi pas la connaissance de langues amérindiennes. J'avais été frappé, lors d'un voyage en Afrique du Sud, de l'effort apporté par le gouvernement d'apartheid à la promotion des langues «natives» comme facteur de cohérence sociale.
    D'autre part, est-ce que la langue seule suffit? D'abord, il faudrait qu'elle soit de qualité, ensuite il faudrait qu'elle serve une culture fondée sur des valeurs plus humanistes que celles qui prédominent en Amérique du Nord anglo-saxonne. Il faudrait que le fait français en Amérique soit attractif parcequ'il s'établit sur un vécu privilégiant du partage, de la profondeur des idées, un sens de la vie plus équilibré que la recherche du «blig-bling», des comportements primitifs, de la course à la réussite financière comme seul objectif d'existence.
    Alors, le fait français fera la différence, se montrera réellement attractif et s'imposera sans contectation. La langue ne suffit pas....

  • Claude L - Inscrit 6 juin 2011 07 h 57

    Encore on sera perçu comme les méachants face à la liberté.

    Parce que nous voulons protéger notre langue, face aux opposants qui parlent une autre langue que le français.

    Rares sont les États qui disparaissent, au profit d'une autre langue comme le Québec. Normalement dans chaque État on apprend la langue de la majorité pour communiquer, mais malheureusement pas au Québec.

    On a beau dénoncer cet état de fait, rien à faire l'hypocrisie et le mensonge.
    De la majorité des non francophones et de quelques francophones ignorants et colonisé, viendront toujours détruire toutes revendications de notre part.

    Si ce n'est pas du racisme, que de ne pas vouloir apprendre la langue de la majorité, ne me le dites pas, vos mensonges m'ennuient, surtout quand vous parlez déjà deux langues. Et les autres qui se drapent dans la liberté en vociférant leur indignation, si au moins vous n'étiez qu'une infime minorité à ne pas savoir vous exprimer en français ou de ne pas le vouloir.

    Dans les provinces Maritimes Service Canada n'offre plus de services en Français. Il n'y a que le Québec sur dix provinces et trois territoires où la langue commune est le Français, partout ailleurs c'est l'Anglais, donc respectez-nous comme les francophones le font à l'extérieur du Québec.

    Nous les Québécois ont a raison d'être en colère.

  • Vincent Bussière - Inscrit 6 juin 2011 09 h 01

    À Dolores!

    Bravo, bien dit Dolores! mais quand même il demeure impératif de valoriser le français auprès des jeunes, il faut trouver la bonne manière de la faire auprès de nos jeunes car c'est d'eux que dépend le futur du français au Québec! Imposer ne me semble pas être la bonne façon, y a en a t'il une autre!?

  • André Michaud - Inscrit 6 juin 2011 09 h 34

    D'abord à la maison et à l'école

    Ce ne sont pas les gros méchants anglos qui ont détruit l'enseignement du français au Québec. Ce sont les bureaucrates "francophones séparatistes" du Ministère de l'Éducation !!! Ouvrez les yeux!

    Pour y avoir travaillé pendant 35 ans j'ai vu cette détérioration constante due à des réformes farfelues de "penseux universitaires" totalement déconnectés de la réalité. Ils ont IMPOSÉ aux profs ces réformes farfelues, et un type d'enseignement STUPIDE.

    Hélas tous les ministres de TOUS les partis se sont fié AVEUGLÉMENT à ces technocrates destructeurs de la langue...De sorte que mon père avec une quatrième année primaire en 1920 maîtrisait mieux le français écrit que les jeunes de secondaire 5 aujourd'hui!!!!!!! Si comme moi vous auriez pu voir des tonnes de copies de l'examen de secondaire 5 , vous seriez totalement découragés....Les profs qui corrigeaient cet examen étaient découragés..

    Pour revenir à un enseignement efficace du français, il faudrait corriger de façon sérieuse ce qui entraînerait un taux d'échec ASTRONOMIQUE, avec toutes les conséquences économiques et politiques.

    C,est pourquoi autant le PQ que les Libéraux ne voudront JAMAIS assumer les conséquences d'un retour à l'enseignement EFFICACE du français!!

    C'est par la maison et par l'école que passe l'apprentissage de la langue, pas par des législations style Loi 101 qui ne changent absolument rien à la qualité de la langue parlée et écrite...ce n'est pas la loi qui fera l'effort à notre place.

    Mais LA question à un million c'est: "Les Québécois veulent-ils vraiment faire les efforts pour apprendre à parler et écrire correctement le français? Si les citoyens ne veulent pas, aucune loi le fera à leur place! Arrêtons de chercher des lois magiques et sparages politiques pour remplacer l'effort.