La banlieue attire davantage que Montréal

Trois fois plus de personnes âgées de 25 à 44 ans ont fait une croix sur la ville de Montréal, entre 2001 et 2006, au profit d'une municipalité avoisinante que celles qui ont fait le chemin inverse, a fait valoir Statistique Canada, hier, jetant un nouvel éclairage sur la migration des citadins montréalais vers la banlieue.

Près de 15 % des personnes âgées de 25 à 44 ans ont quitté Toronto, Montréal ou Vancouver, entre 2001 et 2006, pour aller s'établir dans l'une des municipalités avoisinantes. En contrepartie, à peine 5 % des personnes appartenant à ce groupe d'âge ont fait leur nid à Toronto et à Montréal et 4 % à Vancouver.

Le revenu familial après impôts est aussi un facteur «déterminant» dans la décision de quitter une municipalité centrale, souligne à grands traits Statistique Canada. Par exemple, à Montréal, les personnes ayant un revenu après impôts de 70 000 $ à 99 999 $ étaient environ cinq fois plus susceptibles de déménager, entre 2001 et 2006, pour s'établir dans une municipalité avoisinante que celles ayant un revenu de 20 000 $ ou moins.

D'autre part, les personnes qui ont accueilli un premier enfant, entre 2001 et 2006, comptaient parmi les gens les plus susceptibles de déménager de la municipalité centrale. Dans la région de Montréal, 28 % des nouveaux parents ont quitté la métropole québécoise pour s'établir dans une municipalité avoisinante. Par contre, 7 % des personnes qui habitaient seules ont migré vers une municipalité avoisinante, soit trois fois moins.