L'irruption de joie après la victoire du Canadien fait place à des affrontements

Ce qui avait débuté comme une irruption de joie contenue de milliers de partisans fiers de la victoire du Canadien de Montréal contre les champions en titre de la Coupe Stanley, mercredi soir, a dégénéré peu après minuit, la police de Montréal étant confrontée à des dizaines de jeunes lançant des projectiles et pillant au moins deux commerces du centre-ville.

La police a tiré des gaz lacrymogènes en direction de la foule quelques heures après le début des célébrations de la victoire de 5-2 du Canadien contre les Penguins de Pittsburgh.

Vers 1h15, la police faisait état d’environ 25 arrestations, pour des infractions aux règlements municipaux. Deux policiers ont également été légèrement blessés.

Deux commerces avaient été pillés, soit la SAQ et Foot Locker sur la rue Sainte-Catherine.

Selon une porte-parole de la police de Montréal, Anie Lemieux, on voulait laisser le flot de gens se dissiper graduellement. Elle a assuré que la police allait rester aux aguets dans la nuit.

Les policiers montréalais semblaient avoir repris le contrôle de la situation peu avant 1 h, jeudi matin.

Euphorie

Des milliers de partisans du Canadien de Montréal euphoriques avaient pris d'assaut le centre-ville peu après 21h30 pour célébrer la surprenante victoire de leurs favoris.

Nombre des partisans soutenaient que le Canadien était en mesure de poursuivre son brio jusqu'à une première conquête du précieux trophée depuis 1993.

Des milliers de gens se sont entassés sur la rue Sainte-Catherine dans une procession improvisée et ont suivi un homme transportant un manchot en peluche sur ses épaules.

L'atmosphère immédiatement après la partie était festive et dénuée des incidents fâcheux qui ont marqué certaines autres célébrations des exploits du Tricolore. Toutefois, l'agitation a commencé à grimper quelque 90 minutes après l'issue du match.

Selon certains médias, il y avait environ 750 policiers au centre-ville de Montréal. La police n'a pas fourni de chiffres officiels sur les effectifs.

La police de Montréal avait annoncé que la rue Sainte-Catherine serait piétonne entre les rues Université et Guy mercredi soir entre 19 heures et la fin des activités d'après-match. Encore une fois, cette fermeture avait été décrétée pour assurer la sécurité des citoyens.

Dans les environs du Centre Bell, où quelque 21 000 partisans avaient assisté à la victoire du Canadien sur écran géant, un site avait été érigé par la Ville avec un DJ et des kiosques de rafraîchissements.

Plus tôt dans la journée, en conférence de presse, la Ville, des porte-parole du Canadien, conjointement avec la police de Montréal, avaient lancé un appel à la bonne conduite des partisans.

«Je sais que nos partisans auront du plaisir dans le respect et la dignité», avait affirmé la légende du Canadien Réjean Houle, qui avait prédit une victoire du Tricolore par la marque de 4 à 2.

Alors que la police de Montréal et M. Houle appelaient les gens à la civilité, le SPVM déployait des effectifs imposants pour assurer le calme.

«Notre objectif est clair: assurer le déroulement sans heurts des festivités spontanées après la partie», avait indiqué Denis Desroches, de la police de Montréal.

La police a mentionné qu'il y avait environ 2000 caméras de surveillance au centre-ville et bon nombre de personnes munies de cellulaires pouvant capter des images. De tels clichés avaient aidé la police à retracer des malfaiteurs à la suite de l'émeute survenue lors des séries de 2008.
12 commentaires
  • Alain Hamel - Abonné 13 mai 2010 05 h 17

    C'est désolant!

    Pourquoi faut-il que l'euphorie finisse toujours de cette façon? Ces images terniront encore une fois réputation de Montréal pour quelques casseurs qui font mal paraitre la vrai fans du Canadiens.

  • Eric Allard - Inscrit 13 mai 2010 06 h 28

    Toujours la même bande de casseurs

    C'est toujours la même bande de casseurs qui intervient apres chaque manifestation, quel qu'en soit sa nature. Les municipalités devraient avoir le droit de considérer de telles personnes "Persona non grata", ou interdites de séjour dans la cité.

  • jacques noel - Inscrit 13 mai 2010 06 h 40

    La privatisation des profits

    21,000 spectateurs à 7$: 147,000 dans les poches de Molson
    750 policiers en surtemps à 500$ l'unité: 375,000$ tirés des poches des contribuables....

  • France Marcotte - Abonnée 13 mai 2010 08 h 10

    Y a-t-il un sociologue dans la salle?

    C'est ça, on peut bien continuer à ne voir dans cette exubérance d'après victoire que le fait de quelques casseurs qui troublent l'ordre public. Surtout ne pas y voir l'expression prévisible d'une colère plus profonde continuellement retenue; quelque chose qui rappelle la colère de Maurice Richard, qui était tellement légitime.

  • Claude Archambault - Inscrit 13 mai 2010 08 h 57

    toujours les même

    Ce sont toujours les même qui cause le trouble, je suis certain que parmi les personnes arrêtés on retrouvera les même individus qu'à d'autre casse. Et si c'est le cas il est temps de passer des loi qui les punirait sévèrement. Pour tous ceux dont c'est la troisième arrestation pour grabuge dans une manifestation il devrait y avoir une peine minimum de 5 ans de travaux forcés, tell nettoyer les rues ou quelque chose d'humiliant et exténuant.