En banlieue, en auto au boulot

Ottawa — À mesure que les emplois se déplaçaient vers les banlieues, entre 1996 et 2001, les travailleurs manifestaient une tendance plus marquée à utiliser leur voiture, plutôt que les transports en commun, pour se rendre au boulot, affirme Statistique Canada.

Selon l'agence fédérale, au cours de ces cinq années, le nombre d'emplois en banlieue a augmenté à un rythme quatre fois plus rapide que les emplois implantés dans les centres-villes des grandes régions métropolitaines, comme Québec, Montréal, Ottawa-Hull, Toronto, etc. Un nombre croissant de personnes font donc la navette entre la ville et la banlieue.

Et plus les emplois étaient éloignés du centre-ville, plus la tendance à recourir à la voiture s'accentuait.

L'étude a cependant constaté que la proportion de travailleurs qui utilisaient les transports en commun est demeurée stable. Cela s'explique par le fait qu'un plus grand nombre de personnes à destination du centre-ville ont eu recours aux transports publics.

L'étude a aussi révélé que les emplois situés en centre-ville étaient plus spécialisés et mieux rémunérés, et que les gains des travailleurs du centre-ville augmentaient plus rapidement.