Premier contrat de travail des étudiants employés par l'UQAM

Une première dans les universités francophones: les 2000 étudiants employés de l'UQAM ont ratifié hier leur première convention collective.

Le document, approuvé en assemblée générale dans une proportion de 95 %, prévoit notamment une augmentation de la masse salariale globale de 55 % sur trois ans; le budget consacré aux employés étudiants passera donc de 9 à 15 millions.

Pour des moniteurs à la maîtrise, cela se traduit par une augmentation de 12,34 $ à 14 $ l'heure la première année, alors qu'un correcteur au baccalauréat sera payé 75 ¢ de plus, soit 9,25 $ l'heure. «Il y aura aussi une meilleure reconnaissance des heures réellement travaillées, lorsque le nombre de copies à corriger exige davantage de temps, par exemple», illustre la présidente du Syndicat des étudiantes et étudiants employés de l'UQAM (SEtuE), Isabelle Renaud, ajoutant que les employées auront aussi droit à des congés de maternité.

Estimant que la convention collective permet un certain «rattrapage salarial», le conseiller syndical de l'Alliance de la fonction publique du Canada (à laquelle est affilié le SEtuE), Mathieu Dumont, croit que la «rémunération des étudiants employés de l'UQAM constituera à terme une référence dans les universités francophones».

L'UQAM est la première université francophone où les étudiants travailleurs sont syndiqués. Il existe un seul autre syndicat du genre au Québec, à l'université McGill, mais il ne regroupe que le personnel lié à l'enseignement. Reconnu depuis juin dernier, le SEtuE représente à la fois des correcteurs, des moniteurs, des assistants de recherche et des surveillants d'examen.