Grève à venir au casino de Montréal

L’édifice du casino de Montréal
Jacques Nadeau Le Devoir L’édifice du casino de Montréal

Le casino de Montréal pourrait être paralysé pendant une partie du Grand Prix de Formule 1 du Canada qui se déroulera à Montréal dans quelques semaines, à cause d’une grève qui touche plusieurs corps d’employés.

« C’est un événement qui réunit 132 000 clients sur l’Île Notre-Dame pendant trois jours », lance Riccardo Scopelleti, président du syndicat des agents de sécurité du casino de Montréal, affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), et porte-parole de l’ensemble des unités. « C’est le plus gros événement à Montréal qui lance la période estivale, on ne laissera pas passer ça. »

Quelque 1000 employés du casino affiliés à la CSN sans contrat de travail se sont entendus entre eux pour faire la grève au même moment, dans l’espoir d’accroître la pression sur leur employeur. Cela inclut les employés des services de l’unité générale comme les caissiers, les préposés aux machines à sous, le service de voiturier, le vestiaire et l’entretien ménager. Le département de restauration sera également en grève. Ils s’étaient voté une banque de cinq jours « à utiliser au moment opportun ». Les croupiers ne sont quant à eux pas touchés.

« Le casino est grand, il comprend trois bâtiments. Sur un quart de travail de 400 à 600 employés, il n’y a pas un bassin de cadres assez gros pour tenir le fort, souligne M. Scopelleti. C’est certain qu’il y aura des services très, très diminués même s’ils font l’effort. » « De remplacer tout le monde sur le quart de travail, je leur dis bonne chance », ajoute-t-il.

Les travailleurs n’ont pas encore déterminé s’ils feront une, deux ou trois journées de grève lors du Grand Prix du Canada. « Ce sera décidé avec le comité de mobilisation », précise Riccardo Scopelleti.

Les questions salariales sont au coeur du conflit. « Les revendications au niveau du salaire motivent les gens à faire la grève, comme l’indice des prix à la consommation et les primes de soir et de nuit, souligne-t-il. Nous sommes très en retard comparativement au reste de l’industrie. » Cela fait fuir les employés, qui trouvent de meilleures conditions ailleurs, insiste-t-il.

Le casino est grand, il comprend trois bâtiments. Sur un quart de travail de 400 à 600 employés, il n’y a pas un bassin de cadres assez gros pour tenir le fort.

 

Les quatre casinos en grève ?

Les employés sont en négociations depuis juin dernier et sans contrat de travail depuis le 31 mars 2022.

« Ça traîne. Nous n’avons pas mille questions sur la question monétaire, mais quatre points. Depuis février, ça traîne de la patte », souligne Riccardo Scopelleti, qui est porte-parole pour l’ensemble des neuf syndicats actuellement en négociations dans les quatre casinos de la province et pour Jeux en ligne, ce qui représente près de 1700 employés de différents corps d’emplois.

Les autres casinos de la province pourraient également être touchés par une grève. Des employés du Casino du Lac-Leamy se sont dotés d’une banque de cinq jours. Ceux des casinos de Charlevoix et du Mont-Tremblant se prononceront également dans les prochains jours.

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