Quartier latin - Des caméras inutiles, selon la CAI

Un rapport de la Commission d'accès à l'information (CAI) conclut que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n'a pas réussi à démontrer que l'utilisation des caméras de surveillance dans le Quartier latin était justifiée.

«La Commission s'interroge sur la nécessité d'installer des caméras pour réduire [un] type d'infractions qui était déjà considéré en régression, grâce à des opérations policières antérieures, indique la CAI dans un communiqué publié hier. Également, la Commission n'a pas pu constater que [le corps policier] a considéré des solutions alternatives.»

Selon la CAI, les documents présentés par le SPVM soutiennent que le nombre d'infractions relatives aux stupéfiants, après avoir atteint un sommet en 2001, ne cesse de décroître depuis.

Le rapport d'enquête de l'organisme concernait la mise en oeuvre du projet-pilote appelé Robot-Cam, lancé le 1er mai 2004. Le projet-pilote avait duré quatre mois, a indiqué le SPVM.

La Commission affirme aussi que des règles concernant l'usage des caméras de surveillance n'ont pas été suivies. «La nécessité d'enregistrer 24 heures sur 24 n'a pas été démontrée; les affiches indiquant la présence de caméras donnaient au public des avis inappropriés; la durée de conservation des images n'était pas respectée», indique notamment l'organisme gouvernemental.

La CAI note aussi que l'évaluation périodique de l'utilisation des caméras de surveillance a été faite seulement à l'interne plutôt que par un organisme indépendant.