Les Canadiens préfèrent souhaiter «Joyeux Noël» plutôt que «Joyeuses Fêtes»

70% des répondants, répartis à travers le pays, ont affirmé être plus enclins à saluer quelqu’un en cette période de l’année en disant «Joyeux Noël».
Frederick Florin Agence France-Presse 70% des répondants, répartis à travers le pays, ont affirmé être plus enclins à saluer quelqu’un en cette période de l’année en disant «Joyeux Noël».

Lancer un chaleureux « Joyeux Noël » en fin d’année est bien plus répandu au Canada que l’emploi du « Joyeuses Fêtes » neutre, révèle un sondage d’opinion publique national Postmedia-Léger.

Si certains répondants célébrant la fête chrétienne ont déclaré éviter délibérément la salutation traditionnelle des Fêtes par peur d’offenser leur interlocuteur, cela poserait rarement problème : dans les faits, 92 % des répondants ayant grandi dans un foyer non chrétien disent ne pas être heurtés par un voeu de Noël qui leur est adressé.

Seuls 8 % des répondants issus de milieux culturellement ou religieusement non chrétiens ont exprimé être froissés par une salutation de Noël.

Ce sondage examine les comportements liés à la relation entre la religion et le temps des Fêtes. Au total, 70 % des répondants, répartis à travers le pays, ont affirmé être plus enclins à saluer quelqu’un en cette période de l’année en disant « Joyeux Noël », contre 23 % ayant signalé qu’ils se tourneraient probablement vers le « Joyeuses Fêtes ».

Une minorité de répondants élevés dans la foi catholique ont signifié éviter intentionnellement de saluer les étrangers par un « Joyeux Noël » de crainte de leur déplaire. Ainsi, 29 % disent l’éviter et 71 % disent ne pas s’en empêcher.

Ce texte fait partie de notre section Vigie numérique.

« Les institutions, le gouvernement, les entreprises multiplient parfois les efforts pour tenter de trouver, je suppose que nous pourrions désigner cela ainsi, une approche politiquement correcte pour transmettre les salutations des Fêtes. Il semble qu’une forte majorité tend à simplement utiliser “Joyeux Noël”, a fait valoir au National Post Andrew Enns, vice-président directeur chez Léger. Peut-être nous inquiétons-nous d’une chose à laquelle les gens que nous pensons vexer ne songent pas. »

Les jours fériés, une tradition canadienne

 

Environ 60 % des résidents canadiens ont déclaré que la religion, y compris les jours religieux spéciaux, n’était pas significative dans leur quotidien aujourd’hui. Plus précisément, 34 % ont dit que ça ne comptait pas du tout, et 25 % ont dit que ce n’était pas très important.

D’un autre côté, 41 % ont déclaré que la religion occupait une place prépondérante dans leur ménage, 17 % la jugeant très importante et les 24 % restants affirmant qu’elle était assez importante. Plus de femmes que d’hommes ont déclaré que la religion était importante (44 % contre 39 %).

En ce qui a trait à la célébration des jours fériés canadiens basés sur la religion, 58 % des répondants conserveraient le calendrier actuel tel qu’il est, par tradition canadienne.

Près du quart (24 %) ont déclaré que la liste des jours fériés devrait être élargie pour inclure d’autres religions et cultures, tandis que 6 % ont déclaré qu’aucune fête religieuse, y compris Noël et Pâques, ne devrait être un jour férié. Les 12 % restants ont dit qu’ils ne savaient pas.

Le sondage a été effectué en ligne auprès de 1526 personnes entre le 9 et le 11 décembre. Les résultats ont été pondérés en fonction de l’âge, du sexe et de la région pour correspondre à ceux d’un échantillon représentatif de la population. Le sondage ayant été effectué en ligne, le calcul de la marge d’erreur ne s’applique pas, indique Léger. Si les données avaient été recueillies au moyen d’un échantillon aléatoire de même taille, la marge d’erreur serait de plus ou moins 2,5 %, 19 fois sur 20, souligne-t-on.



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