L’ancienne journaliste Virginie Boulanger n’est plus

Dans les années 1970, Virginie Boulanger a notamment été affectée à la couverture du «Procès des Cinq» et du «Dossier Z» de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, qui portait sur les interventions policières et judiciaires dans le travail des journalistes pendant et après la Crise d’octobre.
Courtoisie de Thérèse Béliveau Dans les années 1970, Virginie Boulanger a notamment été affectée à la couverture du «Procès des Cinq» et du «Dossier Z» de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, qui portait sur les interventions policières et judiciaires dans le travail des journalistes pendant et après la Crise d’octobre.

L’ancienne journaliste et recherchiste Virginie Boulanger s’est éteinte à l’âge de 89 ans des suites de problèmes de santé, le 10 novembre dernier, à Longueuil, a appris Le Devoir dimanche.

Originaire de Sainte-Marie, Mme Boulanger a connu une carrière d’une quarantaine d’années au sein de plusieurs médias québécois, d’abord au Journal Le Réveil de Jonquière, ensuite au Petit Journal, à La Patrie — pour qui elle a couvert la visite du Général de Gaulle — et à Québec-Presse, entre autres. Elle a également été de passage au Devoir au début de sa carrière, vers la fin des années 1950.

Dans les années 1970, elle a notamment été affectée à la couverture du « Procès des Cinq » et du « Dossier Z » de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), qui portait sur les interventions policières et judiciaires dans le travail des journalistes pendant et après la Crise d’octobre.

Membre fondatrice de la FPJQ, elle a aussi été une proche collaboratrice de journalistes et d’animateurs comme Pierre Nadeau, Michel Pelland, Keith Spicer et Gérald Godin.

Après quelques années à travailler comme journaliste, elle est devenue recherchiste à la radio pour des émissions d’affaires publiques chez Radio-Québec (aujourd’hui Télé-Québec) ainsi que Radio-Canada.

« Femme de coeur de d’esprit », Virginie Boulanger a été « une pionnière du journalisme féminin québécois », estime son ancien époux, André Béliveau, lui aussi journaliste retraité, maintenant professeur de journalisme. 

Tout au long de sa carrière, Virginie Boulanger s’est particulièrement intéressée à la littérature, la politique québécoise ainsi qu’à l’évolution de la mouvance souverainiste, rapporte-t-il.

« C’était une personne très généreuse, qui avait un sens social très développé et qui voyait dans le journalisme une façon de servir la société, se remémore M. Béliveau, au bout du fil. J’avais beaucoup d’estime et d’admiration pour elle. »

André Béliveau s’est donné « le devoir » de partager le parcours de celle qui a été sa femme et de l’inscrire dans la mémoire de ceux qui le voudront, pendant qu’il peut le faire.

Virginie Boulanger laisse dans le deuil son fils Yann Béliveau, sa fille Kim Béliveau, ses petits-fils, ses frères et soeurs ainsi que son ancien époux et père de ses enfants.

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