Un homme arrêté et une mineure interrogée au cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu

La police dit avoir été informée à 9 h 40 d’un homme au comportement suspect sur les lieux du cégep.
Photo: Getty Images iStockphoto La police dit avoir été informée à 9 h 40 d’un homme au comportement suspect sur les lieux du cégep.

Un homme de 19 ans qui portait une veste pare-balles a été arrêté et une fille mineure a été questionnée comme « personne d’intérêt » vendredi matin lors d’une intervention policière au cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu.

C’est ce qu’a indiqué en entrevue l’agente du Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu, Barbara-Anne Dion, précisant que l’opération policière était toujours en cours dans l’établissement en milieu d’après-midi.

Il n’y a eu aucun blessé et aucun coup de feu n’a été entendu, a confirmé le service de police.

La police dit avoir été informée à 9 h 40 d’un homme au comportement suspect sur les lieux du cégep. C’était surtout son habillement qui était suspect — sa veste pare-balles, a-t-on précisé.

Vers 10 h, les policiers ont procédé à l’arrestation de l’homme et à l’interpellation de la fille mineure. Mme Dion n’a pas pu dire à ce point-ci quel était le rôle de la jeune femme, et si les deux personnes sont des étudiants. On ignore encore si des accusations seront déposées.

Les policiers étaient en discussion pour lever graduellement le confinement, a indiqué le sergent Jérémie Levesque. Il précisait plus tôt que toutes les personnes qui sortiraient du cégep seraient fouillées pour s’assurer qu’un suspect ne leur glisse pas entre les mains.

À 10 h, la direction du cégep avait envoyé un communiqué pour demander aux étudiants et membres du personnel de se barricader dans des locaux et de fermer les lumières.

La directrice générale Nathalie Beaudoin écrivait qu’un périmètre de sécurité avait été érigé et que personne ne pouvait accéder au cégep. Les activités de l’établissement ont été annulées pour la journée.

Dans un échange de messages avec La Presse canadienne, Annie Métivier, qui est technicienne en design d’intérieur au cégep, a parlé de l’ambiance lourde qu’il y avait dans l’établissement.

« J’ai vu les policiers avec leurs armes à côté de mon bureau, car il a fallu que je retourne barrer une porte qu’un enseignant avait débarrée, adjacente à mon bureau. Ils me disaient : “Vite, barre, vite et enfermez-vous” », a-t-elle relaté.

« Voir les policiers avec leurs armes prêts à tirer… ça augmente le stress. »

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