Ouverture du procès de l’ex-député Harold LeBel

Libéré avec promesse de comparaître, M. LeBel a pu demeurer député indépendant, puisque la Loi sur l’Assemblée nationale n’empêche pas un élu de siéger même s’il fait l’objet d’accusations criminelles.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Libéré avec promesse de comparaître, M. LeBel a pu demeurer député indépendant, puisque la Loi sur l’Assemblée nationale n’empêche pas un élu de siéger même s’il fait l’objet d’accusations criminelles.

Le procès de l’ex-député Harold LeBel commence lundi au palais de justice de Rimouski et doit durer de deux à trois semaines.

L’ancien élu du Parti québécois (PQ) plaide non coupable face à une accusation d’agression sexuelle qui serait survenue à Rimouski en octobre 2017.

L’identité de la présumée victime, qui travaillait elle aussi dans le milieu politique, n’a pas été dévoilée, par ordre de la Cour.

Arrêté par des policiers de la Sûreté du Québec le 15 décembre 2020, le militant souverainiste a immédiatement été chassé du caucus du PQ par son chef, Paul St-Pierre Plamondon, et ce, pour la durée de l’enquête.

« Les violences sexuelles, toutes, doivent être combattues avec force. Personne n’est au-dessus de la loi », avait lancé le chef péquiste le 16 décembre 2020, en indiquant que son parti offrira sa pleine collaboration à l’enquête.

Élu dans la circonscription de Rimouski en 2014 et en 2018, M. LeBel était l’un des parlementaires les plus appréciés à l’Assemblée nationale.

Il était d’ailleurs l’une des têtes d’affiche de la série documentaire de Télé-Québec Nos élus, sur le métier de député, dont la diffusion a été interrompue.

Libéré avec promesse de comparaître, M. LeBel a pu demeurer député indépendant, puisque la Loi sur l’Assemblée nationale n’empêche pas un élu de siéger même s’il fait l’objet d’accusations criminelles. Seuls les députés condamnés à une peine d’emprisonnement de plus de deux ans pour un acte criminel perdent leur siège dans ce genre de situation.

Le parlementaire, qui était « prêt, avec humilité et confiance » à se présenter aux élections d’octobre 2022, a finalement renoncé en mars dernier, alors qu’il apprenait que son procès prévu au printemps se tiendrait en automne, « en pleine période électorale ».

« Profondément déçu » d’être « forcé » de quitter la vie politique, il avait précisé que sa décision n’avait rien à voir avec « une potentielle présomption quant à l’issue de cette affaire ».

Harold LeBel sera représenté par l’avocat de Québec Maxime Roy, face à la procureure Manon Gaudreault.

Avec La Presse canadienne

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