Un vice-président du syndicat de la SQ relevé de ses fonctions

La Sûreté du Québec a suspendu Charles Hopson en vertu des dispositions relatives aux matières criminelles et pénales.
Paul Chiasson Archives La Presse canadienne La Sûreté du Québec a suspendu Charles Hopson en vertu des dispositions relatives aux matières criminelles et pénales.

Le vice-président aux Finances de l’Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ), Charles Hopson, a été suspendu de ses fonctions, car il est visé par une enquête policière.

L’avocat de M. Hopson, Jean-François Boucher, a expliqué lundi que la division des normes professionnelles de la Sûreté du Québec (SQ) enquêtait actuellement sur son client.

« M. Hopson va évidemment collaborer à l’enquête policière », a-t-il déclaré dans une entrevue au Devoir.

M. Boucher a indiqué que son client est visé par des allégations reliées à des faits survenus il y a quelques jours sans lien avec ses fonctions à l’APPQ.

« On ne peut pas se permettre de le garder en poste compte tenu de l’enquête qui est en cours, a-t-il dit. Il est présumé innocent, on va laisser l’enquête se faire. On a confiance évidemment dans le processus policier. M. Hopson est un policier, il a confiance dans le fait que les policiers vont faire leur travail correctement. »

L’avocat a confirmé que la SQ a relevé M. Hopson en vertu des dispositions relatives aux matières criminelles et pénales prévues à l’annexe W de la convention collective.

On a confiance évidemment dans le processus policier

 

« Ça peut être criminel, ça peut être pénal, ça peut être aussi de nature disciplinaire, a-t-il dit. Pour le moment on n’a pas d’informations très claires indiquant pourquoi exactement il est relevé. »

M. Boucher a expliqué qu’il faudra attendre la fin de l’enquête, dans quelques mois, pour en savoir plus sur la nature des allégations qui ont nécessité sa suspension.

« L’enquête va révéler si les gestes ont eu lieu, si on reproche criminellement ou pas les gestes présumément commis par M. Hopson », a-t-il dit.

Un nouveau rebondissement

 

Le président de l’APPQ, Dominic Ricard, a affirmé lundi dans une déclaration transmise aux médias que M. Hopson avait été relevé de ses fonctions.

« Les faits allégués en lien avec cet événement n’ont aucun lien avec le travail qu’il effectuait au sein de l’Association, a dit M. Ricard. L’APPQ fait confiance au processus en cours pour la suite des choses. C’est d’ailleurs pourquoi nous offrons à la Sûreté du Québec [SQ] notre entière collaboration. »

Joint par Le Devoir, M. Ricard n’a pas voulu faire davantage de commentaires.

Dans un courriel envoyé à ses membres, l’APPQ a affirmé qu’un remplaçant serait désigné au poste de vice-président aux finances durant les procédures d’enquête.

La SQ a de son côté affirmé qu’un policier avait été relevé de ses fonctions et renvoyé à son domicile avec solde en lien avec les dispositions de l’annexe W de la convention collective. L’inspecteur Richard Gauthier, du service des communications, n’a cependant pas voulu confirmer s’il s’agit de M. Hopson.

Ce nouveau rebondissement survient une semaine après l’annonce, par M. Ricard, qu’il quittera ses fonctions avant la fin de son mandat. Il a justifié son départ par les difficultés rencontrées dans la négociation en cours pour le renouvellement de la convention collective.

Deux autres vice-présidents, Stéphane Trottier et Serge-Alexandre Gervais, sont également partis, en mars, avant la fin de leurs mandats respectifs.

 

Une porte-parole de l’APPQ a expliqué qu’ils avaient tous les deux pris leur retraite.

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