La GRC pressée de mieux protéger ses secrets

L’examen formule 43 recommandations, notamment sur la formation, un plus grand respect des normes fédérales de sécurité pour le dépistage et même l’autorisation de mener des fouilles corporelles aléatoires.
Lars Hagberg La Presse canadienne L’examen formule 43 recommandations, notamment sur la formation, un plus grand respect des normes fédérales de sécurité pour le dépistage et même l’autorisation de mener des fouilles corporelles aléatoires.

Un examen interne de la GRC, réalisé à la suite de l’arrestation d’un officier supérieur pour avoir prétendument révélé des informations secrètes, exhorte la police fédérale à faire un virage important dans son approche pour mieux protéger ses secrets.

L’exemple doit aussi venir d’en haut, recommande l’étude.

L’examen formule 43 recommandations, notamment sur la formation, ainsi qu’un plus grand respect des normes fédérales de sécurité pour le dépistage, et même l’autorisation de mener des fouilles corporelles aléatoires.

La mission avait été confiée à un ancien superintendant de la GRC à la retraite à la suite de l’arrestation, en septembre 2019, du directeur général du Centre national de coordination du renseignement de la GRC, Cameron Jay Ortis.

Ortis est accusé d’avoir contrevenu à la Loi sur la protection de l’information. Il aurait tenté de divulguer des informations secrètes à «une entité étrangère». Il est aussi accusé d’abus de confiance et d’avoir commis une infraction de nature informatique.

Ces accusations n’ont pas été prouvées en cour.

Le rapport, commandé par la commissaire de la GRC, Brenda Lucki, a examiné les facteurs organisationnels relativement au personnel, aux installations et aux technologies de l’information. Il s’est aussi penché sur les «menaces intérieures» au sein du corps policier.

Le rapport a été terminé en juin 2020. Il n’a été remis à La Presse canadienne que récemment, 19 mois après une demande formulée en vertu de la Loi d’accès à l’information.

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