L’abattage des cerfs de Longueuil encore reporté

La SPCA et l’organisme Sauvetage Animal Rescue, qui est représenté par l’avocate Anne-France Goldwater, s’étaient adressés à la Cour d’appel le 19 octobre dernier dans une ultime tentative pour empêcher l’abattage de dizaines de cerfs au parc Michel-Chartrand où ceux-ci sont en surnombre.
Alexandre Shields Le Devoir La SPCA et l’organisme Sauvetage Animal Rescue, qui est représenté par l’avocate Anne-France Goldwater, s’étaient adressés à la Cour d’appel le 19 octobre dernier dans une ultime tentative pour empêcher l’abattage de dizaines de cerfs au parc Michel-Chartrand où ceux-ci sont en surnombre.

La saga des cerfs de Longueuil a connu un nouveau rebondissement mardi. La Cour d’appel a accepté d’entendre la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) et l’organisme Sauvetage Animal Rescue, qui demandaient l’autorisation de porter en appel le jugement de la Cour supérieure rendu le 4 octobre dernier.

« Sans me prononcer sur les chances de succès de l’appel, je suis d’avis que la situation est exceptionnelle et que l’intérêt [supérieur] de la justice requiert que la permission d’appeler soit accordée », écrit le juge Stephen W. Hamilton dans une décision rendue mardi.

Le juge Hamilton a aussi accepté d’accueillir la demande de sursis présentée par les deux organismes en attendant que le dossier puisse être débattu sur le fond.

La SPCA et Sauvetage Animal Rescue, qui sont représentés par l’avocate Anne-France Goldwater, s’étaient adressés à la Cour d’appel le 19 octobre dernier dans une ultime tentative d’empêcher l’abattage de dizaines de cerfs vivant au parc Michel-Chartrand, où ceux-ci se trouvent en surnombre. Les deux organismes estimaient que la Cour supérieure avait erré en rejetant leur demande d’une ordonnance de sauvegarde. Dans une décision rendue le 4 octobre dernier, le juge Andres Garin avait conclu qu’accorder un sursis, comme le demandaient les deux organismes, « aurait pour conséquence manifeste d’aggraver le problème de la surpopulation des cerfs et les effets préjudiciables qui en découlent ». Les inconvénients subis par la Ville de Longueuil auraient été supérieurs à ceux subis par les demandeurs, avait-il statué.

L’audience en Cour d’appel aura lieu le 25 novembre prochain. Le juge Hamilton ordonne aussi à la Ville de Longueuil « de ne pas abattre les cerfs du parc Michel-Chartrand [d’ici le] 25 novembre 2022 à 17 h ou toute autre date pouvant être fixée par la Cour ».

En juillet dernier, la Ville de Longueuil avait annoncé son intention de mener une opération de chasse contrôlée à l’arbalète dans le parc Michel-Chartrand afin de réduire la taille du cheptel de cerfs, qui cause d’importants dommages à la végétation. Selon le plus récent dénombrement, les cerfs seraient au nombre de 108 dans un parc qui ne peut soutenir que 10 à 15 individus, estime la Ville.

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