La surveillance électronique des employés désormais encadrée en Ontario

Il est question de surveillance des sites web visités par les employés durant leur quart de travail ou encore de géolocalisation d’un véhicule de livraison conduit par un employé.
Sean Kilpatrick La Presse canadienne Il est question de surveillance des sites web visités par les employés durant leur quart de travail ou encore de géolocalisation d’un véhicule de livraison conduit par un employé.

Certains travailleurs ontariens peuvent désormais exiger de savoir comment leur employeur les surveille lorsqu’ils sont en fonction et avec quels outils électroniques.

À compter d’aujourd’hui, les entreprises de 25 employés et plus doivent obligatoirement se doter d’une politique encadrant comment, quand et pourquoi la direction surveille électroniquement les travailleurs.

Les employeurs ont eu six mois pour rédiger leur politique après que le gouvernement ontarien eut adopté une loi qui l’exige en avril dernier.

Des lignes directrices ont été fournies par la province et des exemples de pratiques de surveillance électronique ont été recensés. On parle notamment de surveillance des sites web visités par les employés durant leur quart de travail ou encore de géolocalisation d’un véhicule de livraison conduit par un employé.

D’après des experts, la pandémie de COVID-19 a fait exploser le marché des technologies de surveillance des travailleurs étant donné le nombre record de télétravailleurs.

L’exigence d’adopter une politique de transparence sur la surveillance des employés ne crée toutefois pas de nouvelles protections de vie privée pour les travailleurs.

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