Un suspect en lien avec la fusillade à Estérel a été arrêté puis libéré

L’agression a eu lieu vendredi près du vaste complexe hôtelier Estérel Resort.
Julien Cadena Le Devoir L’agression a eu lieu vendredi près du vaste complexe hôtelier Estérel Resort.

La Sûreté du Québec (SQ) a confirmé dimanche qu’un homme de 53 ans a été arrêté en lien avec la fusillade survenue vendredi à Estérel. Valeriy Tarasenko, un homme de 44 ans au passé trouble, avait été blessé et transporté à l’hôpital.

Le suspect devait « comparaître par visiocomparution au courant de la fin de semaine », a indiqué une porte-parole de la SQ, Laura Hervé. Mais l’individu a finalement été libéré avec une promesse de comparaître à une date ultérieure, a indiqué la SQ, dans une mise à jour transmise dimanche en fin d’après-midi.

« Suite à l’interrogatoire de cette personne, un dossier a été soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales, peut-on lire dans la déclaration de la SQ. L’analyse de la version de l’homme n’a pas permis de porter des accusations pour le moment. » La SQ a ajouté qu’elle ne formulera aucun autre commentaire « pour ne pas nuire à l’enquête en cours ».

Vendredi, vers 12 h 45, les policiers avaient été appelés à intervenir au sujet d’une agression armée survenue sur le chemin Fridolin-Simard.

L’agression a eu lieu près du vaste complexe hôtelier Estérel Resort. La victime a d’abord été transportée en voiture, depuis le stationnement de l’hôtel où elle se trouvait, et est revenue à pied, blessée, quelques minutes plus tard, selon les vidéos des caméras de surveillance.

M. Tarasenko est un entrepreneur, qui, selon certains comptes de réseaux sociaux qui portent son nom, serait ressortissant russe. Un organisme de bienfaisance à son nom est d’ailleurs toujours inscrit au registre des entreprises du Québec.

Il a été partenaire d’affaires d’Inna Yashchyshy, une jeune femme dans la trentaine qui a fait la manchette à la suite d’une enquête journalistique du Pittsburgh Post-Gazette et de l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), qui a révélé qu’elle se serait fait passer pour une membre de la famille Rothschild — une riche dynastie européenne — afin de se rapprocher de l’entourage de Donald Trump.

Elle a toutefois nié les allégations d’espionnage la visant et a affirmé que Valeriy Tarasenko aurait voulu la faire passer pour une espionne russe. M. Tarasenko avait précédemment engagé Mme Yashchyshy afin qu’elle s’occupe de sa fille mineure. Cette dernière l’a ensuite accusé d’avoir été très agressif envers elle.

Avec La Presse canadienne

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