Montréal règle son litige concernant les paddocks de F1

Si l’entente règle le litige avec Geyser et plusieurs sous-traitants, elle ne règle pas la question des problèmes d’infiltration d’eau et de drainage qui avaient été constatés dans les nouveaux paddocks en 2021, après la fin des travaux. En photo, un coureur sur le circuit Gilles-Villeneuve.
Ryan Remiorz La Presse canadienne Si l’entente règle le litige avec Geyser et plusieurs sous-traitants, elle ne règle pas la question des problèmes d’infiltration d’eau et de drainage qui avaient été constatés dans les nouveaux paddocks en 2021, après la fin des travaux. En photo, un coureur sur le circuit Gilles-Villeneuve.

Montréal versera 6 millions de dollars au Groupe Geyser afin de régler son litige avec l’entreprise responsable de la construction des nouveaux paddocks au circuit Gilles-Villeneuve.

En juin 2021, Geyser avait déposé une poursuite de 10,3 millions de dollars plus taxes contre la Société du parc Jean-Drapeau, responsable du dossier des paddocks. Elle réclamait cette somme pour des factures impayées et des coûts additionnels liés au chantier.

Rappelons que le Groupe Geyser avait été retenu pour la construction de nouveaux paddocks, et qu’un contrat de près de 60 millions lui avait été octroyé par la Ville en avril 2018. Les anciens paddocks ayant dépassé leur durée de vie utile, la Ville s’était engagée à rénover les infrastructures afin de pouvoir accueillir le Grand Prix jusqu’en 2024 et de respecter les normes imposées par la Fédération internationale de l’automobile (FIA). À l’origine, la construction des nouveaux paddocks avait été estimée à 30 millions de dollars.

Les nouveaux paddocks avaient été inaugurés en mai 2019, trois semaines avant la tenue du Grand Prix de Formule 1. Mais le dossier était loin d’être réglé puisque Geyser s’est adressé aux tribunaux deux ans plus tard.

En juillet dernier, le processus judiciaire a été suspendu pour permettre aux parties d’engager des négociations dans le cadre d’une médiation. La Ville et Geyser en sont finalement arrivés à une entente que le comité exécutif a approuvée mercredi dernier lors d’une réunion à huis clos.

La Ville estime que les négociations ont permis de réduire de façon « substantielle » certains montants réclamés par Geyser, peut-on lire dans les documents fournis aux élus. Cette entente lui évite aussi des coûts liés à un procès, qui, craignait-on, aurait pu être de longue durée.

Si l’entente règle le litige avec Geyser et plusieurs sous-traitants, elle ne règle pas la question des problèmes d’infiltration d’eau et de drainage qui avaient été constatés dans les nouveaux paddocks en 2021, après la fin des travaux. Ces infiltrations d’eau sont toujours « sous investigation », précisent les documents de la Ville.

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