Le PLQ présente 5 candidatures

Les libéraux ont présenté jusqu’à maintenant 96 candidats sur 125, à quelques jours du déclenchement de la campagne électorale.
Graham Hughes La Presse canadienne Les libéraux ont présenté jusqu’à maintenant 96 candidats sur 125, à quelques jours du déclenchement de la campagne électorale.

L’économie était sur toutes les lèvres, mercredi soir, lors de l’annonce de 5 nouvelles candidatures du Parti libéral du Québec (PLQ) dans la région de la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches. « Ce n’est pas vrai qu’au Québec tout va bien, contrairement à ce que se plaît à croire le gouvernement Legault », a lancé le député libéral Marc Tanguay, présent aux côtés des candidats.

Une centaine de personnes étaient présentes dans une salle cuisante de l’Auberge Québec. En comptant ces 5 nouvelles candidatures, les libéraux ont présenté jusqu’à maintenant 96 candidats sur 125. À quelques jours du déclenchement de la campagne électorale, soit dimanche prochain, la cheffe libérale Dominique Anglade était toutefois absente du rassemblement militant.

Avant de présenter les candidats, Marc Tanguay, actuel député et candidat dans LaFontaine, à Montréal, a décoché une flèche au premier ministre. « Le 500 $ que François Legault a donné depuis mars, selon lui, ça a réglé les enjeux de coût de la vie. Je ne sais pas ce que vous en avez fait, mais ça fait longtemps qu’il est dépensé, et ce n’est pas de cette façon-là qu’on va être capable de répondre aux besoins des gens. »

La candidate libérale Wafa Oueslati dans Chutes-de-la-Chaudière a renchéri en soulignant que l’économie était une priorité pour les libéraux, contrairement aux caquistes, selon elle. « Au sein du PLQ, on est conscient que l’économie ne va pas bien. Le Québécois ne va pas bien. La politique en elle-même ne va pas bien. »

La juriste et avocate de formation qui se décrit comme une « militante pour la laïcité et les droits des femmes » tentera de ravir le siège laissé vacant par le député caquiste Marc Picard. Elle se mesurera à la candidate de la CAQ Martine Biron, ancienne journaliste de Radio-Canada, au conservateur Mario Fortier et à la solidaire Caroline Thibault.

L’économiste Ahmed Lamine Touré tentera de ravir Taschereau, circonscription remportée en 2018 par la députée de Québec solidaire (QS) Catherine Dorion qui ne se représente pas. « Nous savons que ce sera une campagne difficile », a dit le candidat libéral. « Mais je ne suis pas un homme de renoncement. »

Dans Montmorency, le chimiste et homme d’affaires Mustapha Berri croisera le fer avec l’actuel député caquiste Jean-François Simard, la conservatrice Mylène Bouchard et la candidate solidaire Annie-Pierre Bélanger.

L’ingénieur mécanique Mahamadou Sissoko sera candidat dans Charlesbourg, circonscription détenue par le ministre caquiste de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonathan Julien.

L'ancien journaliste Michel Bureau portera les couleurs libérales dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré. En 2018, la circonscription avait été remportée par la caquiste Émilie Foster, qui ne brigue toutefois pas de nouveau mandat. Les adversaires de M. Bureau seront l’ancienne journaliste de TVA Kariane Bourassa, pour la CAQ, la solidaire Myriam Fortin, la conservatrice Odré Lacombe et le péquiste Lucien Rodrigue.

Mettre la main sur les bastions caquistes

 

« Au baseball, mon sport de prédilection, il y a un sage qui disait ce n’est pas parce que tu tires de l’arrière 7-0 après 3 manches que tu ne peux pas gagner », a illustré Michel Bureau, provoquant des murmures d'approbation. « Tout est possible », a-t-il ajouté, en rappelant la victoire de la libérale Caroline Simard contre l’ancienne première ministre Pauline Marois, en 2014, dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré.

En entrevue avec Le Devoir, Marc Tanguay dit être confiant que les candidats présentés mercredi pourront provoquer des « surprises » dans les différents bastions caquistes. Ils sont « connectés à la réalité » et pourront « apporter des solutions » aux enjeux comme le manque de travailleurs, selon lui.

« Dans un rassemblement de la CAQ, vous n’entendrez pas parler de pénurie de main-d’oeuvre, parce que pour François Legault, c’est une “mosus de bonne affaire”», fait valoir M. Tanguay. Les libéraux ont « un plan complet » à ce sujet, notamment pour favoriser le retour des employés expérimentés sur le marché du travail.

Selon les dernières projections du site Qc125, la formation libérale ne récolterait que 18 sièges le 3 octobre prochain. Marc Tanguay soutient que la campagne électorale changera la donne en faisant connaître les candidats et la plateforme du parti.

« On a un véritable plan de lutte à l'inflation », poursuit le député libéral. Ce que la CAQ n'a pas, à son avis. « François Legault ne pourra pas toujours se cacher », a-t-il soulevé, au sujet du refus du premier ministre de participer au débat à l’Institut du Nouveau Monde (INM), vendredi dernier.

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