Plus de 10 000 décès liés aux drogues depuis 2016 en Colombie-Britannique

Dès l’an prochain, la Colombie-Britannique deviendra la première province où les gens ne seront pas arrêtés ou accusés de posséder jusqu’à 2,5 grammes de certaines drogues illicites.
Jimmy Jeong La Presse canadienne Dès l’an prochain, la Colombie-Britannique deviendra la première province où les gens ne seront pas arrêtés ou accusés de posséder jusqu’à 2,5 grammes de certaines drogues illicites.

La Colombie-Britannique a connu plus de 10 000 décès en lien avec les drogues illicites depuis qu’une urgence de santé publique a été déclarée en avril 2016, selon la coroner en chef de la province.

Lisa Lapointe dit que la province est sur le point de perdre un autre nombre record de personnes à cause de l’approvisionnement en drogues toxiques cette année, le nombre de décès à la première moitié de 2022 dépassant ceux de la même période en 2021.

De nouvelles données du service du coroner indiquent qu’au moins 1095 résidants seraient décédés de janvier à juin de cette année, avec une moyenne de six décès par jour.

Le rapport a révélé que plus des trois quarts des personnes ayant perdu la vie en 2022 étaient des hommes, et la plupart avaient entre 30 et 59 ans.

La province affirme que la toxicité des drogues illicites est la principale cause de décès non naturel en Colombie-Britannique.

 

En juin, Ottawa a approuvé une exception de trois ans aux lois fédérales sur les drogues et, à partir de l’année prochaine, la Colombie-Britannique deviendra la première province où les gens ne seront pas arrêtés ou accusés de posséder jusqu’à 2,5 grammes de certaines drogues illicites.

À voir en vidéo