Une dose de rappel recommandée cinq mois après un dernier vaccin

Le directeur national de santé publique du Québec, Luc Boileau, appelle de nouveau les Québécois à faire preuve de vigilance. D’autant plus qu’à Montréal, le début du festival Osheaga (notre photo) laisse entrevoir une hausse des cas. Après le Festival d’été de Québec, la capitale avait vu son nombre de cas augmenter de façon fulgurante.
Photo: Adil Boukind Le Devoir Le directeur national de santé publique du Québec, Luc Boileau, appelle de nouveau les Québécois à faire preuve de vigilance. D’autant plus qu’à Montréal, le début du festival Osheaga (notre photo) laisse entrevoir une hausse des cas. Après le Festival d’été de Québec, la capitale avait vu son nombre de cas augmenter de façon fulgurante.

Québec revoit sa stratégie de vaccination à mesure que les vacanciers retournent au travail. La Santé publique recommande désormais la dose de rappel pour tous les adultes, tant qu’ils ont reçu leur dernière dose il y a au moins cinq mois.

Cet été, le directeur national de santé publique du Québec, Luc Boileau, a répété à plusieurs reprises que les Québécois avaient le choix de recevoir ou pas cette quatrième dose — une troisième pour ceux qui avaient contracté laCOVID-19. Vendredi, en conférence de presse à Montréal, le discours a changé.

« On encourage les personnes : peu importe leur âge, elles peuvent aller chercher une dose de rappel », a indiqué le Dr Boileau.

À moins d’avoir contracté la COVID-19 dans les trois derniers mois, les Québécois qui ont reçu leur dernière dose il y a plus de cinq mois devraient donc se rendre sur Clic Santé pour prendre rendez-vous, suggère la Santé publique. « C’est disponible maintenant, a souligné le Dr Boileau. Certains ajustements ont été demandés dans les centres de vaccination. »

Par ailleurs, ceux qui se feront vacciner cet automne pourraient mettre la main sur un vaccin adapté au variant Omicron, devenu la souche dominante au Québec cet hiver. Le Dr Boileau et les équipes de santé publique sont en contact avec l’Agence de la santé publique du Canada à ce sujet. « Il y a des vaccins qui sont en route, a-t-il dit. Nous n’avons pas de précisions sur les dates. Il est prévu qu’ils puissent arriver d’ici le mois de septembre, peut-être un peu plus proche d’octobre. »

À environ un mois de la rentrée scolaire et malgré le fait qu’« une remontée des cas » est prévue à l’automne, Québec ne modifiera pas ses recommandations pour les enfants et les adolescents. « On va reparler aux responsables du [Comité sur l’immunisation du Québec] à cet effet. Ils ne nous recommandent pas de faire des efforts supplémentaires que ce qui est déjà là. […] Nous ne prévoyons pas pour l’instant d’autres mesures pour le retour en classe », a dit le Dr Boileau vendredi.

Pour l’instant, assure le directeur national de santé publique, la tendance « stable » se poursuit, ce qui pourrait s’accompagner d’une baisse des cas dans les prochaines semaines.

Moins d’hospitalisations

Québec a rapporté vendredi 16 nouveaux décès liés à la COVID-19, en plus d’une baisse des hospitalisations (-46). On compte actuellement 2176 personnes hospitalisées ayant contracté la COVID, dont 738 ont été admises à l’hôpital en raison du virus. Or, à Montréal plus particulièrement, la transmission du coronavirus a encore et toujours des répercussions sur les services de soins.

Après la mort d’un Montréalais qui a attendu plus de onze heures pour une ambulance en mai — la situation a été rapportée par Le Journal de Montréal en matinée —, Urgences-santé convient qu’il y a toujours un risque que des situations du genre se répètent. « On est revenus en mode normal, avec une pénurie de personnel plus élevée qu’avant la pandémie. C’est là qu’on voit la différence », a expliqué auDevoir le porte-parole de l’organisme de gestion des services paramédicaux Stéphane Smith.

« C’est beaucoup plus difficile », a-t-il convenu.

Le Dr Boileau appelle de nouveau les Québécois à faire preuve de vigilance. D’autant plus qu’à Montréal, le début du festival Osheaga laisse entrevoir une hausse des cas. Après le Festival d’été de Québec, la capitale avait vu son nombre de cas augmenter de façon fulgurante. « Oui, à Québec, on a eu une augmentation des cas en corollaire avec ces festivités-là, a soulevé le directeur national de santé publique. C’est sûr qu’un message de prudence s’adresse aussi aux autres événements. 

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