Les conseils des experts pour affronter la septième vague

Le directeur national de santé publique, Luc Boileau, a pour sa part indiqué jeudi qu’il « encourage les gens à porter le masque » dans le transport en commun.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Le directeur national de santé publique, Luc Boileau, a pour sa part indiqué jeudi qu’il « encourage les gens à porter le masque » dans le transport en commun.

Au moment où les sous-variants de la COVID-19 se propagent comme une traînée de poudre, Le Devoir a consulté trois experts pour obtenir leurs recommandations sur les mesures que pourraient prendre l’État et les citoyens pour limiter l’ampleur de cette septième vague.

D’entrée de jeu, la professeure de santé publique à l’Université de Montréal Lara Gautier affirme que le port du masque devrait être « imposé » pendant les festivals, même à l’extérieur, ainsi que dans le transport en commun. Elle insiste également sur le fait que « le masque chirurgical n’est vraiment pas suffisant » pour se protéger des sous-variants d’Omicron, hautement contagieux. « Il faudrait carrément porter des N95 », estime-t-elle.

Le directeur national de santé publique, Luc Boileau, a pour sa part indiqué jeudi qu’il « encourage les gens à porter le masque » dans le transport en commun, « surtout les personnes qui sont plus vulnérables » à la forme sévère de la COVID-19.

Quant à la première dose de rappel du vaccin contre le virus, « on n’a pas une couverture exceptionnelle » dans la province, souligne la microbiologiste-infectiologue Caroline Quach-Thanh. Elle presse ainsi les personnes « les plus à risque » de se procurer cette protection supplémentaire, qui est d’ailleurs accessible à tous, rappelle-t-elle. Les personnes âgées ou qui ont « un système immunitaire moins efficace » peuvent par ailleurs se procurer une prescription du médicament Paxlovid auprès de leur pharmacien, même si ellessont vaccinées contre la COVID-19, a pour sa part souligné jeudi le Dr Luc Boileau, selon qui le Québec dispose du « système le plus efficace au monde » d’accès à ce médicament.

Même si vous ne présentez aucun symptôme au bout de cinq jours, le risque d’infecter d’autres personnes reste par ailleurs très élevé pendant dix jours, a précisé M. Boileau. C’est pourquoi il est recommandé aux personnes de s’isoler chez elles pendant les cinq premiers jours suivant l’apparition des symptômes. Les personnes infectées peuvent reprendre leurs activités essentielles après les cinq premiers jours en portant un masque, mais elles ne doivent pas aller au restaurant, ni participer à des festivals ou à tout autre événement où il y a beaucoup de monde, a rappelé le directeur national de santé publique. « L’important, c’est que quand on pense avoir été potentiellement exposés, on ne fait pas exprès d’aller voir d’autres personnes. On limite nos sorties dans les jours suivants et on s’assure en particulier de préserver les personnes vulnérables », résume Caroline Quach-Thanh.

Les personnes qui sont en contact avec des personnes à risque peuvent par ailleurs utiliser les tests rapides pour s’assurer qu’elles ne sont pas infectées, même si elles ne présentent aucun symptôme de la COVID-19. « On peut être contagieux avant d’avoir des symptômes », rappelle le professeur de physique à l’Université de Montréal Normand Mousseau. Dans ces cas particuliers, les tests rapides peuvent « avoir un impact » pour les personnes dont des membres de la famille ou des amis se trouvent dans une catégorie à haut risque, souligne-t-il en entrevue.

À voir en vidéo