La construction de l’hôpital de Vaudreuil-Soulanges débutera en octobre

Divisé en deux pavillons, l’hôpital comprendra 404 lits, 11 salles d’opération ainsi qu’une urgence de 41 civières.
Photo: CISSS de la Montérégie-Ouest Divisé en deux pavillons, l’hôpital comprendra 404 lits, 11 salles d’opération ainsi qu’une urgence de 41 civières.

La construction du nouvel hôpital de 400 lits à Vaudreuil-Dorion, en Montérégie, débutera dès octobre prochain et devrait se terminer en 2027.

Un investissement de plus de 2,5 milliards de dollars sera nécessaire pour la construction du centre hospitalier. Le dossier d’affaires a été approuvé par le conseil des ministres, mercredi dernier.

Divisé en deux pavillons, l’hôpital comprendra 404 lits, 11 salles d’opération ainsi qu’une urgence de 41 civières. L’établissement sera situé à la jonction du boulevard de la Cité-des-Jeunes et de l’autoroute 30, à Vaudreuil-Dorion.

L’ouverture de l’hôpital de Vaudreuil-Soulanges est attendue dans l’ouest de la Montérégie. En avril dernier, on apprenait qu’à Châteauguay, l’hôpital Anna-Laberge débordait au point où un patient a dû être installé sur une chaise avec une petite table mobile, plutôt que sur une civière dans un corridor. Certaines personnes se sont retrouvées dans des salles sans accès à des sonnettes pour demander de l’aide en cas de malaise.

La capacité d’accueil du futur hôpital « permettra de répondre aux besoins de la population du réseau local de services de Vaudreuil-Soulanges », assure Catherine Brousseau, agente d’information aux relations médias du CISSS de la Montérégie-Ouest.

Un plan clinique pour évaluer les besoins de l’ensemble du territoire en matière de soins et services est en cours présentement, ajoute Mme Brousseau. « Nous prévoyons terminer cet exercice à l’automne », dit-elle.

Un seul soumissionnaire

 

Durant l’appel d’offres, un seul entrepreneur aurait présenté une soumission, selon une personne bien au fait du dossier. Cette dernière explique que le gouvernement a alors dû avoir recours à une procédure exceptionnelle avec ce même contracteur, en gré à gré, afin de pouvoir négocier.

La présence d’un seul soumissionnaire est surprenante, selon Marc Boyer, professeur émérite au département de sciences économiques de l’Université de Montréal. « C’est possiblement à cause du fait qu’actuellement les entrepreneurs sont super occupés et ils n’ont pas la main-d’oeuvre pour se lancer dans de très grands travaux », avance-t-il.

Certains entrepreneurs « estiment que le gouvernement et les Villes sont lents à payer », souligne pour sa part Danielle Pilette, professeure associée au département de Stratégie, responsabilité sociale et environnementale de l’UQAM.

Avec Marie-Ève Cousineau

À voir en vidéo