Pas de record météorologique samedi à Montréal, mais un froid historique à Sherbrooke

Montréal a connu un «gros système de jeudi à vendredi», qui «comportait des orages vigoureux», des «températures chaudes», mais aussi «le froid que l’on connaît aujourd’hui».
Getty Images/iStockphoto Montréal a connu un «gros système de jeudi à vendredi», qui «comportait des orages vigoureux», des «températures chaudes», mais aussi «le froid que l’on connaît aujourd’hui».

Avec un samedi glacial pour un mois de juin, Montréal était en bonne voie pour enregistrer la température maximale la plus basse pour un 18 juin depuis 1922, avait confié samedi en début d’après-midi au Devoir Guillaume Perron, météorologue d’Environnement Canada.

« Le record est de 12,8 et, présentement [samedi], on a 11 comme maximum à Montréal. Ça pourrait encore monter un peu, mais ça sera difficile de l’atteindre », expliquait-il, en précisant que le nouveau record ne pourrait être établi qu’en « début de soirée, lorsque la température arrêterait de monter ».

Le 18 juin n’aura finalement pas été un jour historique pour Montréal — où les températures se sont réchauffées en après-midi pour atteindre les 15,6 degrés —, mais pour la ville de Sherbrooke.

Il n’aura pas fait aussi peu chaud un 18 juin dans cette ville des Cantons-de-l’Est depuis 1933. Le mercure n’y a pas dépassé les 11,1 degrés, alors qu’il avait pu grimper jusqu’à 12,2 degrés dans les années 1930.

Montréal a connu un « gros système de jeudi à vendredi », qui « comportait des orages vigoureux », des « températures chaudes », mais aussi « le froid [de samedi] », a noté M. Perron. Selon lui, ce sont « ces contrastes de températures [qui] expliquent que le froid puisse descendre plus bas ».

Même si le record n’a pas été atteint à Montréal, ce 18 juin est demeuré particulièrement frais, comparé aux cinq dernières années, où la température moyenne oscillait entre 21,2 et 26,7 degrés (les données sont manquantes pour 2019). Cette année, elle était de 12,6 degrés, selon les chiffres d’Environnement Canada diffusés dimanche.

Le record de bas minimum, soit la température la plus basse enregistrée pour ce jour, qui devait être atteint dans la nuit de samedi à dimanche en Abitibi, ne s’est pas non plus concrétisé.

Un événement isolé

 

Après les fortes chaleurs et les violents orages de cette semaine, la soudaine baisse de température est-elle alarmante ? « Pas nécessairement », a répondu le spécialiste de l’agence fédérale. « C’est sûr que ce sont des températures fraîches, on va quand même battre quelques records, mais on parle d’une journée isolée », a-t-il ajouté.

Le mercure est en effet remonté dès dimanche, avec une température maximale de 21 degrés, et il devrait grimper graduellement pour atteindre 31 degrés vendredi, selon les prévisions d’Environnement Canada.

« On devrait monter un peu au-dessus des normales saisonnières dans le milieu de la semaine prochaine, mais, pour l’instant, je ne vois pas nécessairement une chaleur exceptionnelle qui me ferait m’inquiéter », a conclu M. Perron.

 

À voir en vidéo