Un système d'alerte en Asie avant un an

Genève — Les Nations unies ont dit hier vouloir que l'Asie du Sud et du Sud-Est dispose d'un système d'alerte aux raz-de-marée d'ici la fin de l'année prochaine.

«Je veux que chaque pays ayant des côtes en Asie du Sud et en Asie du Sud-Est dispose d'ici un an d'un système d'alerte aux raz-de-marée, au moins rudimentaire mais efficace», a déclaré à Genève le Colombien Salvano Briceno, directeur de la Stratégie internationale pour la prévention des catastrophes (agence de l'ONU).

Ce qu'il faut, explique-t-il, c'est un système international qui permette aux pays de la région de combiner leur savoir en matière de sismologie avec un réseau de communication efficace dans chaque pays pour permettre aux différents gouvernements de relayer rapidement des alertes aux populations exposées à des risques.

«Il n'y a pas de raison de penser que cela ne puisse être fait [...]. Le problème n'est pas tant le dispositif technique que le réseau de communication [...]. Il y a beaucoup à faire pour que les populations côtières puissent être alertées», a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Les murs d'eau des tsunamis, qui ont tué près de 80 000 personnes selon les derniers bilans, ont mis de une à six heures pour atteindre les côtes de pays comme le Sri Lanka, l'Inde ou la Thaïlande.

Un tel délai permet, dans le Pacifique où les pays riverains disposent d'un tel système d'alerte, de prendre des mesures préventives et d'alerter les populations.

La conférence de l'ONU sur la réduction des risques qui doit se tenir en janvier à Kobé, au Japon, pourra être l'occasion de lancer les préparatifs d'un tel système d'alerte dans l'océan Indien.

«Les gouvernements doivent davantage faire porter leurs efforts sur la réduction des risques au lieu de se borner à faire face à leurs conséquences», a ajouté Briceno.