Un danger de plus: les mines

New York (Nations unies) — Les mines, héritage d'années de guerre civile, constituent désormais un danger de plus pour les équipes de secours et les survivants des raz de marée dévastateurs de dimanche dans certaines régions du Sri Lanka, a indiqué l'Unicef hier soir à New York.

«Des mines ont été déterrées par les flots et emportées hors des champs de mines connus et maintenant, on ne sait plus où elles sont et les panneaux délimitant les zones minées ont été arrachés ou détruits», déclare dans un communiqué le Fonds des Nations unies pour l'Enfance, citant un de ses fonctionnaires au Sri Lanka, Ted Chaiban.

«Le plus grand danger pour les civils va se présenter quand ils commenceront à retourner chez eux, ignorant où se trouvent les mines», a ajouté M. Chaiban.

Les mines sont une conséquence d'un conflit entre la majorité cinghalaise et la minorité tamoule du Sri Lanka qui a fait plus de 60 000 morts depuis son déclenchement en 1972. Le gouvernement et les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) ont signé une trêve en février 2002 sous l'égide de la Norvège mais les pourparlers de paix sont interrompus depuis avril 2003. Les Tigres tamouls réclament la création d'un État indépendant dans le nord et l'est du pays.

L'Unicef au Sri Lanka a fourni plus de 30 000 couvertures, matelas et vêtements divers à partir de stocks d'urgence, indique encore le communiqué. Un avion doit quitter Copenhague aujourd'hui pour Colombo avec 45 tonnes de fournitures pour ce pays.