Les côtes vulnérables aux catastrophes

Oslo — Une augmentation progressive du niveau de la mer liée au réchauffement de la planète, à la pollution et aux dommages infligés aux barrières de corail pourraient rendre les côtes plus vulnérables aux prochaines catastrophes naturelles telles que les tsunamis.

Quelques écosystèmes côtiers sont capables de faire face à des vagues monstrueuses comme celles qui se sont abattues sur le Sud-Est asiatique dimanche, tuant plus de 22 000 personnes à la suite d'un séisme sous-marin au large de Sumatra. Mais le réchauffement de la planète, une piètre politique environnementale et d'autres menaces que les humains peuvent pourtant contrôler affaiblissent les défenses naturelles comme les mangroves et les barrières de corail.

«Les côtes sont menacées dans de nombreux pays», déclare Brad Smith, du groupe de défense de l'environnement Greenpeace. «Le développement des routes, de zones d'élevage de crevettes et du tourisme érodent ces défenses naturelles en Asie.»

Les scientifiques estiment que l'augmentation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère menace de déclencher des orages plus violents et de faire monter le niveau de la mer, laissant les côtes en proie à l'érosion.

Des dirigeants de petits États insulaires vont se réunir à l'île Maurice du 10 au 14 janvier prochain pour débattre de ces menaces, dont le réchauffement de la planète. Au cours du XXe siècle, le niveau de la mer est monté de 10 à 20 centimètres et devrait encore augmenter de 9 à 88 centimètres d'ici 2100, d'après le dernier rapport du panel intergouvernemental sur le changement climatique de l'Onu, publié en 2001.

Des îles comme les Maldives, dévastées par le tsunami, pourraient à terme disparaître sous les flots.